Tiens il pleut
Tiens il pleut
dimanche 29 mai 2011
Pour les amateurs , il y aussi Lucky luke , Jolly jumper et Rantanplan , mais tout de suite comme ça passer au niveau supérieur , c'est trop vertigineux , et il faut rendre à Walt Disney ce qui lui appartient.
J'ai comme un coup de mou , je suis fatiguée , tiens si je mourrais , ah la bonne idée que voilà
jeudi 26 mai 2011
Silence le tank chenille
Combien de jours , de mois ?
Tous les après midi grenouille pécore s'en vient à son office,
elle me jette des crayons de couleur , un album ,
- elle nous fera bien un dessin - " la pointue ",
et nous verrons bien ce soir si nous faisons mieux .
Sous le bandeau de coton noir je devine les boucles d'un caniche,
le fer à friser sent le roussis, un châssis de char d'assaut,
tous les soirs l'album est vide et blanc ,
tous les soirs je crache ses gros cachets noirs et blancs dans les toilettes,
tous les soirs dans le boxe les rideaux plissés, tirés ,
deux grenouilles poussent des soupirs à fendre l'âme ,
elles se mordillent les oreilles,
des processions la pleurniche,
il ne faut pas sortir dans le brouillard
même les chiens savent cela,
je suis sortie,
jusqu'au bout , jusqu'à la déchirure , jusqu'à la mort ,
j'ai vu les ventres pourrir
les vers bouffer la pourriture,
je m'enivre pour un rien
une cité de hauts murs dans les brouillards arides,
j'attends le passage du cheval coco,
il revient du pré ,
il passe sous ma fenêtre,
j'en jurerais encore,
il me fait un clin d'oeil et danse jusqu'à la métairie.
Tous les après midi grenouille pécore s'en vient à son office,
elle me jette des crayons de couleur , un album ,
- elle nous fera bien un dessin - " la pointue ",
et nous verrons bien ce soir si nous faisons mieux .
Sous le bandeau de coton noir je devine les boucles d'un caniche,
le fer à friser sent le roussis, un châssis de char d'assaut,
tous les soirs l'album est vide et blanc ,
tous les soirs je crache ses gros cachets noirs et blancs dans les toilettes,
tous les soirs dans le boxe les rideaux plissés, tirés ,
deux grenouilles poussent des soupirs à fendre l'âme ,
elles se mordillent les oreilles,
des processions la pleurniche,
il ne faut pas sortir dans le brouillard
même les chiens savent cela,
je suis sortie,
jusqu'au bout , jusqu'à la déchirure , jusqu'à la mort ,
j'ai vu les ventres pourrir
les vers bouffer la pourriture,
je m'enivre pour un rien
une cité de hauts murs dans les brouillards arides,
j'attends le passage du cheval coco,
il revient du pré ,
il passe sous ma fenêtre,
j'en jurerais encore,
il me fait un clin d'oeil et danse jusqu'à la métairie.
lundi 23 mai 2011
Piano concert maritime
Une pivoine à l'étale du ciel et de l'eau
une flottaison calme
latence quiète
la terre louvoie , intervalle ,
abîme infini céruléen dans une magnifique indifférence
propre au sommeil lège des statues.
dès potron minet le vif rayon perce biseaute les faces de la percale
afin de la marquer , la reconnaître , de la signer singulière diamantée,
une pointe nacarat éveillée d'une phrase d'aube,
le bourdon lynx pétulant, passe-velours , pétale picote,
fourmille badine sirote , grondèle doucement ,
vrombit , tubulaires et larges plastrons soyeux,
un diamant , d'autres vols mimosas,
culs blancs, brosse d'yeux ,
d'autres fleurs en tourment ,
un printemps , d'autres printemps,
l'après midi décline chuintante au ruisseau de sable
décalque le ciel en ombres d'anguille sur le courant
la carde du chardon tête épineuse empourpre l'eau ,
l'air a ce goût particulier de l'éteule chaude
le craquement de grain , sa chair tiède sur la langue ,
les triolets de cailles secrètes sous les chaumes montent du champ
leur appel caché dans la paille,
cette fièvre de feuillages accueillant la fraîcheur déliée de notes noires,
blanches gouaches une queue de pie vibre,
le glissement de nuit sur les épaules marines
la marque de lune sur ta nuque sombre
tes doigts sont des touches
et les touches sont tes doigts
tes doigts prolongés d'autres doigts y viennent lever l'ancre la descendre,
ode grave la mer songe,
une offrande ,
une prière ,
houle enflée ciselée de crêtes,
étrangers au monde et au coeur de son antre baignés de peau de pluie fine.
