Tiens il pleut
Tiens il pleut
dimanche 1 janvier 2012
samedi 31 décembre 2011
J'étais dans cet espace resserré
un feuillet de chat enroulé à son lilas
un sablier de sable à la taille une pivoine
un grain s'est détaché
une pivoine s'est évasée
un lilas a poussé
la mer ce lieu où je renais
où j'étais venue
où je n'étais pas venue
un autre feuillet ouvert
la mer cette inconnue familière
la mort portée déroulée
vivant le trait mouvement de l'aube veille
un feuillet de chat enroulé à son lilas
un sablier de sable à la taille une pivoine
un grain s'est détaché
une pivoine s'est évasée
un lilas a poussé
la mer ce lieu où je renais
où j'étais venue
où je n'étais pas venue
un autre feuillet ouvert
la mer cette inconnue familière
la mort portée déroulée
vivant le trait mouvement de l'aube veille
vendredi 30 décembre 2011
lundi 26 décembre 2011
Grand ciel d'automne
soleils d'épices
l'océan est calme fluide souple
un fuseau de mercure où sondent les étoiles pourpres
la nuit peu à peu décline les salines roses
un oeil de clarté vive descendu sur les collines proches
une bouche d'iris
une fraîcheur de trèfles
après midi de vagabondage
les arbres montent leurs ombres sur les coteaux de lune
les portes se ferment doucement
un automne à la nuque tressée d'apaisement
soleils d'épices
l'océan est calme fluide souple
un fuseau de mercure où sondent les étoiles pourpres
la nuit peu à peu décline les salines roses
un oeil de clarté vive descendu sur les collines proches
une bouche d'iris
une fraîcheur de trèfles
après midi de vagabondage
les arbres montent leurs ombres sur les coteaux de lune
les portes se ferment doucement
un automne à la nuque tressée d'apaisement
lundi 19 décembre 2011
mercredi 14 décembre 2011
dimanche 11 décembre 2011
dimanche 4 décembre 2011
Bienvenue
La personne dont je me méfie le plus , c'est moi , au fond nous ne sommes pas très bons en tout les êtres humains,et plutôt mauvais pour rien
samedi 3 décembre 2011
j'ai fait ce que j'ai pu
ne me lisez pas,
lisible cela ne se peut
illisible cela ne se peut non plus
apprendre à dire ce que je suis
les jugements sont posés avec ce que chacun est ,
pour moi,, je n'existe pas,
je regarde l'automne
saison lente longue et belle
et si je pouvais disparaître avec elle,
je le ferais .
ce que nous sommes jamais ne fut dit
et fut dit partout,
ce que je suis ,
que de livrer ces lettres intimes inutiles
et que de violence satisfaite pour un bout d'ongle rentré dans la peau
la pierre est un repos
ne pas sortir de sa tombe , voilà ce qui plaît,
rangez votre râteau
les feuilles sont tombées
l'hiver la terre se tait
de loin en loin , des bribes,
que de l'automne des lumières ,
je suis à mes brouillons , que des brouillons ,
il semble que l'enfant comprenne quelque chose
autant qu'il y ait quelque chose à comprendre,
Le temps béni ,
assise sur un banc vert
à regarder un bout de ciel disparaître
entre deux hirondelles s'écarter
il est vingt heure dix huit,
avant , vingt heure dix sept
après, vingt heure dix neuf ,
une aiguille contre l'orgueil et la démesure
et l'autre qui fait battre le coeur
et peut être une façon de sourire,
il est des instants où il faut dire
et en ces instants là je n'ai pas d'imagination ,
vous en avez beaucoup plus que moi
surtout en ce qui concerne les chevaux ,
puissent ils vous dire que je ne les connais pas
et qu'ils ne me connaissent pas,
puissent ils ne rien vous dire
et comment les hommes les ont traités,
ils ne vous diront rien
pas plus à moi.
ne me lisez pas,
lisible cela ne se peut
illisible cela ne se peut non plus
apprendre à dire ce que je suis
les jugements sont posés avec ce que chacun est ,
pour moi,, je n'existe pas,
je regarde l'automne
saison lente longue et belle
et si je pouvais disparaître avec elle,
je le ferais .
