Tiens il pleut
Tiens il pleut
mercredi 24 juillet 2013
mardi 23 juillet 2013
dimanche 14 juillet 2013
In spiritu cogitum , je me vais faire un somme
sous les vieux arbres immobiles
où rien ne remue
grandes mains blanches
ciel et mer dans le même pas
je m'alle partie et toujours venue
sur les vieilles allées l'océan funambule
Je suis allée au bord du frémissement
sur le petit chemin d'herbe
un poisson livide , agité de soubresauts,
Je l'ai remis à l'eau
sans y penser.
La rive était parfaitement déserte et muette
de tout murmure, saisie d'effroi ,
rien ne battait,
l'herbe est parfaitement verte
de toute déchirure,
le mot et le verbe sont parfaitement en paix .
Si belle que soit la terre ,
elle est là , dans le Grand rire .
Le Grand rire de l'herbe et de l'eau et du sentier,
la marche des prêles , cils du sable
qui ouvrent la paupière poussée sur l'oreille
sur les vieilles allées de pierre
l'araignée trapéziste de goutte en goutte de fil en fil
tisse une paupière sur mon oreille
ciel et mer dans le même pas
une motte de terre sous la plante des pieds
sous les vieux arbres immobiles
où rien ne remue
grandes mains blanches
ciel et mer dans le même pas
je m'alle partie et toujours venue
sur les vieilles allées l'océan funambule
Je suis allée au bord du frémissement
sur le petit chemin d'herbe
un poisson livide , agité de soubresauts,
Je l'ai remis à l'eau
sans y penser.
La rive était parfaitement déserte et muette
de tout murmure, saisie d'effroi ,
rien ne battait,
l'herbe est parfaitement verte
de toute déchirure,
le mot et le verbe sont parfaitement en paix .
Si belle que soit la terre ,
elle est là , dans le Grand rire .
Le Grand rire de l'herbe et de l'eau et du sentier,
la marche des prêles , cils du sable
qui ouvrent la paupière poussée sur l'oreille
sur les vieilles allées de pierre
l'araignée trapéziste de goutte en goutte de fil en fil
tisse une paupière sur mon oreille
ciel et mer dans le même pas
une motte de terre sous la plante des pieds
lundi 8 juillet 2013
La neige s'était arrêtée de tomber
les hommes dormaient la bouche ouverte
elle leur avait rempli les gorges
les bouches commençaient de geler
les sourcils buissons raidis cassaient
la nuit était limpide et forte
un chien errant dans la rue s'est mis à danser
vieux fou errant cassé
à danser la langue des forêts
qu'il déroulait à traits pleins à traits brisés
tremble dans la rue
errant à danser
les hommes dormaient la bouche ouverte
elle leur avait rempli les gorges
les bouches commençaient de geler
les sourcils buissons raidis cassaient
la nuit était limpide et forte
un chien errant dans la rue s'est mis à danser
vieux fou errant cassé
à danser la langue des forêts
qu'il déroulait à traits pleins à traits brisés
tremble dans la rue
errant à danser
( Poème de Jean Richepin )
| Philistins |
(Poème de Jean Richepin)
Philistins, épiciers
Tandis que vous caressiez, Vos femmes
En songeant, aux petits
Que vos grossiers appétits Engendrent
Vous pensiez, Ils seront
Menton rasé, ventre rond Notaires
Mais pour bien vous punir
Un jour vous voyez venir Sur terre
Des enfants non voulus
Qui deviennent chevelus Poètes |
samedi 6 juillet 2013
l'automne pourpré d'un long crayon de feuilles
voleté d'ailes noires au corbeau fuselé
au loin dans la vapeur blanche dentelée,
un soir tiède bleu de pure lame
sous la tonnelle baignée d'or
les roses penchent ,
souples et doux vert cuivre aux absinthes de larmes
les arbres apaisés de silence , passade d'après midi ,
la terre est lente
les largesses du temps
la paresse du soleil sur la rivière
mercredi 3 juillet 2013
jeudi 27 juin 2013
Le Chant
Les voix chuchotées dans l'obscurité des peaux tremblantes
des dents entrechoquées dans la ferraille
des doigts où glisse le sable noir
les voix aux bras tendus piquetés d'astres
une houle de voiles
un souffle d'étoiles ,
la voix un ciel une nage murmurée de battements de langue
aussi complexe qu' elle soit , des parfums inconnus habités de peu de mots ,
les vents que je n'ai pas toujours suivi ,
sur le chemin parfois traverse la lune bosselée de foin ,
un pied nu ,
le jasmin monte sur la branche de l'arbre,
un papillon de nuit aux pupilles agrandies entre par la fenêtre,
de grandes plaines lacustres où s'éveille la ride de l'eau
à la brise dansante d'un oiseau
des dents entrechoquées dans la ferraille
