Les chevilles de nacre
et la tourbe d'étoiles en lacs plaines et collines
des roulis de mica la gorge ouverte
des flammes d'eaux des lacets d'oiseaux
et la phrase du fleuve qui monte du ventre
qui roule à la peau du cheval , palmes fluides et galops sauvages,
l'homme vertébrale femme de fleur
courbée de roseaux , de jarre de terre,
d'amphore aux épaules violette
dans les satins de chair
les aréoles glissent vers la nuit des lunes voilées de larmes
les étriers de mots dans le châlit des moissons
les yeux coraux d'aubépine.
Mémoire du monde aux cercles des arbres
aux cernes d'un baiser
la femme ouvre ses paupières sur la pierre
la rivière glane les blés
sa voix diaphragme aux cités de l'âme.
Tiens il pleut
Tiens il pleut
lundi 21 janvier 2013
vendredi 18 janvier 2013
La nuit est pâle
pâle de peau rosie
pâle un baiser de nénuphar
la mer se ride
un ourlet violet
Un vieil homme vient de fermer sa porte
une orange mûrit dans sa pendule de papier
sous la table un vieux chat perd ses poils
une plume d'encrier noircie de lettres
Près du marais jaune une grenouille chante
jeudi 17 janvier 2013
Lumière particulière ,
poème des terres forêts naissantes du loup
la gueule brillante , un bourgeon noir cherche ,
de l'ours langue encore enluminée de miel
dans la gorge coulent les elléborines rouges
le ventre frottant la caverne et la pierre ,
corneilles aux cris de becs sur l'écorce ,
l'eau passe entre les chevilles de la maison
et les poissons sifflent baignent leurs jours entre deux ports lointains ,
les moulins continuent de tourner au vent
les frênes et les bouleaux s'épanchent ,
de très loin j'entends venir le galop du soleil entre les claquements de robes des nuages ,
je n'ose ouvrir la bouche
les pétales s'engouffrent dans la mer
je n'ose ce poème
joie et lumière
le son sur la pierre blanche de l'océan , gentiane ,
des floquets de linaigrettes joyeuses parsèment la huppe des vagues ,
je sirote au bouquet d'oiseaux
poème des terres forêts naissantes du loup
la gueule brillante , un bourgeon noir cherche ,
de l'ours langue encore enluminée de miel
dans la gorge coulent les elléborines rouges
le ventre frottant la caverne et la pierre ,
corneilles aux cris de becs sur l'écorce ,
l'eau passe entre les chevilles de la maison
et les poissons sifflent baignent leurs jours entre deux ports lointains ,
les moulins continuent de tourner au vent
les frênes et les bouleaux s'épanchent ,
de très loin j'entends venir le galop du soleil entre les claquements de robes des nuages ,
je n'ose ouvrir la bouche
les pétales s'engouffrent dans la mer
je n'ose ce poème
joie et lumière
le son sur la pierre blanche de l'océan , gentiane ,
des floquets de linaigrettes joyeuses parsèment la huppe des vagues ,
je sirote au bouquet d'oiseaux
dimanche 13 janvier 2013
jeudi 10 janvier 2013
Telle cette nuit
ce flottement dans le temps
ce petit fauteuil de pierres
je m'étais adossée ,
cette masse noire de mer
le mur silencieux des tombes,
entends la nuit marcher au coeur
son pas ,
les blocs de glaces s'entrechoquent se soulèvent se brisent
pointent des gemmes étranges, des cristaux de moraines,
l'océan craque grogne et gronde
incessant charroi de carillons argentés
dragon fantastique émergeant de la fosse sombre
haute silhouette impassible et son cortège ruisselant d'ailes ciselées au diamant ,
quelque chose de rouge vivant dans la lune
elle joue du couteau
folles herbes de cristal grandes fougères dorsales et cailloux ras
pourpoints d'écailles de rubis , sostenuto ,
pas un arbre ,
ma toute pleine noire
de toi , de moi et de chants de trépas ,
une remontée de temps ,ventricule d'encre ,
mémoire que chaque mot trahit
que chaque chant laisse venir monter
une étoile est tombée loin de tout emprisonnement
