Tiens il pleut
Tiens il pleut
mercredi 2 décembre 2015
mardi 1 décembre 2015
Et Louis !
Marie-Rose avait des fesses énormes
sous sa robe elles tremblaient comme un rire
se répercutant comme une ondulation birbes cascadeuses ,
les enfants du hameau la poursuivaient
jusqu'à la petite prison désaffectée
où elle avait pris domicile d'emblée.
Là où l'envie la prenait
elle pissait debout les cuisses écartées
levait sa robe, dessous deux grosses poires mûres.
Je retrouvais cet éclat épanoui
le jour où je vis louis
la bouche géante ,
le jazz , les fesses de Marie -Rose sur son visage,
énormes, le joues pleines de noyaux de pêches et de jus de trompette ,
un tremblement de terre au village à la sieste suante .
L'après midi finissante
les cailloux frais dans la main
j'allais les jeter contre la porte de la prison
Marie-Rose regardait par le judas rouillé
ses yeux comme un bandeau blanc,
elle m'ouvrait
l'odeur des cailles aux fruits sauvages
dans le pot chaud ronronnait,
doux tumulte ,
nous buvions du jus de cassis,
du vin nouveau et du vieux ,
tout ce qui enflammait la gorge , la poitrine et le ventre ,
de jeunes pommes au gosier béant ,
et tout le reste je m'en bat les cils ,
le cœur au bord du tien
nos solitudes au lit d'océan ,
aux feuilles d'été , au léger murmure dans les branches .
Les mêmes des nuages ,
les mulots glissaient leur pointus sous les meules sèches ,
les chaumes écrasés de soleil
nous mangions les oiseaux des yeux
siestant une mort savoureuse ,
les mêmes des nuages passant
nos solitudes au bord du vent
Je rentrais au soleil frisant la plaine
océan de terre vague ,
retardataire ,
je n'avais pas faim
immobile au milieu de l'allée
je faisais pipi tout debout
les cuisses écartées,
levant ma robe,
je poussais la porte de la cuisine et j'entrais.
lundi 23 novembre 2015
Un pas de porte
qui sent la craie chaude et le lilas mouillé,
un seuil disjoint accroche
mes godasses d'enfant effrontée ,
au mur des nids de fleurs fanées
ça et là, les couleurs se désaccordent ,
les vignes sauvages et les herbes folles ,
les herbes de peu
lézardent les pierres usées ,
je plie un peu les épaules ,
pour l'ombre sous le porche
je plie la pénombre en traits de papier sur ma joue ,
l'éclair doux
de milles soleils en particules
une langue épanouie qui fleurit
la dalle abandonnée.
Un serpent de poussières
et pépites de comètes
danse sur la pénombre qui est partout chez elle.
Un pas de porte ,
bouche de silence animé de lumière ,
je plie l'ombre dans ma poche
ici où tu es là où tu n'es pas
soleil tu viendrais danser sous les arbres
avec le ruisseau du sous bois
avec ce qu'on apporte et emporte
ça et là ,
les violets chardons de fleurs poussent la porte ,
va va ,
piquent et gonflent la marée des oiseaux sémillants ,
le soleil neige lentement
un ruisseau d'oiseaux
et soulève légère l'écharpe du chant ,
va va ,
petits corps chauds de rubans , frêles rameaux naissant ,
petites broussailles solitaires de l'aube ,
tout ce silence frôlé sur les hanches parfumées des branches fauves ,
ce blanc brûlant des roches .
lundi 9 novembre 2015
Automne
s 'est posé sur la peau nue des prés
les feuilles tapissent le fond des yeux
le ciel se taille les veines et sue de bleu
un bandeau d'or ceint la rondeur de la colline
déjà la fumée blanche noue ses nids sur les branches
voltes des pistils de neige sur les fagots noircis
des liures de mains tordues oubliées en silence
des hanches de parfum
la neige fleurira ,
automne
tu viens dans ma tête
d' étirements de miel
sur les flancs du chat blanc ,
du fard brûlé des yeux noirs aux ramures dégarnies ,
aux volutes des danses et des chutes du temps ,
au vent du soleil roux inondant l'océan
l'ombre de la tristesse s'allongeant pour y boire
le soir le soir , le soir venant
le cœur y bat pourtant
nage chante et sourit à la beauté .
jeudi 5 novembre 2015
vendredi 30 octobre 2015
Ensoleillé , blush , ciel bleu doux , quelques voiles nuageuses diaphanes étirées , une ombre de sommeil au bord des joues , je baye aux corneilles , l'air est pâle , folâtrant à l'océan les vagues pensées , floches , flush éparpillé ne s'arrêtent en aucun lieu , pivoines tombantes au vase teinté d'eau .