des doigts où glisse le sable noir
les voix aux bras tendus piquetés d'astres
une houle de voiles
un souffle d'étoiles ,
la voix un ciel une nage murmurée de battements de langue
aussi complexe qu' elle soit , des parfums inconnus habités de peu de mots ,
les vents que je n'ai pas toujours suivi ,
sur le chemin parfois traverse la lune bosselée de foin ,
un pied nu ,
le jasmin monte sur la branche de l'arbre,
un papillon de nuit aux pupilles agrandies entre par la fenêtre,
de grandes plaines lacustres où s'éveille la ride de l'eau
à la brise dansante d'un oiseau
lundi 24 juin 2013
Le Chant
L'oiseau ne chante pas pour moi
ne chante pas pour toi
il chante pour sa belle
il ignore ce que nous voulons dire
il agrandit la tache rouge de l' aube
il frôle l'eau de son bec
filet de soie
viens avec moi sentir les ailes s'ouvrir
viens avec moi
son chant respire autant qu'il nous blesse
sous les fronts de neige et de douleur
il a posé sa gorge de soleil
sa goutte simple filet de lumière
jusqu'au bout de l'ombre
file les cordes de soleil
file sur la branche les chaumes de la lune
ne chante pas pour toi
il chante pour sa belle
il ignore ce que nous voulons dire
il agrandit la tache rouge de l' aube
il frôle l'eau de son bec
filet de soie
viens avec moi sentir les ailes s'ouvrir
viens avec moi
son chant respire autant qu'il nous blesse
sous les fronts de neige et de douleur
il a posé sa gorge de soleil
sa goutte simple filet de lumière
jusqu'au bout de l'ombre
file les cordes de soleil
file sur la branche les chaumes de la lune
samedi 22 juin 2013
dimanche 9 juin 2013
lundi 27 mai 2013
Trois fleurs des champs
tiges coupées à ras
à hauteur de doigts
le sang blanc qui jute dans la main
trois fleurs des champs chantent dans la main,
la terre boit ,
la seule aventure , l'écriture ,
point et aux lignes la lecture .
Et ces couronnes de ruisseau
ces couronnes rouges et blanches de rameaux
lentement prennent le cheminement de l'eau
tiges coupées à ras
à hauteur de doigts
le sang blanc qui jute dans la main
trois fleurs des champs chantent dans la main,
la terre boit ,
la seule aventure , l'écriture ,
point et aux lignes la lecture .
Et ces couronnes de ruisseau
ces couronnes rouges et blanches de rameaux
lentement prennent le cheminement de l'eau
lundi 29 avril 2013
mercredi 24 avril 2013
Les oiseaux énigmatiques
pluie
petite pluie de six heures
bouquet de muguet
palmes vertes
laisser couler
le son du nuage immense gris
le son du silence sur la main
le goût de la soie la taupe la patte glisse sur ma bouche
la suée de lumière dans la fossette d'une feuille à terre
un bain de sauterelle
un tremplin d'herbes coques de graines saute- ruisseau
échafaudage de brindilles têtes de clous girofles
s'éveille sur les heures incertaines
le chevalet est vide
petite pluie de minuit
le coléoptère grésille sur la violette collerette du ciel ,
peut être presque quatre heure , un haut rayonnage d'arbres ,
sommeil ouvert petites fentes , tirelires d'hirondelles,
je suis distraite
je laisse filer une partie de la journée
sans retenir le moindre mot de celle- ci ,
l'autre partie
il y a toujours de ces midis
un sot une sotte pour laisser fuser un trait d'esprit ,
une phrase hésite une touche sur le piano
deux touches , la phrase se répète ,
hésite encore , l'oiseau hésite ,
la phrase , une note , une autre note ,
se répète monotone ,
tâtonne , chantonne , demi ton ,
et l'improvisation l'hirondelle s'envole,
la note incertaine
presque quatre heure peut être
sommeil ouvert
petites fentes ,
tirelire d'hirondelles
improvisation
une sauterelle prend son bain
la vitesse dans la vélocité de la lenteur du chat ,
pulsations au bord de la rupture,
mais je suis déjà morte
j'ai laissé quelque chose derrière moi
peut être une clé une porte, un corps oublié
dans lequel un coeur bat au silencieux
celui qui chante parce qu'il aime,
la fenêtre est ouverte
l'océan s'est retiré au loin
les oiseaux sont partis avec ,
ce n'est plus la terre pas l'océan ,
étrange lisière des bords
calme oeil vert sur les éclats sableux
une allée mouillée de soleil,
il se pourrait chemin faisant de l'eau ,
d' arrivée avec la pluie j'arrive avec le soleil,
nuages changeant, pluie d'été foisonnante
les oiseaux reviennent
devant moi et même temps,
une touche du souffle des oiseaux énigmatiques.
