Tiens il pleut
Tiens il pleut
dimanche 13 novembre 2011
samedi 12 novembre 2011
Petite flandre
Soleil blanc
lame de couteau perce la brume
mer lourde ventre de poissons taupe soyeuse
fuseau éclair brillant
une pointe fine de mât oscille,
les maisons accroupies sous le ciel suent de vapeurs,
genièvres, baies de peket
filets rosis de givre
tignasses bleuâtres de bois les arbres gouttent de ruisseaux nocturnes
frai sur les branches des nids blancs murmurent,
le rayon tisse ses premiers fils d'or
le brouillard abandonne les sables
parfum vif de bleuet
lait de crocus
indigos noirs alphabet d'oreille
les oiseaux plongeurs crissent l'air et trouent les vagues
pelisses de perles grises éclaboussent l'horizon,
la dune est calme ,
dessous les herbes au vent levées
mes pieds s'épanchent au bain frais d'aube,
la boréale chante sous la glace opaline
lame de couteau perce la brume
mer lourde ventre de poissons taupe soyeuse
fuseau éclair brillant
une pointe fine de mât oscille,
les maisons accroupies sous le ciel suent de vapeurs,
genièvres, baies de peket
filets rosis de givre
tignasses bleuâtres de bois les arbres gouttent de ruisseaux nocturnes
frai sur les branches des nids blancs murmurent,
le rayon tisse ses premiers fils d'or
le brouillard abandonne les sables
parfum vif de bleuet
lait de crocus
indigos noirs alphabet d'oreille
les oiseaux plongeurs crissent l'air et trouent les vagues
pelisses de perles grises éclaboussent l'horizon,
la dune est calme ,
dessous les herbes au vent levées
mes pieds s'épanchent au bain frais d'aube,
la boréale chante sous la glace opaline
jeudi 10 novembre 2011
Je vais à la mer chaque jour
la mer bouillonne en moi
je bouillonne en elle
grisement
dégrisement
journée soleil dehors
nuit s'intensifie
trop tôt
essence vive
des boues de glaise sur le ciel montent
infusent des verts crus et tendres d'arbres tendus de feuilles
les rochers les corps anguille ondulante sous les pieds
un champ d'herbes de plaine
des fracas sombres d'étoiles
la mer où elle est dans ses harmonies de cheveux de taches silencieuses
la mer bouillonne en moi
je bouillonne en elle
grisement
dégrisement
journée soleil dehors
nuit s'intensifie
trop tôt
essence vive
des boues de glaise sur le ciel montent
infusent des verts crus et tendres d'arbres tendus de feuilles
les rochers les corps anguille ondulante sous les pieds
un champ d'herbes de plaine
des fracas sombres d'étoiles
la mer où elle est dans ses harmonies de cheveux de taches silencieuses
mercredi 9 novembre 2011
lundi 7 novembre 2011
mardi 1 novembre 2011
Pommes reinettes acidulées
sous les chapeaux enfoncées jusqu'aux oreilles du fleuve
les visages se plissent de rides , le vent pointu , pentue une ardoise de biset,
boules d'oiseaux de feu piquées sur les ponts gris
les péniches chargées de rouille tanguent dans le roulis
de la Seine brune des ramages d'ocré
leurs hanches allongées sur les miroirs étincelants
des forteresses de verre fumé,
de la Seine brune
les livres respirent
des poissons vivants
sur les étagères , les marches de pierres moussues,
alignés têtes-bêches
carénés par les mains des chalands,
feuilletés par la brise fauve du soir
caressés faïence du ciel
s'immiscent dans leurs yeux,
un poisson frais dans la bouche , des écailles sur le nez ,
un marron chaud dans la main,
imprimés de bateaux , de tempêtes,
d'Afrique lointaine côtoyant les fleurs de roses,
New York , Singapour , les rives sauvages de la Loire,
louvoyant ensemble roman noir sur l'étal sinueux ,
des hommes assis sur des chaises de fer ,
vieux rayonnage couleur olive ,
la Seine traîne
terrasse désertée ,
le garçon de café rentre les fauteuils
une cravate de gant blanc dans sa poche noire,
un nuage éternue
un arbre tousse des sanguines des miellats de chair,