de toute appropriation ,
que chaque mot brûle pour laisser place
que chaque face grimaçante extermine
que chaque noir du dessus où transpirent
chaque couleur chaque forme aux douceurs
imbibant mon coeur en dessous
merveilleux nageur solitaire dans le crâne
insolites vols glissements de peaux
je me laissais partir
fins tissus de baille
doux creux de faille
un intervalle d'étoiles nous nous sommes coulés
alors ma main sur l'eau
une courbe
un névé
un caillou
je me suis allongée
une barque d'aube lumineuse
un miroir de nuages aux soyeux taffetas ,
plaine maritime , de grands bouquets d'oeillets suspendus aux gorges désolées des moraines,
j'ai entendu la mer ,
la déchirure du grand matin prend silence dans le vol d'oiseaux
l'écorchure du visible,
tout prend silence ,
cela s'écrit , un temps ,
la lumière hivernale joue sur ce qui s'est écrit , elle se joue de la nuit , je joue avec elle et les mots jouent aussi , cascade sur l'eau , louvoie , longe les fenêtres , au vent aigu réveille et ensanglante les toits ,
vive dans le cours d'une chair d'un poisson d'argent elle entraîne le perçant d'un sillon , des nids de pierre où elle s'ébat dans un éclat de bleu colbat , éclaire la bande étroite de gros galets bruns le long du mourant des flots , assombrit la veine d'une colline dans son bandeau de terre basanée , un jeu de rayons , un jeu d'écume sur un cou , une joue , un bras sur une table , une fenêtre, elle est partie dans son avalanche d'heures , blondit le vieux ponton brûlé , bleuit les noirs , empourpre les gris , ocre les verts , déguste les grelots de gel , pique les petits pieds d'oiseaux solitaires de paillettes cuivrées , chatoie les glacis aux vertes tiges dans le ventre de l'iceberg , lèche superpose se lève et se couche , glisse sur les points de clarté et d' obscur pour une neige de glace de mousse et de crème , un satin sur la jambe d'un chemin , vole un éclair de son oeil , déguste une déflagration de couleurs , un bouquet d'oeillets , ce que je n'attendais pas est là .
Un seul petit souffle dans la main , cela disparaît, cela revient par touches légères , un éventail qui s'ouvre au bord d'un visage , paresse sur la tourbe au détour d'un nuage , l'océan un vase opaline de glaçons où s'écrit et se peint une phrase de fin , un flocon vient s'ouvrir et se mêler de gris sur la table .
Je me réveille et je t'écris un poème , la première fois lorsque tu t''éveilles , j'ai senti le sommeil sur ta bouche saillir dans la clarté , et le vent chaud sur les herbes onduler par la fenêtre, un nuage était là
ce flottement dans le temps
ce petit fauteuil de pierres
je m'étais adossée ,
cette masse noire de mer
le mur silencieux des tombes,
entends la nuit marcher au coeur
son pas ,
les blocs de glaces s'entrechoquent se soulèvent se brisent
pointent des gemmes étranges, des cristaux de moraines,
l'océan craque grogne et gronde
incessant charroi de carillons argentés
dragon fantastique émergeant de la fosse sombre
haute silhouette impassible et son cortège ruisselant d'ailes ciselées au diamant ,
quelque chose de rouge vivant dans la lune
elle joue du couteau
folles herbes de cristal grandes fougères dorsales et cailloux ras
pourpoints d'écailles de rubis , sostenuto ,
pas un arbre ,
ma toute pleine noire
de toi , de moi et de chants de trépas ,
une remontée de temps ,ventricule d'encre ,
mémoire que chaque mot trahit
que chaque chant laisse venir monter
une étoile est tombée loin de tout emprisonnement
de toute appropriation ,
que chaque mot brûle pour laisser place
que chaque face grimaçante extermine
que chaque noir du dessus où transpirent
chaque couleur chaque forme aux douceurs
imbibant mon coeur en dessous