une flottaison calme
latence quiète
la terre louvoie , intervalle ,
abîme infini céruléen dans une magnifique indifférence
propre au sommeil lège des statues.
dès potron minet le vif rayon perce biseaute les faces de la percale
afin de la marquer , la reconnaître , de la signer singulière diamantée,
une pointe nacarat éveillée d'une phrase d'aube,
le bourdon lynx pétulant, passe-velours , pétale picote,
fourmille badine sirote , grondèle doucement ,
vrombit , tubulaires et larges plastrons soyeux,
un diamant , d'autres vols mimosas,
culs blancs, brosse d'yeux ,
d'autres fleurs en tourment ,
un printemps , d'autres printemps,
l'après midi décline chuintante au ruisseau de sable
décalque le ciel en ombres d'anguille sur le courant
la carde du chardon tête épineuse empourpre l'eau ,
l'air a ce goût particulier de l'éteule chaude
le craquement de grain , sa chair tiède sur la langue ,
les triolets de cailles secrètes sous les chaumes montent du champ
leur appel caché dans la paille,
cette fièvre de feuillages accueillant la fraîcheur déliée de notes noires,
blanches gouaches une queue de pie vibre,
le glissement de nuit sur les épaules marines
la marque de lune sur ta nuque sombre
tes doigts sont des touches
et les touches sont tes doigts
tes doigts prolongés d'autres doigts y viennent lever l'ancre la descendre,
ode grave la mer songe,
une offrande ,
une prière ,
houle enflée ciselée de crêtes,
étrangers au monde et au coeur de son antre baignés de peau de pluie fine.
samedi 7 mai 2011
Clin d'oeil
Je porte une empreinte
énoncer la première parole la première note
revient à énoncer aussi la dernière,
une boucle finie dans l'infini ,
désormais seule ma chambre est close .
Je regarde à la fois vers mes deux extrémités, au temps suspendu et chaque instant du temps s'écoule cependant, de la musique pour les chats , chaque couleur en toute , à l'étrave et à la poupe , un chant d'océan, une goutte.
énoncer la première parole la première note
revient à énoncer aussi la dernière,
une boucle finie dans l'infini ,
désormais seule ma chambre est close .
Je regarde à la fois vers mes deux extrémités, au temps suspendu et chaque instant du temps s'écoule cependant, de la musique pour les chats , chaque couleur en toute , à l'étrave et à la poupe , un chant d'océan, une goutte.
mercredi 27 avril 2011
samedi 23 avril 2011
jour de marché
Le train,
la nuit remue ,
des jambes et des mains qui se cherchent entre les cages bondées de poules jetées pêle mêle à même le sol,
des sueurs d'ail et d'aigres,
le train pachyderme , grands flancs de ferraille tremblent et s'arrêtent ,
sur la banquette
un vieil homme ouvre la bouche et taquine sa dernière ratiche,
il la fait tourner avec son doigt , prête à tomber,
dehors rase campagne , le train est immobile ,
il se rendort à moitié
tête en arrière, le cou confit hérissé de quelques touffes de gris
et reprend le branle du chicot avec la langue qui agace,
branle dont la conviction est faite ,
le train recule , des à coups de muscles rouages tressaillent ,
l'arrière train ouvre ses mâchoires
l'homme tombe la tête entre ses genoux,
il s'est mis au pas, la tête entre ses genoux , il pleure ,
il est tranquille c'est jour de marché , un poulet d'époque , bercé par l'époque,
il se vendra à prix d'époque , tout petit qu'il dira,
c'est jour de marché.
