La mer c'est écrire
écrire c'est la mer
à cet instant de cavale
je n'ai besoin de rien d'autre
à d'autres instants je suis autre
du pain du vin des rires
de la dentelle
Serez -vous là
votre voix
la mienne
sans rien d'autre que cela
un mystère que nous ne savons pas
il y a quelque chose qui cloche en moi
autant de bêtises écrites en si peu de temps
aucune pareillement pour être aussi maladroite
grosse comme mes bêtises
maigre butin
je n'ai pas l'idée de demain .
Promenade dans les bois
promenade
la terre est ronde , chemin assoupi , blanche heure ,
le ciel est dessus nos têtes , pétillant de sarcelles ,
les arbres tournent de l'oeil ,
l'approche de nos pas,
les gnomes jettent des pierres en sifflant les poissons,
le lac au repos,
le souffle de nos bouches danse sur l'air
s'éparpille comme oiseaux sur un coup de tête du vent.
Des nuages comme des couettes
glissent des balles de coton
sur les grands champs,
les allures de l'hiver
qui rentre ses troupeaux de nuées ,
chaumières ensevelies de paille
nos mots chuchotés à moitié
des rires sans dire
des douceurs sans faire
nos haleines sur l'air des pas lents
oreilles bleuies
col de laine nid brindille
vapeurs de lune sur le ciel étincelant ,
une tache rousse, un chevreuil bouge les branches ,
le soir s'enroule frileusement sous la lueur douce lustrée
du ciel de neige qui descend sans bruit
l'aile d'un flocon ,
ça tient à rien si peu ,
écrire
Tiens il pleut
Tiens il pleut
samedi 26 novembre 2011
dimanche 20 novembre 2011
lundi 14 novembre 2011
dimanche 13 novembre 2011
samedi 12 novembre 2011
Petite flandre
Soleil blanc
lame de couteau perce la brume
mer lourde ventre de poissons taupe soyeuse
fuseau éclair brillant
une pointe fine de mât oscille,
les maisons accroupies sous le ciel suent de vapeurs,
genièvres, baies de peket
filets rosis de givre
tignasses bleuâtres de bois les arbres gouttent de ruisseaux nocturnes
frai sur les branches des nids blancs murmurent,
le rayon tisse ses premiers fils d'or
le brouillard abandonne les sables
parfum vif de bleuet
lait de crocus
indigos noirs alphabet d'oreille
les oiseaux plongeurs crissent l'air et trouent les vagues
pelisses de perles grises éclaboussent l'horizon,
la dune est calme ,
dessous les herbes au vent levées
mes pieds s'épanchent au bain frais d'aube,
la boréale chante sous la glace opaline
lame de couteau perce la brume
mer lourde ventre de poissons taupe soyeuse
fuseau éclair brillant
une pointe fine de mât oscille,
les maisons accroupies sous le ciel suent de vapeurs,
genièvres, baies de peket
filets rosis de givre
tignasses bleuâtres de bois les arbres gouttent de ruisseaux nocturnes
frai sur les branches des nids blancs murmurent,
le rayon tisse ses premiers fils d'or
le brouillard abandonne les sables
parfum vif de bleuet
lait de crocus
indigos noirs alphabet d'oreille
les oiseaux plongeurs crissent l'air et trouent les vagues
pelisses de perles grises éclaboussent l'horizon,
la dune est calme ,
dessous les herbes au vent levées
mes pieds s'épanchent au bain frais d'aube,
la boréale chante sous la glace opaline
jeudi 10 novembre 2011
Je vais à la mer chaque jour
la mer bouillonne en moi
je bouillonne en elle
grisement
dégrisement
journée soleil dehors
nuit s'intensifie
trop tôt
essence vive
des boues de glaise sur le ciel montent
infusent des verts crus et tendres d'arbres tendus de feuilles
les rochers les corps anguille ondulante sous les pieds
un champ d'herbes de plaine
des fracas sombres d'étoiles
la mer où elle est dans ses harmonies de cheveux de taches silencieuses
la mer bouillonne en moi
je bouillonne en elle
grisement
dégrisement
journée soleil dehors
nuit s'intensifie
trop tôt
essence vive
des boues de glaise sur le ciel montent
infusent des verts crus et tendres d'arbres tendus de feuilles
les rochers les corps anguille ondulante sous les pieds
un champ d'herbes de plaine
des fracas sombres d'étoiles
la mer où elle est dans ses harmonies de cheveux de taches silencieuses
mercredi 9 novembre 2011
lundi 7 novembre 2011
mardi 1 novembre 2011