merveilleux nageur solitaire dans le crâne
insolites vols glissements de peaux
je me laissais partir
fins tissus de baille
doux creux de faille
un intervalle d'étoiles nous nous sommes coulés
alors ma main sur l'eau
une courbe
un névé
un caillou
je me suis allongée
une barque d'aube lumineuse
un miroir de nuages aux soyeux taffetas ,
plaine maritime , de grands bouquets d'oeillets suspendus aux gorges désolées des moraines,
j'ai entendu la mer ,
la déchirure du grand matin prend silence dans le vol d'oiseaux
l'écorchure du visible,
tout prend silence ,
cela s'écrit , un temps ,
la lumière hivernale joue sur ce qui s'est écrit , elle se joue de la nuit , je joue avec elle et les mots jouent aussi , cascade sur l'eau , louvoie , longe les fenêtres , au vent aigu réveille et ensanglante les toits ,
vive dans le cours d'une chair d'un poisson d'argent elle entraîne le perçant d'un sillon , des nids de pierre où elle s'ébat dans un éclat de bleu colbat , éclaire la bande étroite de gros galets bruns le long du mourant des flots , assombrit la veine d'une colline dans son bandeau de terre basanée , un jeu de rayons , un jeu d'écume sur un cou , une joue , un bras sur une table , une fenêtre, elle est partie dans son avalanche d'heures , blondit le vieux ponton brûlé , bleuit les noirs , empourpre les gris , ocre les verts , déguste les grelots de gel , pique les petits pieds d'oiseaux solitaires de paillettes cuivrées , chatoie les glacis aux vertes tiges dans le ventre de l'iceberg , lèche superpose se lève et se couche , glisse sur les points de clarté et d' obscur pour une neige de glace de mousse et de crème , un satin sur la jambe d'un chemin , vole un éclair de son oeil , déguste une déflagration de couleurs , un bouquet d'oeillets , ce que je n'attendais pas est là .
Un seul petit souffle dans la main , cela disparaît, cela revient par touches légères , un éventail qui s'ouvre au bord d'un visage , paresse sur la tourbe au détour d'un nuage , l'océan un vase opaline de glaçons où s'écrit et se peint une phrase de fin , un flocon vient s'ouvrir et se mêler de gris sur la table .
Je me réveille et je t'écris un poème , la première fois lorsque tu t''éveilles , j'ai senti le sommeil sur ta bouche saillir dans la clarté , et le vent chaud sur les herbes onduler par la fenêtre, un nuage était là
jeudi 3 janvier 2013
dimanche 30 décembre 2012
Et la rue s'est vidée
un bateau est passé ,
le nez tout chiffonné
un baiser ,
comme un vent dans la tête
petit trou dans mon coeur
une écluse de notes d'eau ouvertes ,
un saxo penche son col
ses boutons de manchettes s'envolent
les bouches s'arrondissent au cercle sombre de la nuit ,
équipage de cerf- volant
les étoiles virevoltent voltent
des tanins d'éponge de lune
carmin sur les dents du piano,
le vent dans la tête
une silhouette
un bateau est passé ,
une épissure de loch sur l'épaule du ciel
le vent se lève mange l'île de pointes de soleil ,
des grandes langueurs grises sur la vague
la plage a le dénouement châtain clair des cheveux de printemps
des huiles de lin des éclats d'étain
des fleurs blanches de roulis
des rus de coquillages brisés , bercés,
brisés , brisés .
C'est un été
le silence regarde
la dune petits grains du soir ,
boit
les yeux duvetés de lune gorges blondies de violette ,
nuanciers crépuscule sur la nuque de mer
merveilleux nageur solitaire solaires moires
l'amure à gros torons de chevelure d'or
agules folles tournoyantes
grappes de mouettes piquées dans les enlacements de la voilure
le bateau contrebasse est passé ,
le silence écoute
flâneuse d'écume ivresse blanche ,
éternel fantôme de l'éternel enfant
du sang bleu de l'écriture dans le crâne
toute entière et pour toujours jusqu'à ce que .
