Tiens il pleut
Tiens il pleut
mercredi 1 novembre 2017
La femme et l'enfant sur la photo
de noir marchant
chassant la maison blanc vif derrière leur sillage,
le jardin ,
personne autour ,
la petite fille cligne des yeux
les doigts en éventail sur le front trempé de lumière,
l'ombre s'ouvre sur le mur de pierre,
les pommiers en fleurs,
les pommiers grimpent le long de la muraille,
corolles de pleurs fleuris
les pommiers dépoitraillés,
les pommiers en fleurs.
samedi 21 octobre 2017
Automne
Les feuilles d'automne
laissent traîner de longs mots rêveries
frôlant les liasses du ciel à la peau vernie
un bloc bleu
les oiseaux
boules de vent
les moineaux craquent les miettes d'un petit soleil jauni
infimes éclats de biscuit chaud
les allées pâles des nuages
à l'aube brouillonnent des fleurs penchées aux ruisseaux
les cernes bleuies sur les mains du temps
où viennent s'épeler les couleurs déchirantes de la nuit
muance des feux d'eaux
parfum de brindilles cassées
dans le sommeillage cotonneux des nuées
mon coeur frissonne
dans la violente douceur des longs mots de lune
fugaces intemporels , couleurs tendres
qu'on ne peut saisir tout à fait
sur lesquels on pourrait presque marcher
un trou au cœur où viennent nicher les lueurs de la pluie
vendredi 23 juin 2017
Je voulais monter le poème
sur le dos du zèbre
mais il est resté penché au bord de la falaise
le vent l'a couché dans les herbes
la pluie l'a rincé de terre
l'océan l'a précipité au gouffre des baleine
il est tombé dans l'oubli à ne pas faire
le dernier vers dont je n'ai pas trouvé la rime
pend au bout de la ligne
dimanche 1 janvier 2017
Un escargot bave lentement sur ma feuille
son écume efface les mots
j'ai écrit
il a fait son travail
il a fait sa trace en effaçant la mienne
escargot tout chaud
des rêves et des cauchemars
presque rien de presque noir
presque tout de presque rien
un ciel de chien gris
à gueule ouverte de langue rose
samedi 31 décembre 2016
It's a rain
my babe
it's a rain
pleine
plaine
l'océan fume son tabac gris
quelques lueurs
tabac blanc
neige de printemps
tentacules de fleurs au jusant s'éteignent
les cils du vent glissent dans ton sommeil
la raucité tendue des oiseaux migrateurs
plus rien
ni du jour ni de la nuit
une fleur
un pépin
un râteau édenté
l'océan est parti
parti dormir
une tasse de vin chaud
parti au chaud
jeudi 29 décembre 2016
jeudi 15 décembre 2016
mercredi 7 décembre 2016
mardi 29 novembre 2016
mardi 15 novembre 2016
dimanche 2 octobre 2016
La pluie parle dans le sommeil des arbres
le soleil chuchote ses mots sur la forêt
le poisson qui s'échappe
le ruisseau qui sanglote
tout un peuple de grelots dévale la ravine
la pierre et le pied qui glisse dessus
le pied qui se glisse dans le lit de l'eau ciselée
la pluie danse tape du pied
tambourine sur la peau du sentier
l'ombre qui s'enfuit avec le serpent du vent ,
bruis , ô toi dorée la houle sur le rivage
du feuillage
sur les lentes et longues contrées
les petits bois perdus frileux
les pas d'enfance
les pages pétries de terre grasse fumante
les brins d'îlots d' herbe dans l'encrier
doigts tachés de brou et de boue
prés matinaux paumes rougies de levant d'oiseaux ,
bruissent , vertiges soleilleux
dans la rondeur des uvées bleues automnales ,
je me réveille ,
il pleut ,
maintenant
lundi 26 septembre 2016
dimanche 25 septembre 2016
samedi 23 juillet 2016
jeudi 21 juillet 2016
vendredi 8 juillet 2016
Pas un seul petit nuage
pas l'ombre d'un
le ciel tire la langue
trois gouttes de jus de soleil
tremblant de mirages
affale les voiles
ce soir échoue dans la mer
soleil naufragé de nuit assoiffé
ressac ombragé sous la saucée d'étoiles
buveur d'ombres et de filaments de vent
ressac polisseur d'ambre
un arbre dans le jardin chante
sous le couvert feuilles vertes de larmes teintées
une voix miraculeuse dans l'obscurité
sur les ailes du silence
un gonflement de bourgeon de lèvres s'élève
éclate petit fruit rond
la musique de la nuit
lape les derniers éclats de pailles d'horizon
n'assourdit pas les mots
les oiseaux se sont tus
ils écoutent la pluie
distiller ses odeurs nocturnes allongées
sur le ventre de l'océan
ses bouquets de brume
sa lumière de sable
et son corps de marée ,
c'est l'été
et ses parfums qui passent avec le vent
dimanche 19 juin 2016
jeudi 2 juin 2016
Mozart Sonate n° 8
Comme sa musique court coule vole bondit s'élève et s'envole et court toujours devant le vent ,
pendant la mort des étoiles , toujours devant , sur la pierre elle trace la ligne de l'échine redoutable et court devant le vent , neige bleue étincelante , vole la pluie , vole le vent , vole entre deux silences muets noyés de désert
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