Pommes reinettes acidulées
sous les chapeaux enfoncées jusqu'aux oreilles du fleuve
les visages se plissent de rides , le vent pointu , pentue une ardoise de biset,
boules d'oiseaux de feu piquées sur les ponts gris
les péniches chargées de rouille tanguent dans le roulis
de la Seine brune des ramages d'ocré
leurs hanches allongées sur les miroirs étincelants
des forteresses de verre fumé,
de la Seine brune
les livres respirent
des poissons vivants
sur les étagères , les marches de pierres moussues,
alignés têtes-bêches
carénés par les mains des chalands,
feuilletés par la brise fauve du soir
caressés faïence du ciel
s'immiscent dans leurs yeux,
un poisson frais dans la bouche , des écailles sur le nez ,
un marron chaud dans la main,
imprimés de bateaux , de tempêtes,
d'Afrique lointaine côtoyant les fleurs de roses,
New York , Singapour , les rives sauvages de la Loire,
louvoyant ensemble roman noir sur l'étal sinueux ,
des hommes assis sur des chaises de fer ,
vieux rayonnage couleur olive ,
la Seine traîne
terrasse désertée ,
le garçon de café rentre les fauteuils
une cravate de gant blanc dans sa poche noire,
un nuage éternue
un arbre tousse des sanguines des miellats de chair,
un corbillard passe, un enfant crie vive les mariés ,
à Patawa , un nain est tombé dans la gueule d'un hippopotame,
simple réflexe de déglutition , le public applaudit à tout rompre,
carnaval funèbre
sous les chapeaux enfoncées jusqu'aux oreilles du fleuve
les visages se plissent de rides , le vent pointu , pentue une ardoise de biset,
boules d'oiseaux de feu piquées sur les ponts gris
les péniches chargées de rouille tanguent dans le roulis
de la Seine brune des ramages d'ocré
leurs hanches allongées sur les miroirs étincelants
des forteresses de verre fumé,
de la Seine brune
les livres respirent
des poissons vivants
sur les étagères , les marches de pierres moussues,
alignés têtes-bêches
carénés par les mains des chalands,
feuilletés par la brise fauve du soir
caressés faïence du ciel
s'immiscent dans leurs yeux,
un poisson frais dans la bouche , des écailles sur le nez ,
un marron chaud dans la main,
imprimés de bateaux , de tempêtes,
d'Afrique lointaine côtoyant les fleurs de roses,
New York , Singapour , les rives sauvages de la Loire,
louvoyant ensemble roman noir sur l'étal sinueux ,
des hommes assis sur des chaises de fer ,
vieux rayonnage couleur olive ,
la Seine traîne
terrasse désertée ,
le garçon de café rentre les fauteuils
une cravate de gant blanc dans sa poche noire,
un nuage éternue
un arbre tousse des sanguines des miellats de chair,
un corbillard passe, un enfant crie vive les mariés ,
à Patawa , un nain est tombé dans la gueule d'un hippopotame,
simple réflexe de déglutition , le public applaudit à tout rompre,
carnaval funèbre
dimanche 30 octobre 2011
La mer se baisse et se lève
une petite fille se baisse et se met debout
ramasse les cailloux
la soirée s'évase la fleur posée près de l'âtre
le matin était frais
ce soir il fait doux un buvard d'océan de lettres
la mer là d'une mer vide, au soir d'une vie.
l'automne est arrivé dans un filet à papillons
cette nuit j'entends la mer soulever sa poitrine
un ruban noir sur l'oreiller
un chat qui dort sur ma tête
son oreille sur ma joue
le gros ventre d'un nuage dans la cheminée
la bûche qui craque
le nuage tombe dans le feu
le gris ramage , de rameaux et de feuillages crépitent dans la flamme
les digitales claquent dans l'ombre,
le bruit du coupe papier séparant les pages ,
des crénelés , dentelures , copeaux de papier sur la table,
la drache sur la vitre gratte son dos de hérisson
l'automne est arrivé une feuille sur la marge
la mer soulève sa poitrine
nuit noire de lumière
tout emportée dans les couleurs
l'aube dort dans un pli de sa gorge rose
l'aube se lève un trait vertical sorti de l'encrier
une petite fille se baisse et se met debout
ramasse les cailloux
la soirée s'évase la fleur posée près de l'âtre
le matin était frais
ce soir il fait doux un buvard d'océan de lettres
la mer là d'une mer vide, au soir d'une vie.