Un baiser
l'encre d'une fleur
un souffle dans le cou
une feuille à l'âme
Je te regarde dormir
au rêve de ton sommeil
si près si loin
tu ne m'as pas vu passer
un bateau est passé ,
le nez tout chiffonné
un baiser ,
comme un vent dans la tête
petit trou dans mon coeur
une écluse de notes d'eau ouvertes ,
un saxo penche son col
ses boutons de manchettes s'envolent
les bouches s'arrondissent au cercle sombre de la nuit ,
équipage de cerf- volant
les étoiles virevoltent voltent
des tanins d'éponge de lune
carmin sur les dents du piano,
le vent dans la tête
une silhouette
un bateau est passé ,
une épissure de loch sur l'épaule du ciel
le vent se lève mange l'île de pointes de soleil ,
des grandes langueurs grises sur la vague
la plage a le dénouement châtain clair des cheveux de printemps
des huiles de lin des éclats d'étain
des fleurs blanches de roulis
des rus de coquillages brisés , bercés,
brisés , brisés .
C'est un été
le silence regarde
la dune petits grains du soir ,
boit
les yeux duvetés de lune gorges blondies de violette ,
nuanciers crépuscule sur la nuque de mer
merveilleux nageur solitaire solaires moires
l'amure à gros torons de chevelure d'or
agules folles tournoyantes
grappes de mouettes piquées dans les enlacements de la voilure
le bateau contrebasse est passé ,
le silence écoute
flâneuse d'écume ivresse blanche ,
éternel fantôme de l'éternel enfant
du sang bleu de l'écriture dans le crâne
toute entière et pour toujours jusqu'à ce que .
Un baiser
l'encre d'une fleur
un souffle dans le cou
une feuille à l'âme
Je te regarde dormir
au rêve de ton sommeil
si près si loin
tu ne m'as pas vu passer
jeudi 13 décembre 2012
lundi 10 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
Octobre a tissé ses confidences sur la plaine pluvieuse
l'hiver s'est couché sur son vin de feu
le vent sirote
la brume roucoule
la pie s'envole
Aujourd'hui il n'y eut pas de mot plus haut
que la petite pousse d'herbe penchée sur l'oiseau
il ne chante plus , son bec est cendres rose, il ne chante plus
vidé sur la fenêtre de verre ,
la neige a les mains dans les poches
le rouge aux pieds brindilles, le froid,
l'hiver ,le rouge à la gorge, sur les marches il était là
le soleil est bleu impavide
de ce ciel doux blanc noir échiqueté d'or et d'azur
se rendant roi de ce qui ne vit pas, flasque comme une joue lourde,
l'hiver s'est couché sur son vin de feu
le vent sirote
la brume roucoule
la pie s'envole
Aujourd'hui il n'y eut pas de mot plus haut
que la petite pousse d'herbe penchée sur l'oiseau
il ne chante plus , son bec est cendres rose, il ne chante plus
vidé sur la fenêtre de verre ,
la neige a les mains dans les poches
le rouge aux pieds brindilles, le froid,
l'hiver ,le rouge à la gorge, sur les marches il était là
le soleil est bleu impavide
de ce ciel doux blanc noir échiqueté d'or et d'azur
se rendant roi de ce qui ne vit pas, flasque comme une joue lourde,
dimanche 2 décembre 2012
j'avais j'ai toujours cru que l'amour c'était de l'amour
l'innocence de la vie si jolie
une fraîcheur de soleil sur la table
au creux de l'assiette un renflement de fruit
l'immensité du ciel au dessus
l'immensité de la mer en dessous
entre deux
et tes cheveux
je ne pouvais m'empêcher de passer mes doigts en ce lieu secret
la nuque de ton sommeil
la goutte d'eau de la nuit sur ta peau
je la sais
est-ce parce que le parfum du lilas sent plus fort le soir
la couleur des écorces
le chant d'un oiseau entendu par un autre oiseau
les cernes qui se font tendres
les boutons de ta veste
l'innocence de la vie si jolie
une fraîcheur de soleil sur la table
au creux de l'assiette un renflement de fruit
l'immensité du ciel au dessus
l'immensité de la mer en dessous
entre deux
et tes cheveux
je ne pouvais m'empêcher de passer mes doigts en ce lieu secret
la nuque de ton sommeil