un corbillard passe, un enfant crie vive les mariés ,
à Patawa , un nain est tombé dans la gueule d'un hippopotame,
simple réflexe de déglutition , le public applaudit à tout rompre,
carnaval funèbre
sous les chapeaux enfoncées jusqu'aux oreilles du fleuve
les visages se plissent de rides , le vent pointu , pentue une ardoise de biset,
boules d'oiseaux de feu piquées sur les ponts gris
les péniches chargées de rouille tanguent dans le roulis
de la Seine brune des ramages d'ocré
leurs hanches allongées sur les miroirs étincelants
des forteresses de verre fumé,
de la Seine brune
les livres respirent
des poissons vivants
sur les étagères , les marches de pierres moussues,
alignés têtes-bêches
carénés par les mains des chalands,
feuilletés par la brise fauve du soir
caressés faïence du ciel
s'immiscent dans leurs yeux,
un poisson frais dans la bouche , des écailles sur le nez ,
un marron chaud dans la main,
imprimés de bateaux , de tempêtes,
d'Afrique lointaine côtoyant les fleurs de roses,
New York , Singapour , les rives sauvages de la Loire,
louvoyant ensemble roman noir sur l'étal sinueux ,
des hommes assis sur des chaises de fer ,
vieux rayonnage couleur olive ,
la Seine traîne
terrasse désertée ,
le garçon de café rentre les fauteuils
une cravate de gant blanc dans sa poche noire,
un nuage éternue
un arbre tousse des sanguines des miellats de chair,
un corbillard passe, un enfant crie vive les mariés ,
à Patawa , un nain est tombé dans la gueule d'un hippopotame,
simple réflexe de déglutition , le public applaudit à tout rompre,
carnaval funèbre
dimanche 30 octobre 2011
La mer se baisse et se lève
une petite fille se baisse et se met debout
ramasse les cailloux
la soirée s'évase la fleur posée près de l'âtre
le matin était frais
ce soir il fait doux un buvard d'océan de lettres
la mer là d'une mer vide, au soir d'une vie.
l'automne est arrivé dans un filet à papillons
cette nuit j'entends la mer soulever sa poitrine
un ruban noir sur l'oreiller
un chat qui dort sur ma tête
son oreille sur ma joue
le gros ventre d'un nuage dans la cheminée
la bûche qui craque
le nuage tombe dans le feu
le gris ramage , de rameaux et de feuillages crépitent dans la flamme
les digitales claquent dans l'ombre,
le bruit du coupe papier séparant les pages ,
des crénelés , dentelures , copeaux de papier sur la table,
la drache sur la vitre gratte son dos de hérisson
l'automne est arrivé une feuille sur la marge
la mer soulève sa poitrine
nuit noire de lumière
tout emportée dans les couleurs
l'aube dort dans un pli de sa gorge rose
l'aube se lève un trait vertical sorti de l'encrier
une petite fille se baisse et se met debout
ramasse les cailloux
la soirée s'évase la fleur posée près de l'âtre
le matin était frais
ce soir il fait doux un buvard d'océan de lettres
la mer là d'une mer vide, au soir d'une vie.
l'automne est arrivé dans un filet à papillons
cette nuit j'entends la mer soulever sa poitrine
un ruban noir sur l'oreiller
un chat qui dort sur ma tête
son oreille sur ma joue
le gros ventre d'un nuage dans la cheminée
la bûche qui craque
le nuage tombe dans le feu
le gris ramage , de rameaux et de feuillages crépitent dans la flamme
les digitales claquent dans l'ombre,
le bruit du coupe papier séparant les pages ,
des crénelés , dentelures , copeaux de papier sur la table,
la drache sur la vitre gratte son dos de hérisson
l'automne est arrivé une feuille sur la marge
la mer soulève sa poitrine
nuit noire de lumière
tout emportée dans les couleurs
l'aube dort dans un pli de sa gorge rose
l'aube se lève un trait vertical sorti de l'encrier
lundi 19 septembre 2011
mercredi 14 septembre 2011
Mettre un poète en examen
le suspecter d'être un homme une femme
le suspecter de vie
c'est la plus grande des contributions
qu'on puisse apporter à la poésie.
