Tiens il pleut
Tiens il pleut
jeudi 19 avril 2012
samedi 14 avril 2012
L'oiseau s'est baigné dans les mimosas
il a éternué ,
le mot libre , le libre mot
tous les papillons ont éclaté de rire
le grand aux ailes noires et sa bouche plissée d'ombre
le blanc qui songeait sur la quenouille
celui des étangs paresseux aux trompettes du muguet
le sautillant des bancs de bois
le charbonnier en jaquette rouge
le grand soleil de feu dans la nuit
un doigt sur les lèvres de l'aube
quartier d'orange la table où je mange
quartier de pluie
quartier de nuages
quartier de terre
quartier d'eau
les poissons le o de l'oiseau
les oiseaux le e des voltiges d'eaux
la pluie n'est pas triste
les chevelures rousses du vieux parc
aux arbres offrent le soir
sur les courbes d'une phrase
je me voyage
je m'y habite
le pinson un géant dans une minuscule boîte
tout petit bec sur le grand cou du fleuve
les milliers d'oiseaux l'ont traversés
samedi 7 avril 2012
mercredi 4 avril 2012
dimanche 1 avril 2012
Les hommes sont cupides plus il y a de morts plus ils en veulent , Louise tu n'as jamais rien dit , il me reste ton prénom , Nise tu n'as jamais rien dit, il me reste ton prénom, ma douce petite préserve toi du monde , les louanges et les médisances d'un panier à l'autre ,l'air est devenu irrespirable, nauséabond, et lorsque la mort devient prioritaire, urgente , obligatoire , organisée,et jamais au hasard ,sociétés répressives, celles qui cultivent brutalités, malveillances, jalousies, menaces et vengeances perverses, elles s'insinuent partout , les rues , les portes, les boîtes aux lettres, le visage, la façon de marcher, je ne peux pas même pas appeler cela la mort ,cela serait si raisonnable , le grand silence qui abat
samedi 31 mars 2012
vendredi 30 mars 2012
Ce que je suis , je le suis dans les petites choses ,et s'il me venait l'idée saugrenue d'en faire de grandes je serais la première à me moquer et à me mordre de ma première dent , les grandes choses de l'enfance sont les petites du présent , si belles qu'elles ne tiennent pas dans ma main , mais les autres très occupés à dresser des autels à creuser des fosses, à faire des comptes.
Quand je rentre dans mon tableau , les corps les visages, les fleurs les voix les chants les couleurs , les objets , tout ce que je vois j'entends sens touche , tout cela s'y trouve , tout est cela , tout est beau, bon , un vase dans lequel je peux vivre et mourir sans m'inquiéter de quoi que ce soit d'autre , l'illusion m'y apporte , l'illusion m'y séjourne , l'illusion m'emporte , l'illusion me ramène sur la rive,
l'illusion ou le rêve prends corps, un pays intérieur, sous la feuille une violette pas encore ouverte , dans quelques heures ou quelques jours elle s'ouvrira, elle dansera dans la spirale du temps , elle chantera cristal une bohème de forêt, elle jouera toutes griffes rentrées avec un chat noir en fleurs , pas de querelle, pas de domination, pas d'épuisement , et si l'on dit de moi que je suis ,ceci cela , cela et ceci ne m'atteignent pas , donc je n'en parle pas .
Elle s'ouvre elle ouvre elle danse andante elle chante elle joue , un pays intérieur qui rejoint un autre pays intérieur où rien ne se déchire, des papillons vibrants dans l'oeil du cyclone
Quand je rentre dans mon tableau , les corps les visages, les fleurs les voix les chants les couleurs , les objets , tout ce que je vois j'entends sens touche , tout cela s'y trouve , tout est cela , tout est beau, bon , un vase dans lequel je peux vivre et mourir sans m'inquiéter de quoi que ce soit d'autre , l'illusion m'y apporte , l'illusion m'y séjourne , l'illusion m'emporte , l'illusion me ramène sur la rive,
l'illusion ou le rêve prends corps, un pays intérieur, sous la feuille une violette pas encore ouverte , dans quelques heures ou quelques jours elle s'ouvrira, elle dansera dans la spirale du temps , elle chantera cristal une bohème de forêt, elle jouera toutes griffes rentrées avec un chat noir en fleurs , pas de querelle, pas de domination, pas d'épuisement , et si l'on dit de moi que je suis ,ceci cela , cela et ceci ne m'atteignent pas , donc je n'en parle pas .