la goutte d'eau de la nuit sur ta peau
je la sais
est-ce parce que le parfum du lilas sent plus fort le soir
la couleur des écorces
le chant d'un oiseau entendu par un autre oiseau
les cernes qui se font tendres
les boutons de ta veste
mercredi 21 novembre 2012
lundi 19 novembre 2012
dimanche 11 novembre 2012
L'océan fleurit
les rosées du couchant ,
au plus près des vagues s'étirent les liqueurs des nuages,
une broussaille solitaire d'oiseaux prend l'air
j'entends au ciel battre l'aile
la plume abordée par la neige
le trait mascara piquer l'oeil ,
fous silencieux sur les glissants chauds d'un fuseau de soleil
voilier noir martinet dormant en vol
au coin du bec
un rire aux fossettes gonflées d'hirondelles
une épuisette d'îles à colibris cirrus
vendredi 19 octobre 2012
La page est blanche
la berge les oiseaux et les roseaux pleuvent doucement
l'océan s'est retiré et les rochers dorment
la brise est sur les herbes
le corps de l'eau sur l'horizon
vapeurs de carrare
la page blanche
assise au bord de l'eau
la page blanche folâtre
sous la patte d'un oiseau la superbe calme luxuriance
la gorge d'un ruisseau gouleyant sur la feuille
fragile esquif une saignée de terre
nous avions de jolis chapeaux
le vent sur la jetée les envoyait promener
sur la mer parfois ils dansaient
le soleil à gorges déployées riait sur le sable
le chapeau s'est envolé .
J'attends
et tout dans mon coeur l'anatemps
à l'intérieur un tapis
la neige lentement encercle la ville
discrète comme la ville qui n'a plus de nom
les noms de l'attente et du silence se gonflent
un flocon
un enfant qui s'amuse
un rire
un poisson à grosse tête bleue
vendredi 20 juillet 2012
mercredi 18 juillet 2012
Cela pouvait être un grand lièvre ou un petit kangourou
j'aurais pu dire smock smourk brock debrock ou chpounk
c'est un grand lièvre
un petit kangourou
je suis brock debrock
broor avec un m
un m avec un a
le piano est une baleine noire aux dents d'ivoire
le violoncelle le vent de l'eau berçant la forêt de fougères
Le soleil pleure
les fleurs garderont - elles la trace de l'abeille
le chant des plaines
la fraîcheur du caillou à leurs pieds ombrés
l'empreinte du jour et de la nuit dans leur parfum léger
la voix du printemps en hiver
la lune dans une boîte de fer blanc , un biscuit serein et suave ,
des mélancolies sur les bouches rouges des cerises
une maison de papier où gratte un grillon
je trébuche
le soleil me fait pleurer
une fantaisie de marches si hautes que je ne les sens pas sous les pieds
un ballon blanc sur l'océan
des boucles de cheveux
pleine lune ronde bouée bleue discrète liseuse
n'est-ce pas plutôt
de cet envol à la lune
que la lune nous rend à la terre
un blanc frotté à peine soufflé
une ligne d'eau déclinée bleu nuit à bleu d'aube
j'aurais pu dire smock smourk brock debrock ou chpounk
c'est un grand lièvre
un petit kangourou
je suis brock debrock
broor avec un m
un m avec un a
le piano est une baleine noire aux dents d'ivoire
le violoncelle le vent de l'eau berçant la forêt de fougères
Le soleil pleure
les fleurs garderont - elles la trace de l'abeille
le chant des plaines
la fraîcheur du caillou à leurs pieds ombrés
l'empreinte du jour et de la nuit dans leur parfum léger
la voix du printemps en hiver
la lune dans une boîte de fer blanc , un biscuit serein et suave ,
des mélancolies sur les bouches rouges des cerises
une maison de papier où gratte un grillon
je trébuche
le soleil me fait pleurer
une fantaisie de marches si hautes que je ne les sens pas sous les pieds
un ballon blanc sur l'océan
des boucles de cheveux
pleine lune ronde bouée bleue discrète liseuse
n'est-ce pas plutôt
de cet envol à la lune
que la lune nous rend à la terre
un blanc frotté à peine soufflé
une ligne d'eau déclinée bleu nuit à bleu d'aube
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