Tiens il pleut
Tiens il pleut
jeudi 5 novembre 2015
vendredi 30 octobre 2015
Ensoleillé , blush , ciel bleu doux , quelques voiles nuageuses diaphanes étirées , une ombre de sommeil au bord des joues , je baye aux corneilles , l'air est pâle , folâtrant à l'océan les vagues pensées , floches , flush éparpillé ne s'arrêtent en aucun lieu , pivoines tombantes au vase teinté d'eau .
jeudi 29 octobre 2015
mercredi 28 octobre 2015
Les nuages glissent dans la maison en ruines
par le toit à ciel ouvert
sortent en fleurs par la porte
rien n'a bougé ,
les vieux stucs brûlent sous le soleil ,
les anges polis en serre-livres
sur le chemin éboulé murmurent ,
leurs lèvres verdies d'insomnie se taisent ,
peindre les sons
les petits oiseaux du bec
pincent les nuages , des miettes d'aube dans le jabot ,
picorent les poils du pinceau,
le chant tôt tournoie , pique une tête et dare-dare
nage et prend la vague au grain de la peau ,
les bouches de terre de sil et d'eau
une fugue de mots sur les claviers stellaires
la nuit la nuit par le toit les jours à ciel ouvert ,
les voix tendrement dans les rougeurs du crépuscule
s'ébattent joyeuses entre les pattes de l'étoile du chien mouillé
dimanche 25 octobre 2015
jeudi 10 septembre 2015
samedi 5 septembre 2015
Tu peux broyer mon poème
tu peux le voler
il a brûlé il y a longtemps
un petit feu de prairie pris
par le vent de la bouche des enfants ,
leurs mains , des caches en avant de leurs joues parfumées
de grands herbiers de couleur , leurs mains en soufflet de chair ,
les ongles noirs de terre ,
les herbes de peu ,
les restes d'un feu .
Les yeux de la mort
l'ont caressé bien avant que tu t'allonges dans ton lit ,
caresser l'hiver comme un vieux chat pelé ,
l'éphémère préféré à la boutique installée ,
les oiseaux des marées
ont déchiré et ouvert les paupières ,
carnassiers des rêves , arrachés à la nuit ,
jaillis insoumis ,
sur l'épaule un doux brasier de neige vient flocons
légers , fondre dans la main les soies
cendres blanches de l'été .
mardi 1 septembre 2015
C'est le soir
les couleurs sont des nappes
ivoire et lait autour du ponton
perles de nacre sous l’œil du soleil
qui perce la trouée de l'arbre rond,
des liqueurs d'émeraude
des flacons d'ambre où se fondent
des pupilles noires ,
la douceur de la terre
et le chant de l'air
me donnent mon nom,
un sourire fertile
une note claire
un feu d'eau,
c'est le vent qui grave la colline
de plumes d'horizon ,
c'est l'éclat d'un passage silencieux
un voyage bleu , au cœur léger bouton d'une jonquille ,
la douce heure d'un soir sur mes bras qui s'incline
un éclat de paix qui chemine .
Dans le sommeil des pierres je dors ,
l'abeille
de la bouche de l'arbre est tombée
poudre de feu
la chute de sable sur l'air
un pan de noir
le jaune resplendit
du ruisseau à la nichée des rouges capucines .
Léthargie entre les lèvres de l'après midi
Et moi je n'ai rien dit
quelque chose que j'ignore
et que j'écris comme l'insecte
qui déplie les lobes du cœur de la fleur
tactiles pores odorantes , aiguillée de drapière ,
l'ensoleillement ivre et étrange
dans le silence des pierres
la solitude du soleil .
jeudi 6 août 2015
dimanche 26 juillet 2015
Calme remontée d'or , le sable bouge amasse brise,
embrasse plisse ses rubans froids ,
épouse les chevilles de graines mouvantes d'océane ,
cordelettes et bracelets de soleil , pierres , foulées de vent ,
étreinte pointillée de temps , neige bleue ,
ma toute pleine moire étamine chantée
de toi , de moi et de chants de trépas
poussés par la marée nocturne,
j'entends se gonfler le vent ,
c'est la fougue de neptune
qui creuse les failles de nos peines .
