Vent et soleil,
gros ballots de nuages poussés rieurs ,
grande lumière que rien ne vient troubler,
petites fosses marines où les oiseaux viennent se reposer ,
lisser leurs plumes , hisser leurs yeux agiles au bleu du ciel,
la quiétude et l'excitation des nuées dans le cercle de l'oiseau à s'envoler ,
soir où l'horizon se cabre noir , tout vient d'encre et de fusain ,
l'herbe palpite fontanelle sépia tendre de la terre
un doigt attentif sur le battement balbutié
les vagues aux crinières blanches déferlent sur le ventre de la plage
Tiens il pleut
Tiens il pleut
vendredi 15 février 2013
vendredi 25 janvier 2013
mardi 22 janvier 2013
Musique
le ciel de la nuit pulse comme un banc de poissons
et derrière les yeux des poissons
un oeil encore derrière
celui du peintre du poète
c'était avant , c'est maintenant ,
comme on se baigne
air liquide
comme on tournoie
comme on vide son coeur sur la terre
et comme ils regardent vivre .
Tout dans ce monde expliqué , des plans précis , pas le temps,
vérifier vérifier, c'est là bien tout ce qu'il sait faire, établir des listes , faire tourner le vent sans le moindre sens , cultiver le malheur , des échelles comparatives , du mou de veau.
Ferme les yeux
poursuivre en solitude
les oiseaux se sont tus au vent
dans les nacelles d'arbres
une lettre repliée dans leurs ailes ,
on entendrait dormir la mer
au pas vêtu de pincées de pluie
et les étoiles posées sur l'épaule tisser leurs toiles d'aube,
tout cela est si mince ,
du bord de la bouche de sable d'herbe de pierre
la langue de mer
au plus loin de l'horizon.
Nous entendons dormir la mer
berceau d'eau .
Que traduire , que trahir ,
que serait la terre sans eux
Elle tournerait encore et encore et encore
Goûtons voir si le vin est bon
lundi 21 janvier 2013
Les chevilles de nacre
et la tourbe d'étoiles en lacs plaines et collines
des roulis de mica la gorge ouverte
des flammes d'eaux des lacets d'oiseaux
et la phrase du fleuve qui monte du ventre
qui roule à la peau du cheval , palmes fluides et galops sauvages,
l'homme vertébrale femme de fleur
courbée de roseaux , de jarre de terre,
d'amphore aux épaules violette
dans les satins de chair
les aréoles glissent vers la nuit des lunes voilées de larmes
les étriers de mots dans le châlit des moissons
les yeux coraux d'aubépine.
Mémoire du monde aux cercles des arbres
aux cernes d'un baiser
la femme ouvre ses paupières sur la pierre
la rivière glane les blés
sa voix diaphragme aux cités de l'âme.
et la tourbe d'étoiles en lacs plaines et collines
des roulis de mica la gorge ouverte
des flammes d'eaux des lacets d'oiseaux
et la phrase du fleuve qui monte du ventre
qui roule à la peau du cheval , palmes fluides et galops sauvages,
l'homme vertébrale femme de fleur
courbée de roseaux , de jarre de terre,
d'amphore aux épaules violette
dans les satins de chair
les aréoles glissent vers la nuit des lunes voilées de larmes
les étriers de mots dans le châlit des moissons
les yeux coraux d'aubépine.