S'habiller du rêve infini s'habiller de musique,
en garde à vue en garde du corps en garde d'amour
fiancés des soleils et de la pluie
tout le ciel l'océan jeune enfant de l'aube et couchants révélés
une cité en haillons est entrée par la fenêtre
tout le ciel est entré un trait de rivière traverse la nuit
la nuit est partie déroulée loin là bas
sur un glissement de vague
enfant de nulle part
la rivière est passée sous la lune isabelle
la nuit est revenue troubler les tombes
dans leur grand repos d'ombre abrité de parfums
un vide une fleur
un grain un fruit
une coupe de vin
le suspecter d'être un homme une femme
le suspecter de vie
c'est la plus grande des contributions
qu'on puisse apporter à la poésie.
S'habiller du rêve infini s'habiller de musique,
en garde à vue en garde du corps en garde d'amour
fiancés des soleils et de la pluie
tout le ciel l'océan jeune enfant de l'aube et couchants révélés
une cité en haillons est entrée par la fenêtre
tout le ciel est entré un trait de rivière traverse la nuit
la nuit est partie déroulée loin là bas
sur un glissement de vague
enfant de nulle part
la rivière est passée sous la lune isabelle
la nuit est revenue troubler les tombes
dans leur grand repos d'ombre abrité de parfums
un vide une fleur
un grain un fruit
une coupe de vin
dimanche 4 septembre 2011
vendredi 2 septembre 2011
mercredi 31 août 2011
jeudi 18 août 2011
Faut que ça tombe, ça tonde que ça cloue et que ça cogne.
Faut que ça saigne., et si ça saigne , il y a la cure d'éventration , respectons les chirurgiens du mou., les chirurgiens du dur , les orthopédistes, les endocrinos, les gastro entérologues, les ophtalmologistes , les oto rhino laryngo ,les sexologues, les zoologues, les réeducateurs, les adaptateurs, les kinés, les psychiatres, les neurologues, les observatologues, les cardiologues, les diagramologues, les graphologues, les conseillologues ,
y'en a des logues je dois en oublier., les pipilogues, les chatologues, les chatouiollogues , la noblesse ô logue,
les schématologues , les doutologues, les arffirmologues, les mouvementologues, les littératorologues , les titillologues, les turlututus pointus, les géniologues, les ingénieurologues, la liste est longue, la liste est courte , la liste est vide, nuage crevé .
La dresseuse de chiens, ils frappent fort et longtemps, je vais faire court j'ai plus de tête.
Madame L et le grand chien blanc à taches jaune et à tête carré , vous savez il est jamais loin , je vais faire court , j'ai plus de tête.
Et les bûcheronnes c'est pour les bûcherons.
En promenade éphémère et l'art de la fugue, en bord de mer , le plus loin possible.
En cessation d'activité , tous points ici ne donnent aucune réponse , ne montant aucune entreprise , je retourne à l'asile avec mes aliénés , nous serons amusants , drôles, inconséquents et je n'aurais ni manche, ni cognée, ni oeuvre .
Nous mettrons les e à la place des o des a à la place des i des u à la place de ceux qui n'en ont pas, des bus des vus des tus des sus des pus des rus des mus , des a des b des c des d des e des f , des pointues des carrés des rectangles des triangles et nous jouerons à la corde à sauter , la tapette à mouche , la roulette russe, au manège enchanté, aux dames , aux petits chevaux , au jeu de l'oie, au nain jaune,à la bêbête qui monte qui monte et qui descend .
Et surtout surtout sourds aveugles et muets, il nous plaira de n'être pas tristes., et si nous avons la possibilité de loger dans les trous de nos cerveaux quelques fleurs sur les tombes, nous ne le ferons pas, on fera rien , je croyais le monde plus amusant , mais il n'en est rien , partout le monde est triste.