ce que nous sommes jamais ne fut dit
et fut dit partout,
ce que je suis ,
que de livrer ces lettres intimes inutiles
et que de violence satisfaite pour un bout d'ongle rentré dans la peau
la pierre est un repos
ne pas sortir de sa tombe , voilà ce qui plaît,
rangez votre râteau
les feuilles sont tombées
l'hiver la terre se tait
de loin en loin , des bribes,
que de l'automne des lumières ,
je suis à mes brouillons , que des brouillons ,
il semble que l'enfant comprenne quelque chose
autant qu'il y ait quelque chose à comprendre,
Le temps béni ,
assise sur un banc vert
à regarder un bout de ciel disparaître
entre deux hirondelles s'écarter
il est vingt heure dix huit,
avant , vingt heure dix sept
après, vingt heure dix neuf ,
une aiguille contre l'orgueil et la démesure
et l'autre qui fait battre le coeur
et peut être une façon de sourire,
il est des instants où il faut dire
et en ces instants là je n'ai pas d'imagination ,
vous en avez beaucoup plus que moi
surtout en ce qui concerne les chevaux ,
puissent ils vous dire que je ne les connais pas
et qu'ils ne me connaissent pas,
puissent ils ne rien vous dire
et comment les hommes les ont traités,
ils ne vous diront rien
pas plus à moi.
mercredi 30 novembre 2011
lundi 28 novembre 2011
Le couvercle
Si je m'ouvrais la tête
je l'ai fait
au scalpel
écrire c'est très précisément ce que je fais à l'instant où je l'écris,
je ne fais que cela , même sans écrire j'écris,
et quand je vis je vis
écrire cette partie morte
la partie vivante est très précisément ce que je suis
la partie morte est aussi très précisément ce que je suis
les couteaux de bouchers n'ont vraiment rien d'attrayant à dire
alors je n'en dis rien
pourquoi faire
déchirable
lacérable
vulnérable
parfois les échos ont des relents de mauvaise cuisine,
Tu sais comment le sucre est bon est gras dans les urines
pisses dans le bocal là ici tout de suite
pendant que tu as encore envie
ne te retiens pas
je les tournerais avec mon doigt et je les goutterais
le sucre est là , un bonbon,
et tu seras malade malade pour toujours
tu mielleras pour toujours des ronciers d'abeilles
et tu mourras un jour
à peu près là un peu devant , un peu derrière et tu mourras ,
à peu cris , à peu mot, ne t'inquiètes pas , ils font tout cela , mais c'est pour toi , pour ton bien ,
mourras , mourras pas,
patati patata,
à peu mot qui tombe dans la phrase un tuyau d'orgue,
un plumeau , un grelotté de mité,
des noms comme ça à l'emporte, à l'écho, à l'étal, au carnaval , sinistre,
et dans ta bouche dans tes fleurs de poumons des bêtes trouées
des sifflets des chignoles et des pointes de clous ,
des aréoles de sein , des framboises d'envie sur la peau
des bourgeons d'églantine
des océans de fièvre froide
des claquements d'os
des cavernes de grelots
la fille en face jaune , vieux coing , jeune compotée derrière le paravent
douze qu'elle avait
petit bracelet au poignet
petit bracelet aux menottes flasques
et le type passe avec son seau
et la bonne femme passe avec ses marmots
toi demain la petite la vitre le miroir
le jambon la purée dégueulasse le ventre plein
le nombril sale , on va te le frotter tu verras à l'eau froide
tu vas grandir
le trocart ça fait pas mal , traverse le corps jaune
et craque
un peu froid
mais allez crache
ça t'enfonce dans le thorax du mou de veau
la machine comptera lamelles par lamelles
la rosée laquée sur la fine tranche de verre
et tu mourras d'autre chose et tu mourras pas
pas maintenant
un mot dans une phrase
du temps des éphémères
j'ai jeté une pierre dans le réverbère
sa gueule clignote , la mienne aussi , celle de vos potes,
je lui ai fermé sa sale gueule
chaque chose est impossible
et chaque soir je te parle grand père,
et chaque soir , je vous parle,
et si vous entendez
et si vous prenez soin de m'ouvrir la tête,
vous y trouverez ,
non pas William Turner ,
mais un couvercle de nuages
un hérisson boule de piquant
un vieil homme au pouce tranché dans son rouet de dentelle
une confiance indéboulonnable et idiote,
peu, pas d'amis car je suis fiable ,
sincère
alors oui sincère
et des heures qui passent sans dormir
et des vieux très vieux qui chaque jour disent,
ne partez pas, ne partez pas,
emmenez nous au cinéma
et des vieilles qui se mouchent dans mes doigts
et un si tendre couvercle de nuages qui vous assassine,
ou vous n'y trouverez rien ,
vous vous y trouvez là , je ne sais pas pourquoi,
c'est comme ça.