l'automne est arrivé dans un filet à papillons
cette nuit j'entends la mer soulever sa poitrine
un ruban noir sur l'oreiller
un chat qui dort sur ma tête
son oreille sur ma joue
le gros ventre d'un nuage dans la cheminée
la bûche qui craque
le nuage tombe dans le feu
le gris ramage , de rameaux et de feuillages crépitent dans la flamme
les digitales claquent dans l'ombre,
le bruit du coupe papier séparant les pages ,
des crénelés , dentelures , copeaux de papier sur la table,
la drache sur la vitre gratte son dos de hérisson
l'automne est arrivé une feuille sur la marge
la mer soulève sa poitrine
nuit noire de lumière
tout emportée dans les couleurs
l'aube dort dans un pli de sa gorge rose
l'aube se lève un trait vertical sorti de l'encrier
lundi 19 septembre 2011
mercredi 14 septembre 2011
Mettre un poète en examen
le suspecter d'être un homme une femme
le suspecter de vie
c'est la plus grande des contributions
qu'on puisse apporter à la poésie.
S'habiller du rêve infini s'habiller de musique,
en garde à vue en garde du corps en garde d'amour
fiancés des soleils et de la pluie
tout le ciel l'océan jeune enfant de l'aube et couchants révélés
une cité en haillons est entrée par la fenêtre
tout le ciel est entré un trait de rivière traverse la nuit
la nuit est partie déroulée loin là bas
sur un glissement de vague
enfant de nulle part
la rivière est passée sous la lune isabelle
la nuit est revenue troubler les tombes
dans leur grand repos d'ombre abrité de parfums
un vide une fleur
un grain un fruit
une coupe de vin
le suspecter d'être un homme une femme
le suspecter de vie
c'est la plus grande des contributions
qu'on puisse apporter à la poésie.
S'habiller du rêve infini s'habiller de musique,
en garde à vue en garde du corps en garde d'amour
fiancés des soleils et de la pluie
tout le ciel l'océan jeune enfant de l'aube et couchants révélés
une cité en haillons est entrée par la fenêtre
tout le ciel est entré un trait de rivière traverse la nuit
la nuit est partie déroulée loin là bas
sur un glissement de vague
enfant de nulle part
la rivière est passée sous la lune isabelle
la nuit est revenue troubler les tombes
dans leur grand repos d'ombre abrité de parfums
un vide une fleur
un grain un fruit
une coupe de vin
dimanche 4 septembre 2011
vendredi 2 septembre 2011
mercredi 31 août 2011
jeudi 18 août 2011
Faut que ça tombe, ça tonde que ça cloue et que ça cogne.
Faut que ça saigne., et si ça saigne , il y a la cure d'éventration , respectons les chirurgiens du mou., les chirurgiens du dur , les orthopédistes, les endocrinos, les gastro entérologues, les ophtalmologistes , les oto rhino laryngo ,les sexologues, les zoologues, les réeducateurs, les adaptateurs, les kinés, les psychiatres, les neurologues, les observatologues, les cardiologues, les diagramologues, les graphologues, les conseillologues ,
y'en a des logues je dois en oublier., les pipilogues, les chatologues, les chatouiollogues , la noblesse ô logue,
les schématologues , les doutologues, les arffirmologues, les mouvementologues, les littératorologues , les titillologues, les turlututus pointus, les géniologues, les ingénieurologues, la liste est longue, la liste est courte , la liste est vide, nuage crevé .
La dresseuse de chiens, ils frappent fort et longtemps, je vais faire court j'ai plus de tête.
Madame L et le grand chien blanc à taches jaune et à tête carré , vous savez il est jamais loin , je vais faire court , j'ai plus de tête.
Et les bûcheronnes c'est pour les bûcherons.