Cette nuit, la bonne idée ,
mon cœur , ma toute belle
j'ai marché vers toi , vers la mer
fontaine de baisers ,
des perles fragiles colliers
au cou des serpentins de lune ,
chaque fois , s'immiscent
ta voix et l'espace frais d'un noir étoilé
la belle idée d'être deux ,
mon cœur d'argile , ma toute belle échappée ,
la traversée de lumière
lundi 13 juillet 2015
L'herbe pauvre et la pierre
sèche rongée d'ocre et de rouille
à l'orage mousseux d'encre et au soleil noir
couvent les sols de l'aube humectée d'océan
un fil de cerf volant bleu
la peau du cœur effilée par l'étoile du couchant
l'églantine rosée à peine d'elle une bouche humide
là aperçue moire , voici le tremblement de l'été ,
la saison habite dans la tête
les épaules s'arrondissent
le dos pétri de terre et de soleil
les pieds prenant l'eau
comme le saule boit au ruisseau ,
boire à la bouche et au souffle
dimanche 12 juillet 2015
vendredi 3 juillet 2015
Moi à quatre heures , j'archine une bonne tartine,
à cette heure du corbillard ,
l'estafette ,
savez vous ce qui rend la vie ?
J'archine une bonne tartine et je bois un demi .
Mi à quatre heures, j'archine eune bonne tartine,
à ch'theure du corbillard ,
l'estafette,
savez -vous ce qui rend la vie ?
J'archine eune bonne tartine I bot un d'mi.
vendredi 26 juin 2015
Les nuages sont blancs comme la neige aux yeux
les alouettes grisollent dans le vert joyeux
les alouettes sont heureuses , les enfants aussi et ne le savent pas ,
une poire que l'on mange , les orteils qui pianotent dans le ruisseau ,
l'été blondit dans les renflements et rafales des blés ,
toucher le soleil de la plante des pieds
dans la poussière de la terre chaude ,
sur la pierre brûlante du chemin un bout de peau rouge écorchée ,
toucher la pluie dans l'égouttement des trilles des oiseaux ,
sur la bouche assoiffée d'un enfant ,
l'air dans le trouble miroitement de la mer ,
sur l'immobilité d'une coccinelle ,
toucher l'été dans le battement de tempe d' une filée de sueur ,
les cordelettes irisées serrent le cœur , le font battre
une grève dégingandée de joies , un corail de sanglots ,
et que l'été les entendent
et que l 'air le soleil et la pluie l'offrent à la chanson du vent dans les feuilles ,
aux tristesses des joues roses d'une fleur
à son dernier regard ,
des petites poussières dans l’œil
jeudi 25 juin 2015
mercredi 24 juin 2015
dimanche 21 juin 2015
vendredi 19 juin 2015
Je sais qu'elle est là
le son est absent
je n'entends ,
je sens ,
C'était tout blanc
blanc
tout blanc de neige
c'était la neige ,
c'était tout gris
gris
tout gris de bavures et d'ornières
c'était le gris ,
c'était tout pluie
palpite
tout palpite de pluie ,
c'était la pluie ,
petites perles de colliers carillonnent
sur la gorge ouverte des chemisiers d'herbes ,
c'était les beiges les jaunes les verts ,
c'était le printemps à la va -vite de la linotte rouge
le coffre ventru des rainettes
les œufs mimosas des oiseaux
les clartés tremblantes des reines des prés ,
c'était tout vent ,
vent
tout vent de mer
c'était la mer ,
tout océan , tout vert ,
blanc cracheur d'écume , gris pluie les beiges les jaunes les clairs ,
les bleus des ornières , les noires baleines de pierre , de chair ,
les serpents bruns de soleil , les peaux roses du ciel ,
se sont ouvertes les ramagées d'alouette
au soleil mordoré à mi-voix les fredonnant tendrement ,
les odeurs touchent terre à vent d'abeilles de suie noire et d'or ,
tout océan
poissonneux d'argent dans les trouées de nacre du soleil ,
tout océan gonflé de bonté et de colère
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