Quelquefois on dit ce qu'on ne veut pas dire
quelquefois c'est le contraire
et c'est très précisément ce pourquoi je suis claire et fiable,
j'y suis
et pour moi vous y êtes.
c'est tout et vous êtes libre d'en rire , d'en pleurer , de ne pas choisir, de ne pas ceci et cela
de ne rien faire, de ne pas vous promener , de ne pas vous asseoir, de ne pas vous lever , de ne pas écrire, de ne pas m'écrire, de ne pas connaître , je ne suis pas laide , je ne suis pas belle, je ne suis pas une jeune fille, je ne suis pas une vieille femme, je suis, mon âge , un âge de femme, l'âge ne compte pas, le temps ne passe pas, nous passons, je passe
dans ma tête ,
un couvercle
trouvez vous cela tout à fait réel ?
je l'ai fait
au scalpel
écrire c'est très précisément ce que je fais à l'instant où je l'écris,
je ne fais que cela , même sans écrire j'écris,
et quand je vis je vis
écrire cette partie morte
la partie vivante est très précisément ce que je suis
la partie morte est aussi très précisément ce que je suis
les couteaux de bouchers n'ont vraiment rien d'attrayant à dire
alors je n'en dis rien
pourquoi faire
déchirable
lacérable
vulnérable
parfois les échos ont des relents de mauvaise cuisine,
Tu sais comment le sucre est bon est gras dans les urines
pisses dans le bocal là ici tout de suite
pendant que tu as encore envie
ne te retiens pas
je les tournerais avec mon doigt et je les goutterais
le sucre est là , un bonbon,
et tu seras malade malade pour toujours
tu mielleras pour toujours des ronciers d'abeilles
et tu mourras un jour
à peu près là un peu devant , un peu derrière et tu mourras ,
à peu cris , à peu mot, ne t'inquiètes pas , ils font tout cela , mais c'est pour toi , pour ton bien ,
mourras , mourras pas,
patati patata,
à peu mot qui tombe dans la phrase un tuyau d'orgue,
un plumeau , un grelotté de mité,
des noms comme ça à l'emporte, à l'écho, à l'étal, au carnaval , sinistre,
et dans ta bouche dans tes fleurs de poumons des bêtes trouées
des sifflets des chignoles et des pointes de clous ,
des aréoles de sein , des framboises d'envie sur la peau
des bourgeons d'églantine
des océans de fièvre froide
des claquements d'os
des cavernes de grelots
la fille en face jaune , vieux coing , jeune compotée derrière le paravent
douze qu'elle avait
petit bracelet au poignet
petit bracelet aux menottes flasques
et le type passe avec son seau
et la bonne femme passe avec ses marmots
toi demain la petite la vitre le miroir
le jambon la purée dégueulasse le ventre plein
le nombril sale , on va te le frotter tu verras à l'eau froide
tu vas grandir
le trocart ça fait pas mal , traverse le corps jaune
et craque
un peu froid
mais allez crache
ça t'enfonce dans le thorax du mou de veau
la machine comptera lamelles par lamelles
la rosée laquée sur la fine tranche de verre
et tu mourras d'autre chose et tu mourras pas
pas maintenant
un mot dans une phrase
du temps des éphémères
j'ai jeté une pierre dans le réverbère
sa gueule clignote , la mienne aussi , celle de vos potes,
je lui ai fermé sa sale gueule
chaque chose est impossible
et chaque soir je te parle grand père,
et chaque soir , je vous parle,
et si vous entendez
et si vous prenez soin de m'ouvrir la tête,
vous y trouverez ,
non pas William Turner ,
mais un couvercle de nuages
un hérisson boule de piquant
un vieil homme au pouce tranché dans son rouet de dentelle
une confiance indéboulonnable et idiote,
peu, pas d'amis car je suis fiable ,
sincère
alors oui sincère
et des heures qui passent sans dormir
et des vieux très vieux qui chaque jour disent,
ne partez pas, ne partez pas,
emmenez nous au cinéma
et des vieilles qui se mouchent dans mes doigts
et un si tendre couvercle de nuages qui vous assassine,
ou vous n'y trouverez rien ,
vous vous y trouvez là , je ne sais pas pourquoi,
c'est comme ça.