la nuit remue ,
des jambes et des mains qui se cherchent entre les cages bondées de poules jetées pêle mêle à même le sol,
des sueurs d'ail et d'aigres,
le train pachyderme , grands flancs de ferraille tremblent et s'arrêtent ,
sur la banquette
un vieil homme ouvre la bouche et taquine sa dernière ratiche,
il la fait tourner avec son doigt , prête à tomber,
dehors rase campagne , le train est immobile ,
il se rendort à moitié
tête en arrière, le cou confit hérissé de quelques touffes de gris
et reprend le branle du chicot avec la langue qui agace,
branle dont la conviction est faite ,
le train recule , des à coups de muscles rouages tressaillent ,
l'arrière train ouvre ses mâchoires
l'homme tombe la tête entre ses genoux,
il s'est mis au pas, la tête entre ses genoux , il pleure ,
il est tranquille c'est jour de marché , un poulet d'époque , bercé par l'époque,
il se vendra à prix d'époque , tout petit qu'il dira,
c'est jour de marché.
vendredi 22 avril 2011
dimanche 17 avril 2011
samedi 16 avril 2011
jeudi 14 avril 2011
dimanche 10 avril 2011
La nuit monte ses chaloupes au coeur
ses opales moires dans une veine de liane au ciel,
la pluie anse de pont vert les sons des fougères, des forêts,
des mousses, les premières voix sur les rivières oblongues,
caravane de dunes monte les sables noyés d' étoiles
aux yeux des enfants blonds et pâles,
la pénombre est douce et les oiseaux s'ouvrent rosaces
têtes penchées de leur sommeil sur la rive
glisse la goutte sur leurs plumes sous le vent clair de cristal
le monde chante son premier et dernier voyage,
des sérails de méduses, des roulements sauvages d'écluses,
entre ciel et terre
entre paupières et cernes , grand charroi d'ébène
les carillons ovales ivoire épellent les songes les réveils
des voûtes d'eau vive brassent des lueurs passagères
sur les nuages nomades
une ombre de fleur à la gorge rouge
outre goutte outre temps
l'océan
ses opales moires dans une veine de liane au ciel,
la pluie anse de pont vert les sons des fougères, des forêts,
des mousses, les premières voix sur les rivières oblongues,
caravane de dunes monte les sables noyés d' étoiles
aux yeux des enfants blonds et pâles,
la pénombre est douce et les oiseaux s'ouvrent rosaces
têtes penchées de leur sommeil sur la rive
glisse la goutte sur leurs plumes sous le vent clair de cristal
le monde chante son premier et dernier voyage,
des sérails de méduses, des roulements sauvages d'écluses,
entre ciel et terre
entre paupières et cernes , grand charroi d'ébène
les carillons ovales ivoire épellent les songes les réveils
des voûtes d'eau vive brassent des lueurs passagères
sur les nuages nomades
une ombre de fleur à la gorge rouge
outre goutte outre temps
l'océan
samedi 9 avril 2011
Cataclysme, lettre pour Palerme
Samedi 9 Avril dans la soirée,
Cher franchesco,
Le ciel brumes rosées frôle l'océan
les plumiers sous les nichées d'arbres
ventres au chaud sous la gangue de fraîcheur
nuitée opale
certains oiseaux appellent le silence
sous les ombrages les trous d'eaux fougères palpitent
roses aux lianes ouvrent l'aube au duvet du soleil
un mal fou d'enfance où les couleurs irrépressibles sourdent
les cailloux dans la gorge chantent le ruisseau
le marais goutte
un oiseaux
un soleil
Je ne suis qu'une goutte provisoire
morte depuis quelques siècles
imprécise
floue
maladroite
vivant au nordet
quelques peines à appréhender les évènements et les cours magistrales
quelques peines à me représenter le monde tel que l'on veut bien me le dire
Franchesco nous parlons la nuit de milles choses,
à peine échangé quelques phrases ,
de l'aube et du crépuscule ,
de la mer du soleil et des roses ,