Elle s'ouvre elle ouvre elle danse andante elle chante elle joue , un pays intérieur qui rejoint un autre pays intérieur où rien ne se déchire, des papillons vibrants dans l'oeil du cyclone
mardi 20 mars 2012
Lac
C'est le soir
les couleurs sont des nappes
ivoire et lait autour du ponton
perles de nacre sous l'oeil du soleil
qui perce la trouée de l'arbre rond,
des liqueurs d'émeraude
des flacons d'ambre où se fondent
des pupilles noires ,
la douceur de la terre
et le chant de l'air
me donnent mon nom,
un sourire fertile
une note claire
un feu d'eau,
c'est le vent qui grave la colline
de plumes d'horizon ,
c'est l'éclat d'un passage silencieux
d'un voyage bleu au bras d'une jonquille
la douce heure d'un soir sur mes bras qui s'incline
un éclat de paix qui chemine .
les couleurs sont des nappes
ivoire et lait autour du ponton
perles de nacre sous l'oeil du soleil
qui perce la trouée de l'arbre rond,
des liqueurs d'émeraude
des flacons d'ambre où se fondent
des pupilles noires ,
la douceur de la terre
et le chant de l'air
me donnent mon nom,
un sourire fertile
une note claire
un feu d'eau,
c'est le vent qui grave la colline
de plumes d'horizon ,
c'est l'éclat d'un passage silencieux
d'un voyage bleu au bras d'une jonquille
la douce heure d'un soir sur mes bras qui s'incline
un éclat de paix qui chemine .
mardi 13 mars 2012
jeudi 8 mars 2012
Petit matin délictueux
Des étoupes en bouquets la bacôve se fraie un passage dans les brumes du marais
le crapaud creuse et gonfle son coffre grave
il chante a capella sous la voûte du saule pleurant ses cheveux jaunes
il tape la terre talons pieds pointes ,
un canard s'essouffle sur la rive ,
couché dédale sinueux où les roseaux pêchent la saillie du soleil graciles sanguines d'eau,
houles de roselières valse verte
des viviers de flûtes d'insectes
des bois noyés
les buissons épineux baies aux cils pruinés de feu
les arbres dragons géants sommeilleux
des damiers de prés amortis de tourbe et de mousses charnues
des boucles d'épis argentés,
des rubans, des fils de graines
des triangles de pourpier
des aiguilles de libellule piquent l'onde endormie dans son long col d'aube
une douce amertume de sel et de résine vient bercer ma tête
la mer talons pieds pointes frappe la terre
un ciel chancelant une barque abandonnée
un dé de miel sur la feuille d'embruns ,
la matinée était déjà haute en lumière , sans me presser, dans la rue longue un enfant chante dans le berceau d'un rêve , il remonte la rue où la ville a disparu
le crapaud creuse et gonfle son coffre grave
il chante a capella sous la voûte du saule pleurant ses cheveux jaunes
il tape la terre talons pieds pointes ,
un canard s'essouffle sur la rive ,
couché dédale sinueux où les roseaux pêchent la saillie du soleil graciles sanguines d'eau,
houles de roselières valse verte
des viviers de flûtes d'insectes
des bois noyés
les buissons épineux baies aux cils pruinés de feu
les arbres dragons géants sommeilleux
des damiers de prés amortis de tourbe et de mousses charnues
des boucles d'épis argentés,
des rubans, des fils de graines
des triangles de pourpier
des aiguilles de libellule piquent l'onde endormie dans son long col d'aube
une douce amertume de sel et de résine vient bercer ma tête
la mer talons pieds pointes frappe la terre
un ciel chancelant une barque abandonnée
un dé de miel sur la feuille d'embruns ,
la matinée était déjà haute en lumière , sans me presser, dans la rue longue un enfant chante dans le berceau d'un rêve , il remonte la rue où la ville a disparu
mercredi 7 mars 2012
vendredi 2 mars 2012
mercredi 29 février 2012
crépuscule
De tortueuses argiles descendent de la colline , un dahlia en jets sur les sombres verts, rivière d'orpiment cordes basalte plissées , chuintement , l'eau glisse sur le silex anguleux , le ruisseau palpite dans les limons bruns , petites gorges béantes plus je m'éloigne plus elles sont lacs noirs , plus je m'approche elles sont pleines et ruisselantes grisées de bleu, étrange beauté qui n'est pas un mot , devenue chair une joie profonde , le ruisseau arraché de la terre et de la nuit pour rejaillir perles ,la chair d'un oiseau tout chaud qui pique le doigt avec son bec et s'envole de la main, de l'arbre , une larme sillonnant les rides du visage, je n'ai pas peur , je n'ai pas froid , la brise douce des feuilles, mon coeur n'est pas dissimulé , il est là dans votre main
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