Tiens il pleut
Tiens il pleut
dimanche 7 juin 2015
samedi 23 mai 2015
jeudi 21 mai 2015
vendredi 15 mai 2015
mardi 12 mai 2015
Ceci ne casse pas trois pattes à un canard .
Bien tôt ,
après le printemps franc et cru ,
au cadran du ciel d'été
un oiseau sur la branche pique un fard ,
l 'Espace ,
il vient de l'eau
il vient du vent
il vient de l'air
il vient du champ
il vient de la chair ,
de la nuit ,
musette de la terre ,
il craque une allumette
il pétille de feu
dans les broussailles de nos yeux ,
les hampes et jambages de nos iris au bord du ruisseau
le merle noir a des oeufs bleus ,
le martin triste se roule dans les larmes de l'herbe
le matin se sèche en boules de foin
un bain de poussières ,
l'oiseau perce nos paupières lourdes
pêcheur d'ambre dans les sillages de sable
le dépli de la mer s'engouffre à l'éveil
les cris rieurs des oiseaux grelottent de cristal
sur la vague remontante des colliers de l'aube ,
l'Espace ,
mardi 5 mai 2015
lundi 4 mai 2015
J'écris l'hiver clos dans la neige
tard dans la nuit
le halo des buées cristallisées ,
tard dans le soleil bleu
sur les peaux des fugues de baisers
volatiles ailées
petites étoiles tard dans la lune noire ,
dans les stridulations minuscules de la lumière
la chouette s'en va floconner le ciel ,
son trait d'ombre claire est resté dans mon regard ,
le battement blanc des marées sur la tempe des rochers
l'offrande des morts aux beautés de l'aurore
et toutes celles que je ne verrai pas
depuis longtemps disparues sous le soleil ,
et sous la pluie sous le vent
sous le bois , sous la pierre ,
sous tout ce qui s'oublie lentement
aussi facile à se dissiper qu'un nuage fuyant .
samedi 2 mai 2015
jeudi 9 avril 2015
samedi 4 avril 2015
jeudi 2 avril 2015
mardi 24 mars 2015
Se tenir ,
Je tiens à mon enfance
un jardin qui pousse sombre et joyeux ,
un nuage léger ourle l'épaule du vieux cerisier
la nuque des fleurs des pommiers sur le mur ,
courbes , le rêve mystérieux enseveli
et le vin délicieux bu sous la sueur du lilas ,
un soleil de poche feuilleté dans les tintinnabules
d'un après - midi pluvieux ,
oh lilas un geste profus sans bras
un petit bouquet de rires et de charmes ,
dans l'aube disparue
le visage aimé prolonge les gammes
pléiades de la pluie ,
et dans la nuit l'herbe est encore tiède ,
l'enclos du temps chaud
des mots de fleurs tressées
des sommeils fragiles du nénuphar à l'eau
le hasard des lignes d'un oiseau plongeant
une goutte de chant
un piétement d'air juillet à la dérive
Je tiens à mon enfance
un jardin qui pousse sombre et joyeux ,
un nuage léger ourle l'épaule du vieux cerisier
la nuque des fleurs des pommiers sur le mur ,
courbes , le rêve mystérieux enseveli
et le vin délicieux bu sous la sueur du lilas ,
un soleil de poche feuilleté dans les tintinnabules
d'un après - midi pluvieux ,
oh lilas un geste profus sans bras
un petit bouquet de rires et de charmes ,
dans l'aube disparue
le visage aimé prolonge les gammes
pléiades de la pluie ,
et dans la nuit l'herbe est encore tiède ,
l'enclos du temps chaud
des mots de fleurs tressées
des sommeils fragiles du nénuphar à l'eau
le hasard des lignes d'un oiseau plongeant
une goutte de chant
un piétement d'air juillet à la dérive
dimanche 22 mars 2015
jeudi 19 mars 2015
L'horizon gronde et comme un animal traqué
il ouvre sa gueule noire de feu ,
il va pleuvoir ,
la terre chargée de parfums
et la forêt au creux de ses secrets
cathédrale absidale ,
chambre d'écho des feuilles frottées , brossées par la brise
belles agapanthes flûtes aux voix panachées de vent ,
presque rien de brumes , tiens il pleut ,
dru de feuilles et torches brillantes
épicées de sentes , il vente dans la langue ,
le chien d'averse court saute et fume ,
la terre est mauve et l'air une fugue bleue aux torses des troncs ,
il a plu ,
les orties sortent la tête de leurs plumes
des gorgées de soleil aux volières avalantes ,
la forêt a pleuré , sa panse dégorge d'insectes ,
il a plu ,
myriadaire flottille d'écumeles haleines blanches s'échappent
aludel aux bouches de la forêt ,
l'égoutis des notes sur les tuyères des branches
les cordes tendues de la lumière résonnent aux arcs
vendredi 13 mars 2015
Le pinceau du soleil fin
nage fluide
le corps effilé
jusqu'à sa dernière main d'ivoire
le dernier pied blanc crémeux de chine
disparaissant précieusement orangé
dans le calme roulis de l'azur marin
ce goût sur la langue de la couleur
du parfum fondant
de la note illuminée au plein chant de l'horizon,
l'océan polit le ciel
l'abrase jusqu'au miroir , basse-lissier d'étoiles
où monte le soir
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