Nous essaierons de ne pas l'être avec la musique.
Je compte mes doigts , cinq à une main , cinq à l'autre , vous en voyez combien , cinq à l'une et cinq à l'autre, bien, je secoue la main , cinq à l'une et cinq à l'autre.
J'ai trouvé quelques cheveux sur la taie , les miens, un ça fait un , deux ça fait deux .
Les fols étés , les folles nuits et les couchers de soleil , pauvre ami. tout ce que l'on ne dit pas est écrit en gros sur le nez au plein milieu de notre figure et je n'ai pas besoin de me justifier , juste un poème rien à gagner , tout à perdre et tout le temps.
Que rien n'empêche de vivre.
y'en a des logues je dois en oublier., les pipilogues, les chatologues, les chatouiollogues , la noblesse ô logue,
les schématologues , les doutologues, les arffirmologues, les mouvementologues, les littératorologues , les titillologues, les turlututus pointus, les géniologues, les ingénieurologues, la liste est longue, la liste est courte , la liste est vide, nuage crevé .
La dresseuse de chiens, ils frappent fort et longtemps, je vais faire court j'ai plus de tête.
Madame L et le grand chien blanc à taches jaune et à tête carré , vous savez il est jamais loin , je vais faire court , j'ai plus de tête.
Et les bûcheronnes c'est pour les bûcherons.
En promenade éphémère et l'art de la fugue, en bord de mer , le plus loin possible.
En cessation d'activité , tous points ici ne donnent aucune réponse , ne montant aucune entreprise , je retourne à l'asile avec mes aliénés , nous serons amusants , drôles, inconséquents et je n'aurais ni manche, ni cognée, ni oeuvre .
Nous mettrons les e à la place des o des a à la place des i des u à la place de ceux qui n'en ont pas, des bus des vus des tus des sus des pus des rus des mus , des a des b des c des d des e des f , des pointues des carrés des rectangles des triangles et nous jouerons à la corde à sauter , la tapette à mouche , la roulette russe, au manège enchanté, aux dames , aux petits chevaux , au jeu de l'oie, au nain jaune,à la bêbête qui monte qui monte et qui descend .
Et surtout surtout sourds aveugles et muets, il nous plaira de n'être pas tristes., et si nous avons la possibilité de loger dans les trous de nos cerveaux quelques fleurs sur les tombes, nous ne le ferons pas, on fera rien , je croyais le monde plus amusant , mais il n'en est rien , partout le monde est triste.
Nous essaierons de ne pas l'être avec la musique.
Je compte mes doigts , cinq à une main , cinq à l'autre , vous en voyez combien , cinq à l'une et cinq à l'autre, bien, je secoue la main , cinq à l'une et cinq à l'autre.
J'ai trouvé quelques cheveux sur la taie , les miens, un ça fait un , deux ça fait deux .
Les fols étés , les folles nuits et les couchers de soleil , pauvre ami. tout ce que l'on ne dit pas est écrit en gros sur le nez au plein milieu de notre figure et je n'ai pas besoin de me justifier , juste un poème rien à gagner , tout à perdre et tout le temps.
Que rien n'empêche de vivre.
mercredi 17 août 2011
Un petit matin de brume
hallucine les rues citadines,
des petites formes
glissent sous les réverbères en cloche,
des serpents de trains
clignotent leurs guirlandes
avalent constricteurs
les pieds, les semelles
les jambes ,les nylons,
les portes jarretelles
les caleçons,
les épaules
les petites mains,
les chapeaux
les paupières et les bouches froissées de sommeil ,
des nids d'hirondelles des rayures de ciel
des pas silencieux dans la ville,
l'aube est tranquille
calme
les tisons reprennent feu
une porte s'ouvre
quelqu'un est parti tôt
on ne sait où
un enfant se frotte les yeux dans la cuisine
une tasse de café chaud sur la table .