nous nous endormons dans les bras de l'une et de l'autre
que la poésie réveille
que notre sang la roule
calme des jardins d'océan et de pluie vermeille
au delà de l'heure de minuit
au delà du bien et du mal
la révélation de l'amour est un cataclysme
dans l'infiniment grand et l'infiniment petit ,
tout ce qui se lève en nous, nous nous y attardons où il y a encore des jours et des nuits ,
ne nous occupons que de cela ,
la brise éveille les arbres
la pluie sur l'été traversé
les yeux sauvages et doux , des feux d'eaux ,
un peu tristes , une coupe de vin fort ,
une trêve , une halte brève,
une nichée de roses sur la houle du ciel
Cher franchesco,
Le ciel brumes rosées frôle l'océan
les plumiers sous les nichées d'arbres
ventres au chaud sous la gangue de fraîcheur
nuitée opale
certains oiseaux appellent le silence
sous les ombrages les trous d'eaux fougères palpitent
roses aux lianes ouvrent l'aube au duvet du soleil
un mal fou d'enfance où les couleurs irrépressibles sourdent
les cailloux dans la gorge chantent le ruisseau
le marais goutte
un oiseaux
un soleil
Je ne suis qu'une goutte provisoire
morte depuis quelques siècles
imprécise
floue
maladroite
vivant au nordet
quelques peines à appréhender les évènements et les cours magistrales
quelques peines à me représenter le monde tel que l'on veut bien me le dire
Franchesco nous parlons la nuit de milles choses,
à peine échangé quelques phrases ,
de l'aube et du crépuscule ,
de la mer du soleil et des roses ,
nous nous endormons dans les bras de l'une et de l'autre
que la poésie réveille
que notre sang la roule
calme des jardins d'océan et de pluie vermeille
au delà de l'heure de minuit
au delà du bien et du mal
la révélation de l'amour est un cataclysme
dans l'infiniment grand et l'infiniment petit ,
tout ce qui se lève en nous, nous nous y attardons où il y a encore des jours et des nuits ,
ne nous occupons que de cela ,
la brise éveille les arbres
la pluie sur l'été traversé
les yeux sauvages et doux , des feux d'eaux ,
un peu tristes , une coupe de vin fort ,
une trêve , une halte brève,
une nichée de roses sur la houle du ciel
vendredi 8 avril 2011
mercredi 6 avril 2011
Il y a des jours où les phrases ,
oreilles dans ma tête
oreilles sur mes joues
silence des arbres que le soleil caresse
un néant qui tourne retourne dans ma tête
qui tourne et retourne , un gant de velours et de fer,
des jupes dont le cercle me transperce,
des têtes molles flasques coulent , coagulent sur de grandes places mortes
ces comptes, ces chiffres , ces a^^mes
ces familles d'ânes intellectuels.
Ce ruisseau sans cesse douces pluies
ce rien sans cesse , ce corps sans cesse , ce géant , ce brin d'herbe,
la mouche que j'écrase sur la vitre , moi encore,
une vitrine , un chapeau
des mariages indécents , des merveilles , des foutoirs, des bordels,
les mains parlent et le goût des oiseaux aux déchirures
oreilles dans ma tête
oreilles sur mes joues
silence des arbres que le soleil caresse
un néant qui tourne retourne dans ma tête
qui tourne et retourne , un gant de velours et de fer,
des jupes dont le cercle me transperce,
des têtes molles flasques coulent , coagulent sur de grandes places mortes
ces comptes, ces chiffres , ces a^^mes
ces familles d'ânes intellectuels.
Ce ruisseau sans cesse douces pluies
ce rien sans cesse , ce corps sans cesse , ce géant , ce brin d'herbe,
la mouche que j'écrase sur la vitre , moi encore,
une vitrine , un chapeau
des mariages indécents , des merveilles , des foutoirs, des bordels,
les mains parlent et le goût des oiseaux aux déchirures
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