Quelquefois on dit ce qu'on ne veut pas dire
quelquefois c'est le contraire
et c'est très précisément ce pourquoi je suis claire et fiable,
j'y suis
et pour moi vous y êtes.
c'est tout et vous êtes libre d'en rire , d'en pleurer , de ne pas choisir, de ne pas ceci et cela
de ne rien faire, de ne pas vous promener , de ne pas vous asseoir, de ne pas vous lever , de ne pas écrire, de ne pas m'écrire, de ne pas connaître , je ne suis pas laide , je ne suis pas belle, je ne suis pas une jeune fille, je ne suis pas une vieille femme, je suis, mon âge , un âge de femme, l'âge ne compte pas, le temps ne passe pas, nous passons, je passe
dans ma tête ,
un couvercle
trouvez vous cela tout à fait réel ?
samedi 26 novembre 2011
La mer c'est écrire
écrire c'est la mer
à cet instant de cavale
je n'ai besoin de rien d'autre
à d'autres instants je suis autre
du pain du vin des rires
de la dentelle
Serez -vous là
votre voix
la mienne
sans rien d'autre que cela
un mystère que nous ne savons pas
il y a quelque chose qui cloche en moi
autant de bêtises écrites en si peu de temps
aucune pareillement pour être aussi maladroite
grosse comme mes bêtises
maigre butin
je n'ai pas l'idée de demain .
Promenade dans les bois
promenade
la terre est ronde , chemin assoupi , blanche heure ,
le ciel est dessus nos têtes , pétillant de sarcelles ,
les arbres tournent de l'oeil ,
l'approche de nos pas,
les gnomes jettent des pierres en sifflant les poissons,
le lac au repos,
le souffle de nos bouches danse sur l'air
s'éparpille comme oiseaux sur un coup de tête du vent.
Des nuages comme des couettes
glissent des balles de coton
sur les grands champs,
les allures de l'hiver
qui rentre ses troupeaux de nuées ,
chaumières ensevelies de paille
nos mots chuchotés à moitié
des rires sans dire
des douceurs sans faire
nos haleines sur l'air des pas lents
oreilles bleuies
col de laine nid brindille
vapeurs de lune sur le ciel étincelant ,
une tache rousse, un chevreuil bouge les branches ,
le soir s'enroule frileusement sous la lueur douce lustrée
du ciel de neige qui descend sans bruit
l'aile d'un flocon ,
ça tient à rien si peu ,
écrire
écrire c'est la mer
à cet instant de cavale
je n'ai besoin de rien d'autre
à d'autres instants je suis autre
du pain du vin des rires
de la dentelle
Serez -vous là
votre voix
la mienne
sans rien d'autre que cela
un mystère que nous ne savons pas
il y a quelque chose qui cloche en moi
autant de bêtises écrites en si peu de temps
aucune pareillement pour être aussi maladroite
grosse comme mes bêtises
maigre butin
je n'ai pas l'idée de demain .
Promenade dans les bois
promenade
la terre est ronde , chemin assoupi , blanche heure ,
le ciel est dessus nos têtes , pétillant de sarcelles ,
les arbres tournent de l'oeil ,
l'approche de nos pas,
les gnomes jettent des pierres en sifflant les poissons,
le lac au repos,
le souffle de nos bouches danse sur l'air
s'éparpille comme oiseaux sur un coup de tête du vent.
Des nuages comme des couettes
glissent des balles de coton
sur les grands champs,
les allures de l'hiver
qui rentre ses troupeaux de nuées ,
chaumières ensevelies de paille
nos mots chuchotés à moitié
des rires sans dire
des douceurs sans faire
nos haleines sur l'air des pas lents
oreilles bleuies
col de laine nid brindille
vapeurs de lune sur le ciel étincelant ,
une tache rousse, un chevreuil bouge les branches ,
le soir s'enroule frileusement sous la lueur douce lustrée
du ciel de neige qui descend sans bruit
l'aile d'un flocon ,
ça tient à rien si peu ,
écrire
dimanche 20 novembre 2011
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