petite pluie de six heures
bouquet de muguet
palmes vertes
laisser couler
le son du nuage immense gris
le son du silence sur la main
le goût de la soie la taupe la patte glisse sur ma bouche
la suée de lumière dans la fossette d'une feuille à terre
un bain de sauterelle
un tremplin d'herbes coques de graines saute- ruisseau
échafaudage de brindilles têtes de clous girofles
s'éveille sur les heures incertaines
le chevalet est vide
petite pluie de minuit
le coléoptère grésille sur la violette collerette du ciel ,
peut être presque quatre heure , un haut rayonnage d'arbres ,
sommeil ouvert petites fentes , tirelires d'hirondelles,
je suis distraite
je laisse filer une partie de la journée
sans retenir le moindre mot de celle- ci ,
l'autre partie
il y a toujours de ces midis
un sot une sotte pour laisser fuser un trait d'esprit ,
une phrase hésite une touche sur le piano
deux touches , la phrase se répète ,
hésite encore , l'oiseau hésite ,
la phrase , une note , une autre note ,
se répète monotone ,
tâtonne , chantonne , demi ton ,
et l'improvisation l'hirondelle s'envole,
la note incertaine
presque quatre heure peut être
sommeil ouvert
petites fentes ,
tirelire d'hirondelles
improvisation
une sauterelle prend son bain
la vitesse dans la vélocité de la lenteur du chat ,
pulsations au bord de la rupture,
mais je suis déjà morte
j'ai laissé quelque chose derrière moi
peut être une clé une porte, un corps oublié
dans lequel un coeur bat au silencieux
celui qui chante parce qu'il aime,
la fenêtre est ouverte
l'océan s'est retiré au loin
les oiseaux sont partis avec ,
ce n'est plus la terre pas l'océan ,
étrange lisière des bords
calme oeil vert sur les éclats sableux
une allée mouillée de soleil,
il se pourrait chemin faisant de l'eau ,
d' arrivée avec la pluie j'arrive avec le soleil,
nuages changeant, pluie d'été foisonnante
les oiseaux reviennent
devant moi et même temps,
une touche du souffle des oiseaux énigmatiques.
mardi 23 avril 2013
L'échine penchée
arbre sous l'hiver.
La montagne plisse ses vapeurs
papier de vair,
le flocon ovale l'asphodèle,
pain noir
arbre crépite au crin de rousse,
les pistils des tulipes gousses sont en duvet
sous les aisselles des combes solitaires,
les planchers de glace
saisissent la veine du ciel fendue d'éclats de clippers,
les éclisses de la crinoline du soir
pique la fleur larme de réglisse à l'oreille.
Dormez vous, dormez
sabots de bois
sabots de feux
aux pieds des grands pins bleus
vous pleurez pleurez
birdy aux brins d'osier
os fêlés tissées d'ajonc,
arbres du regard entre les jonchées de solitude
entre les longères de pierres éboulis
entre les cordes des passerelles
où la brise rompt ses roseaux de pluie.
arbre sous l'hiver.
La montagne plisse ses vapeurs
papier de vair,
le flocon ovale l'asphodèle,
pain noir
arbre crépite au crin de rousse,
les pistils des tulipes gousses sont en duvet
sous les aisselles des combes solitaires,
les planchers de glace
saisissent la veine du ciel fendue d'éclats de clippers,
les éclisses de la crinoline du soir
pique la fleur larme de réglisse à l'oreille.
Dormez vous, dormez
sabots de bois
sabots de feux
aux pieds des grands pins bleus
vous pleurez pleurez
birdy aux brins d'osier
os fêlés tissées d'ajonc,
arbres du regard entre les jonchées de solitude
entre les longères de pierres éboulis
entre les cordes des passerelles
où la brise rompt ses roseaux de pluie.
lundi 15 avril 2013
Fazil Say / Marche Turque / Mozart en raghtime
Fazil Say pianiste virtuose turc , condamné à dix mois de prison avec sursis pour avoir affiché son athéisme, il s'était également moqué de l'appel à la prière du muezzin, citant des vers du grand poète persan du XIe siècle, Omar Khayyam.
Il est parfois dangereux d'avoir tort mais plus dangereux encore d'avoir raison
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