jeudi 29 octobre 2015
mercredi 28 octobre 2015
Les nuages glissent dans la maison en ruines
par le toit à ciel ouvert
sortent en fleurs par la porte
rien n'a bougé ,
les vieux stucs brûlent sous le soleil ,
les anges polis en serre-livres
sur le chemin éboulé murmurent ,
leurs lèvres verdies d'insomnie se taisent ,
peindre les sons
les petits oiseaux du bec
pincent les nuages , des miettes d'aube dans le jabot ,
picorent les poils du pinceau,
le chant tôt tournoie , pique une tête et dare-dare
nage et prend la vague au grain de la peau ,
les bouches de terre de sil et d'eau
une fugue de mots sur les claviers stellaires
la nuit la nuit par le toit les jours à ciel ouvert ,
les voix tendrement dans les rougeurs du crépuscule
s'ébattent joyeuses entre les pattes de l'étoile du chien mouillé
dimanche 25 octobre 2015
jeudi 10 septembre 2015
samedi 5 septembre 2015
Tu peux broyer mon poème
tu peux le voler
il a brûlé il y a longtemps
un petit feu de prairie pris
par le vent de la bouche des enfants ,
leurs mains , des caches en avant de leurs joues parfumées
de grands herbiers de couleur , leurs mains en soufflet de chair ,
les ongles noirs de terre ,
les herbes de peu ,
les restes d'un feu .
Les yeux de la mort
l'ont caressé bien avant que tu t'allonges dans ton lit ,
caresser l'hiver comme un vieux chat pelé ,
l'éphémère préféré à la boutique installée ,
les oiseaux des marées
ont déchiré et ouvert les paupières ,
carnassiers des rêves , arrachés à la nuit ,
jaillis insoumis ,
sur l'épaule un doux brasier de neige vient flocons
légers , fondre dans la main les soies
cendres blanches de l'été .
mardi 1 septembre 2015
C'est le soir
les couleurs sont des nappes
ivoire et lait autour du ponton
perles de nacre sous l’œil du soleil
qui perce la trouée de l'arbre rond,
des liqueurs d'émeraude
des flacons d'ambre où se fondent
des pupilles noires ,
la douceur de la terre
et le chant de l'air
me donnent mon nom,
un sourire fertile
une note claire
un feu d'eau,
c'est le vent qui grave la colline
de plumes d'horizon ,
c'est l'éclat d'un passage silencieux
un voyage bleu , au cœur léger bouton d'une jonquille ,
la douce heure d'un soir sur mes bras qui s'incline
un éclat de paix qui chemine .
Dans le sommeil des pierres je dors ,
l'abeille
de la bouche de l'arbre est tombée
poudre de feu
la chute de sable sur l'air
un pan de noir
le jaune resplendit
du ruisseau à la nichée des rouges capucines .
Léthargie entre les lèvres de l'après midi
Et moi je n'ai rien dit
quelque chose que j'ignore
et que j'écris comme l'insecte
qui déplie les lobes du cœur de la fleur
tactiles pores odorantes , aiguillée de drapière ,
l'ensoleillement ivre et étrange
dans le silence des pierres
la solitude du soleil .
jeudi 6 août 2015
dimanche 26 juillet 2015
Calme remontée d'or , le sable bouge amasse brise,
embrasse plisse ses rubans froids ,
épouse les chevilles de graines mouvantes d'océane ,
cordelettes et bracelets de soleil , pierres , foulées de vent ,
étreinte pointillée de temps , neige bleue ,
ma toute pleine moire étamine chantée
de toi , de moi et de chants de trépas
poussés par la marée nocturne,
j'entends se gonfler le vent ,
c'est la fougue de neptune
qui creuse les failles de nos peines .
Cette nuit, la bonne idée ,
mon cœur , ma toute belle
j'ai marché vers toi , vers la mer
fontaine de baisers ,
des perles fragiles colliers
au cou des serpentins de lune ,
chaque fois , s'immiscent
ta voix et l'espace frais d'un noir étoilé
la belle idée d'être deux ,
mon cœur d'argile , ma toute belle échappée ,
la traversée de lumière
lundi 13 juillet 2015
L'herbe pauvre et la pierre
sèche rongée d'ocre et de rouille
à l'orage mousseux d'encre et au soleil noir
couvent les sols de l'aube humectée d'océan
un fil de cerf volant bleu
la peau du cœur effilée par l'étoile du couchant
l'églantine rosée à peine d'elle une bouche humide
là aperçue moire , voici le tremblement de l'été ,
la saison habite dans la tête
les épaules s'arrondissent
le dos pétri de terre et de soleil
les pieds prenant l'eau
comme le saule boit au ruisseau ,
boire à la bouche et au souffle
dimanche 12 juillet 2015
vendredi 3 juillet 2015
Moi à quatre heures , j'archine une bonne tartine,
à cette heure du corbillard ,
l'estafette ,
savez vous ce qui rend la vie ?
J'archine une bonne tartine et je bois un demi .
Mi à quatre heures, j'archine eune bonne tartine,
à ch'theure du corbillard ,
l'estafette,
savez -vous ce qui rend la vie ?
J'archine eune bonne tartine I bot un d'mi.
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