Mémoire du monde aux cercles des arbres
aux cernes d'un baiser
la femme ouvre ses paupières sur la pierre
la rivière glane les blés
sa voix diaphragme aux cités de l'âme.
vendredi 18 janvier 2013
La nuit est pâle
pâle de peau rosie
pâle un baiser de nénuphar
la mer se ride
un ourlet violet
Un vieil homme vient de fermer sa porte
une orange mûrit dans sa pendule de papier
sous la table un vieux chat perd ses poils
une plume d'encrier noircie de lettres
Près du marais jaune une grenouille chante
jeudi 17 janvier 2013
Lumière particulière ,
poème des terres forêts naissantes du loup
la gueule brillante , un bourgeon noir cherche ,
de l'ours langue encore enluminée de miel
dans la gorge coulent les elléborines rouges
le ventre frottant la caverne et la pierre ,
corneilles aux cris de becs sur l'écorce ,
l'eau passe entre les chevilles de la maison
et les poissons sifflent baignent leurs jours entre deux ports lointains ,
les moulins continuent de tourner au vent
les frênes et les bouleaux s'épanchent ,
de très loin j'entends venir le galop du soleil entre les claquements de robes des nuages ,
je n'ose ouvrir la bouche
les pétales s'engouffrent dans la mer
je n'ose ce poème
joie et lumière
le son sur la pierre blanche de l'océan , gentiane ,
des floquets de linaigrettes joyeuses parsèment la huppe des vagues ,
je sirote au bouquet d'oiseaux
poème des terres forêts naissantes du loup
la gueule brillante , un bourgeon noir cherche ,
de l'ours langue encore enluminée de miel
dans la gorge coulent les elléborines rouges
le ventre frottant la caverne et la pierre ,
corneilles aux cris de becs sur l'écorce ,
l'eau passe entre les chevilles de la maison
et les poissons sifflent baignent leurs jours entre deux ports lointains ,
les moulins continuent de tourner au vent
les frênes et les bouleaux s'épanchent ,
de très loin j'entends venir le galop du soleil entre les claquements de robes des nuages ,
je n'ose ouvrir la bouche
les pétales s'engouffrent dans la mer
je n'ose ce poème
joie et lumière
le son sur la pierre blanche de l'océan , gentiane ,
des floquets de linaigrettes joyeuses parsèment la huppe des vagues ,
je sirote au bouquet d'oiseaux
dimanche 13 janvier 2013
jeudi 10 janvier 2013
Telle cette nuit
ce flottement dans le temps
ce petit fauteuil de pierres
je m'étais adossée ,
cette masse noire de mer
le mur silencieux des tombes,
entends la nuit marcher au coeur
son pas ,
les blocs de glaces s'entrechoquent se soulèvent se brisent
pointent des gemmes étranges, des cristaux de moraines,
l'océan craque grogne et gronde
incessant charroi de carillons argentés
dragon fantastique émergeant de la fosse sombre
haute silhouette impassible et son cortège ruisselant d'ailes ciselées au diamant ,
quelque chose de rouge vivant dans la lune
elle joue du couteau
folles herbes de cristal grandes fougères dorsales et cailloux ras
pourpoints d'écailles de rubis , sostenuto ,
pas un arbre ,
ma toute pleine noire
de toi , de moi et de chants de trépas ,
une remontée de temps ,ventricule d'encre ,
mémoire que chaque mot trahit
que chaque chant laisse venir monter
une étoile est tombée loin de tout emprisonnement
de toute appropriation ,
que chaque mot brûle pour laisser place
que chaque face grimaçante extermine
que chaque noir du dessus où transpirent
chaque couleur chaque forme aux douceurs
imbibant mon coeur en dessous
merveilleux nageur solitaire dans le crâne
insolites vols glissements de peaux
je me laissais partir
fins tissus de baille
doux creux de faille
un intervalle d'étoiles nous nous sommes coulés
alors ma main sur l'eau
une courbe
un névé
un caillou
je me suis allongée
une barque d'aube lumineuse
un miroir de nuages aux soyeux taffetas ,
plaine maritime , de grands bouquets d'oeillets suspendus aux gorges désolées des moraines,
j'ai entendu la mer ,
la déchirure du grand matin prend silence dans le vol d'oiseaux
l'écorchure du visible,
tout prend silence ,
cela s'écrit , un temps ,
la lumière hivernale joue sur ce qui s'est écrit , elle se joue de la nuit , je joue avec elle et les mots jouent aussi , cascade sur l'eau , louvoie , longe les fenêtres , au vent aigu réveille et ensanglante les toits ,