hallucine les rues citadines,
des petites formes
glissent sous les réverbères en cloche,
des serpents de trains
clignotent leurs guirlandes
avalent constricteurs
les pieds, les semelles
les jambes ,les nylons,
les portes jarretelles
les caleçons,
les épaules
les petites mains,
les chapeaux
les paupières et les bouches froissées de sommeil ,
des nids d'hirondelles des rayures de ciel
des pas silencieux dans la ville,
l'aube est tranquille
calme
les tisons reprennent feu
une porte s'ouvre
quelqu'un est parti tôt
on ne sait où
un enfant se frotte les yeux dans la cuisine
une tasse de café chaud sur la table .
mardi 16 août 2011
Un arbre dans la cour
je ne peux nommer les fleurs
qu'en les aimant toutes
ne sois pas triste
un oiseau appelle le silence
et l'été parfume le ciel
l'aube est de soie
la colline maelström d'automne
la mort rouge un tressaillement d'enfant
enfant j'ai tout su dans mon corps
un mot c'est la mort avec un mot
et la langue est venue après
ma langue dans la langue,
que pensez vous des entassements
des empilements des montagnes d'os. ,
une page blanche.
Les mots viennent et ils s'en vont
l'océan d'argent
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
la beauté sans aucune raison de beauté
extrême béance
pieds de neige et de feu
enfants libres
au péril nous ne marchons pas
nous allons trouver l'innocence de l'amour
l'innocence de la vie si jolie
au péril nous n'en avons pas
nous ne savons rien du monde
fine résille de dentelle de neige à nos cheveux
blonde plaine
fenêtre de jais pourpre immobile au bord des yeux
portes cochères de chat d'or
flocons chauds de bouche
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un solen , un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
elle ouvre le mot elle le frappe
mort est là face à face
un souffle de mer
un battement de coeur arrêté
la mer cette urgence et cet entêtement
un âge d'émotion ,
ce sentiment , ne pas savoir ce qu'est demain
ce qu'est hier ,
un bateau et c'est la mer
la mer et c'est maintenant
un arbre dans la cour
les bras autour
la mer et c'est maintenant,
dans la cour , la mer,
ne sois pas triste ,
l'été parfume le ciel
je ne peux nommer les fleurs
qu'en les aimant toutes
ne sois pas triste
un oiseau appelle le silence
et l'été parfume le ciel
l'aube est de soie
la colline maelström d'automne
la mort rouge un tressaillement d'enfant
enfant j'ai tout su dans mon corps
un mot c'est la mort avec un mot
et la langue est venue après
ma langue dans la langue,
que pensez vous des entassements
des empilements des montagnes d'os. ,
une page blanche.
Les mots viennent et ils s'en vont
l'océan d'argent
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
la beauté sans aucune raison de beauté
extrême béance
pieds de neige et de feu
enfants libres
au péril nous ne marchons pas
nous allons trouver l'innocence de l'amour
l'innocence de la vie si jolie
au péril nous n'en avons pas
nous ne savons rien du monde
fine résille de dentelle de neige à nos cheveux
blonde plaine
fenêtre de jais pourpre immobile au bord des yeux
portes cochères de chat d'or
flocons chauds de bouche
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un solen , un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
elle ouvre le mot elle le frappe
mort est là face à face
un souffle de mer
un battement de coeur arrêté
la mer cette urgence et cet entêtement
un âge d'émotion ,
ce sentiment , ne pas savoir ce qu'est demain
ce qu'est hier ,
un bateau et c'est la mer
la mer et c'est maintenant
un arbre dans la cour
les bras autour
la mer et c'est maintenant,
dans la cour , la mer,
ne sois pas triste ,
l'été parfume le ciel
dimanche 14 août 2011
Lettre d'amour.
Le précieux souci des roses
le fruit
l'art est un acte d'amour
le nourrir dans la jubilation
coupez lui la tête et il refleurira toutes les nuits
le rare mouvement à observer
les yeux ouverts à nous regarder
vivant ,
pour le reste je ne sais pas , je me tais .
le fruit
l'art est un acte d'amour
le nourrir dans la jubilation
coupez lui la tête et il refleurira toutes les nuits
le rare mouvement à observer
les yeux ouverts à nous regarder
vivant ,
pour le reste je ne sais pas , je me tais .
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