En promenade éphémère et l'art de la fugue, en bord de mer , le plus loin possible.
En cessation d'activité , tous points ici ne donnent aucune réponse , ne montant aucune entreprise , je retourne à l'asile avec mes aliénés , nous serons amusants , drôles, inconséquents et je n'aurais ni manche, ni cognée, ni oeuvre .
Nous mettrons les e à la place des o des a à la place des i des u à la place de ceux qui n'en ont pas, des bus des vus des tus des sus des pus des rus des mus , des a des b des c des d des e des f , des pointues des carrés des rectangles des triangles et nous jouerons à la corde à sauter , la tapette à mouche , la roulette russe, au manège enchanté, aux dames , aux petits chevaux , au jeu de l'oie, au nain jaune,à la bêbête qui monte qui monte et qui descend .
Et surtout surtout sourds aveugles et muets, il nous plaira de n'être pas tristes., et si nous avons la possibilité de loger dans les trous de nos cerveaux quelques fleurs sur les tombes, nous ne le ferons pas, on fera rien , je croyais le monde plus amusant , mais il n'en est rien , partout le monde est triste.
Nous essaierons de ne pas l'être avec la musique.
Je compte mes doigts , cinq à une main , cinq à l'autre , vous en voyez combien , cinq à l'une et cinq à l'autre, bien, je secoue la main , cinq à l'une et cinq à l'autre.
J'ai trouvé quelques cheveux sur la taie , les miens, un ça fait un , deux ça fait deux .
Les fols étés , les folles nuits et les couchers de soleil , pauvre ami. tout ce que l'on ne dit pas est écrit en gros sur le nez au plein milieu de notre figure et je n'ai pas besoin de me justifier , juste un poème rien à gagner , tout à perdre et tout le temps.
Que rien n'empêche de vivre.
y'en a des logues je dois en oublier., les pipilogues, les chatologues, les chatouiollogues , la noblesse ô logue,
les schématologues , les doutologues, les arffirmologues, les mouvementologues, les littératorologues , les titillologues, les turlututus pointus, les géniologues, les ingénieurologues, la liste est longue, la liste est courte , la liste est vide, nuage crevé .
La dresseuse de chiens, ils frappent fort et longtemps, je vais faire court j'ai plus de tête.
Madame L et le grand chien blanc à taches jaune et à tête carré , vous savez il est jamais loin , je vais faire court , j'ai plus de tête.
Et les bûcheronnes c'est pour les bûcherons.
En promenade éphémère et l'art de la fugue, en bord de mer , le plus loin possible.
En cessation d'activité , tous points ici ne donnent aucune réponse , ne montant aucune entreprise , je retourne à l'asile avec mes aliénés , nous serons amusants , drôles, inconséquents et je n'aurais ni manche, ni cognée, ni oeuvre .
Nous mettrons les e à la place des o des a à la place des i des u à la place de ceux qui n'en ont pas, des bus des vus des tus des sus des pus des rus des mus , des a des b des c des d des e des f , des pointues des carrés des rectangles des triangles et nous jouerons à la corde à sauter , la tapette à mouche , la roulette russe, au manège enchanté, aux dames , aux petits chevaux , au jeu de l'oie, au nain jaune,à la bêbête qui monte qui monte et qui descend .
Et surtout surtout sourds aveugles et muets, il nous plaira de n'être pas tristes., et si nous avons la possibilité de loger dans les trous de nos cerveaux quelques fleurs sur les tombes, nous ne le ferons pas, on fera rien , je croyais le monde plus amusant , mais il n'en est rien , partout le monde est triste.
Nous essaierons de ne pas l'être avec la musique.
Je compte mes doigts , cinq à une main , cinq à l'autre , vous en voyez combien , cinq à l'une et cinq à l'autre, bien, je secoue la main , cinq à l'une et cinq à l'autre.
J'ai trouvé quelques cheveux sur la taie , les miens, un ça fait un , deux ça fait deux .
Les fols étés , les folles nuits et les couchers de soleil , pauvre ami. tout ce que l'on ne dit pas est écrit en gros sur le nez au plein milieu de notre figure et je n'ai pas besoin de me justifier , juste un poème rien à gagner , tout à perdre et tout le temps.
Que rien n'empêche de vivre.
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