vive dans le cours d'une chair d'un poisson d'argent elle entraîne le perçant d'un sillon , des nids de pierre où elle s'ébat dans un éclat de bleu colbat , éclaire la bande étroite de gros galets bruns le long du mourant des flots , assombrit la veine d'une colline dans son bandeau de terre basanée , un jeu de rayons , un jeu d'écume sur un cou , une joue , un bras sur une table , une fenêtre, elle est partie dans son avalanche d'heures , blondit le vieux ponton brûlé , bleuit les noirs , empourpre les gris , ocre les verts , déguste les grelots de gel , pique les petits pieds d'oiseaux solitaires de paillettes cuivrées , chatoie les glacis aux vertes tiges dans le ventre de l'iceberg , lèche superpose se lève et se couche , glisse sur les points de clarté et d' obscur pour une neige de glace de mousse et de crème , un satin sur la jambe d'un chemin , vole un éclair de son oeil , déguste une déflagration de couleurs , un bouquet d'oeillets , ce que je n'attendais pas est là .
Un seul petit souffle dans la main , cela disparaît, cela revient par touches légères , un éventail qui s'ouvre au bord d'un visage , paresse sur la tourbe au détour d'un nuage , l'océan un vase opaline de glaçons où s'écrit et se peint une phrase de fin , un flocon vient s'ouvrir et se mêler de gris sur la table .
Je me réveille et je t'écris un poème , la première fois lorsque tu t''éveilles , j'ai senti le sommeil sur ta bouche saillir dans la clarté , et le vent chaud sur les herbes onduler par la fenêtre, un nuage était là
ce flottement dans le temps
ce petit fauteuil de pierres
je m'étais adossée ,
cette masse noire de mer
le mur silencieux des tombes,
entends la nuit marcher au coeur
son pas ,
les blocs de glaces s'entrechoquent se soulèvent se brisent
pointent des gemmes étranges, des cristaux de moraines,
l'océan craque grogne et gronde
incessant charroi de carillons argentés
dragon fantastique émergeant de la fosse sombre
haute silhouette impassible et son cortège ruisselant d'ailes ciselées au diamant ,
quelque chose de rouge vivant dans la lune
elle joue du couteau
folles herbes de cristal grandes fougères dorsales et cailloux ras
pourpoints d'écailles de rubis , sostenuto ,
pas un arbre ,
ma toute pleine noire
de toi , de moi et de chants de trépas ,
une remontée de temps ,ventricule d'encre ,
mémoire que chaque mot trahit
que chaque chant laisse venir monter
une étoile est tombée loin de tout emprisonnement
de toute appropriation ,
que chaque mot brûle pour laisser place
que chaque face grimaçante extermine
que chaque noir du dessus où transpirent
chaque couleur chaque forme aux douceurs
imbibant mon coeur en dessous
merveilleux nageur solitaire dans le crâne
insolites vols glissements de peaux
je me laissais partir
fins tissus de baille
doux creux de faille
un intervalle d'étoiles nous nous sommes coulés
alors ma main sur l'eau
une courbe
un névé
un caillou
je me suis allongée
une barque d'aube lumineuse
un miroir de nuages aux soyeux taffetas ,
plaine maritime , de grands bouquets d'oeillets suspendus aux gorges désolées des moraines,
j'ai entendu la mer ,
la déchirure du grand matin prend silence dans le vol d'oiseaux
l'écorchure du visible,
tout prend silence ,
cela s'écrit , un temps ,
la lumière hivernale joue sur ce qui s'est écrit , elle se joue de la nuit , je joue avec elle et les mots jouent aussi , cascade sur l'eau , louvoie , longe les fenêtres , au vent aigu réveille et ensanglante les toits ,
vive dans le cours d'une chair d'un poisson d'argent elle entraîne le perçant d'un sillon , des nids de pierre où elle s'ébat dans un éclat de bleu colbat , éclaire la bande étroite de gros galets bruns le long du mourant des flots , assombrit la veine d'une colline dans son bandeau de terre basanée , un jeu de rayons , un jeu d'écume sur un cou , une joue , un bras sur une table , une fenêtre, elle est partie dans son avalanche d'heures , blondit le vieux ponton brûlé , bleuit les noirs , empourpre les gris , ocre les verts , déguste les grelots de gel , pique les petits pieds d'oiseaux solitaires de paillettes cuivrées , chatoie les glacis aux vertes tiges dans le ventre de l'iceberg , lèche superpose se lève et se couche , glisse sur les points de clarté et d' obscur pour une neige de glace de mousse et de crème , un satin sur la jambe d'un chemin , vole un éclair de son oeil , déguste une déflagration de couleurs , un bouquet d'oeillets , ce que je n'attendais pas est là .
Un seul petit souffle dans la main , cela disparaît, cela revient par touches légères , un éventail qui s'ouvre au bord d'un visage , paresse sur la tourbe au détour d'un nuage , l'océan un vase opaline de glaçons où s'écrit et se peint une phrase de fin , un flocon vient s'ouvrir et se mêler de gris sur la table .
Je me réveille et je t'écris un poème , la première fois lorsque tu t''éveilles , j'ai senti le sommeil sur ta bouche saillir dans la clarté , et le vent chaud sur les herbes onduler par la fenêtre, un nuage était là
jeudi 3 janvier 2013
dimanche 30 décembre 2012
Et la rue s'est vidée
un bateau est passé ,
le nez tout chiffonné
un baiser ,
comme un vent dans la tête
petit trou dans mon coeur
une écluse de notes d'eau ouvertes ,
un saxo penche son col
ses boutons de manchettes s'envolent
les bouches s'arrondissent au cercle sombre de la nuit ,
équipage de cerf- volant
les étoiles virevoltent voltent
des tanins d'éponge de lune
carmin sur les dents du piano,
le vent dans la tête
une silhouette
un bateau est passé ,
une épissure de loch sur l'épaule du ciel
le vent se lève mange l'île de pointes de soleil ,
des grandes langueurs grises sur la vague
la plage a le dénouement châtain clair des cheveux de printemps
des huiles de lin des éclats d'étain
des fleurs blanches de roulis
des rus de coquillages brisés , bercés,
brisés , brisés .
C'est un été
le silence regarde
la dune petits grains du soir ,
boit
les yeux duvetés de lune gorges blondies de violette ,
nuanciers crépuscule sur la nuque de mer
merveilleux nageur solitaire solaires moires
l'amure à gros torons de chevelure d'or
agules folles tournoyantes
grappes de mouettes piquées dans les enlacements de la voilure
le bateau contrebasse est passé ,
le silence écoute
flâneuse d'écume ivresse blanche ,
éternel fantôme de l'éternel enfant
du sang bleu de l'écriture dans le crâne
toute entière et pour toujours jusqu'à ce que .
Un baiser
l'encre d'une fleur
un souffle dans le cou
une feuille à l'âme
Je te regarde dormir
au rêve de ton sommeil
si près si loin
tu ne m'as pas vu passer
un bateau est passé ,
le nez tout chiffonné
un baiser ,
comme un vent dans la tête
petit trou dans mon coeur
une écluse de notes d'eau ouvertes ,
un saxo penche son col
ses boutons de manchettes s'envolent
les bouches s'arrondissent au cercle sombre de la nuit ,
équipage de cerf- volant
les étoiles virevoltent voltent
des tanins d'éponge de lune
carmin sur les dents du piano,
le vent dans la tête
une silhouette
un bateau est passé ,
une épissure de loch sur l'épaule du ciel
le vent se lève mange l'île de pointes de soleil ,
des grandes langueurs grises sur la vague
la plage a le dénouement châtain clair des cheveux de printemps
des huiles de lin des éclats d'étain
des fleurs blanches de roulis
des rus de coquillages brisés , bercés,
brisés , brisés .
C'est un été
le silence regarde
la dune petits grains du soir ,
boit
les yeux duvetés de lune gorges blondies de violette ,
nuanciers crépuscule sur la nuque de mer
merveilleux nageur solitaire solaires moires
l'amure à gros torons de chevelure d'or
agules folles tournoyantes
grappes de mouettes piquées dans les enlacements de la voilure
le bateau contrebasse est passé ,
le silence écoute
flâneuse d'écume ivresse blanche ,
éternel fantôme de l'éternel enfant
du sang bleu de l'écriture dans le crâne
toute entière et pour toujours jusqu'à ce que .
Un baiser
l'encre d'une fleur
un souffle dans le cou
une feuille à l'âme
Je te regarde dormir
au rêve de ton sommeil
si près si loin
tu ne m'as pas vu passer
jeudi 13 décembre 2012
lundi 10 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
Octobre a tissé ses confidences sur la plaine pluvieuse
l'hiver s'est couché sur son vin de feu
le vent sirote
la brume roucoule
la pie s'envole
Aujourd'hui il n'y eut pas de mot plus haut
que la petite pousse d'herbe penchée sur l'oiseau
il ne chante plus , son bec est cendres rose, il ne chante plus
vidé sur la fenêtre de verre ,
la neige a les mains dans les poches
le rouge aux pieds brindilles, le froid,
l'hiver ,le rouge à la gorge, sur les marches il était là
le soleil est bleu impavide
de ce ciel doux blanc noir échiqueté d'or et d'azur
se rendant roi de ce qui ne vit pas, flasque comme une joue lourde,
l'hiver s'est couché sur son vin de feu
le vent sirote
la brume roucoule
la pie s'envole
Aujourd'hui il n'y eut pas de mot plus haut
que la petite pousse d'herbe penchée sur l'oiseau
il ne chante plus , son bec est cendres rose, il ne chante plus
vidé sur la fenêtre de verre ,
la neige a les mains dans les poches
le rouge aux pieds brindilles, le froid,
l'hiver ,le rouge à la gorge, sur les marches il était là
le soleil est bleu impavide
de ce ciel doux blanc noir échiqueté d'or et d'azur
se rendant roi de ce qui ne vit pas, flasque comme une joue lourde,
dimanche 2 décembre 2012
j'avais j'ai toujours cru que l'amour c'était de l'amour
l'innocence de la vie si jolie
une fraîcheur de soleil sur la table
au creux de l'assiette un renflement de fruit
l'immensité du ciel au dessus
l'immensité de la mer en dessous
entre deux
et tes cheveux
je ne pouvais m'empêcher de passer mes doigts en ce lieu secret
la nuque de ton sommeil
la goutte d'eau de la nuit sur ta peau
je la sais
est-ce parce que le parfum du lilas sent plus fort le soir
la couleur des écorces
le chant d'un oiseau entendu par un autre oiseau
les cernes qui se font tendres
les boutons de ta veste
l'innocence de la vie si jolie
une fraîcheur de soleil sur la table
au creux de l'assiette un renflement de fruit
l'immensité du ciel au dessus
l'immensité de la mer en dessous
entre deux
et tes cheveux
je ne pouvais m'empêcher de passer mes doigts en ce lieu secret
la nuque de ton sommeil
la goutte d'eau de la nuit sur ta peau
je la sais
est-ce parce que le parfum du lilas sent plus fort le soir
la couleur des écorces
le chant d'un oiseau entendu par un autre oiseau
les cernes qui se font tendres
les boutons de ta veste
mercredi 21 novembre 2012
lundi 19 novembre 2012
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