Tiens il pleut
Tiens il pleut
mardi 21 juin 2011
BRAHMS / DOUBLE CONCERTO /
Nise
Pour toi qui ne me reconnais pas
pour tes mains sur mon visage
tes mains qui font le tour de l'ovale
pour toi qui reconnais ma voix ,
un instant arrêté de vie ,
pour ta bouche confuse
j'écris à la craie dans les alluvions de ton visage ,
j'étais terrible tu sais,
quand je ne serais plus là
souviens toi
il faut repeindre le couloir
remettre l'anneau à mon doigt ,
pour ta bouche confuse je ne te quitte pas ,
tes mains fortes
je m'endormirais avec toi
cette nuit ,
c'est l'été doucement , c'est l'aube le soir l'après midi , le crépuscule et la nuit,
la rivière aux yeux de nuit percée d'étoiles.
Le beffroi sonne , il est midi , les chapeaux s'envolent ,
un assaut de mer venue avec le ponant,
l'après midi , des pas de pierre de sable de sucre,
la bruine de sel portée à la bouche par la houle ,
le grand boulevard , le marchand de fromage ,
la tranche d'édam dans le gros pain brun ,
têtes nues et nez au vent sur la plate-forme du bus
je secoue la cloche,
mer ogresse , soie dans la ville ,
esplanade flânerie,
les cabines sont alignées ,
le ferry-boat à l'accent anglais corne
entre deux planches claquant au vent,
le parfum de cassonade ,
le pollen des nuages sur la mer
ton grain de beauté naissant au poignet assoupi sur la chaise,
le bateau qui revient au loin , un point ,
une voile ,
de la pointe des pieds jusqu'aux bouts des doigts légers,
une larme noire à l'intérieur sur un chemin clair et secret
ta main dans la mienne , peau sur peau ,
corps à corps lumineux
bleu silencieux
lundi 20 juin 2011
Comme ça
C'était pour rien, comme ça ,
des nuages passant là dans le ciel
ils n'auraient pas besoin de moi
ils sont beaux ,
ils ne sont pas là , comme ça pour rien,
ils n'ont pas besoin ,
je me contente de ça
rien de plus,
pour le reste le doute
une nuit sur la balustrade et salut le faux et le vrai,
de l'amour et des nuages, tout est faux , tout est vrai ,
je salue l'ébloui ,
je salue l'assoiffé ,
et si vous n'avez cesse d'humilier le monde ,
si vous croyez l'avoir été,
moi , je ne me sens pas humiliée ,
tout en haut de la construction solide qui vous amène à l'extrême confusion de la réalité,
c'est le songe qui vous répondra
Que fais-tu là ?
samedi 18 juin 2011
lundi 13 juin 2011
dimanche 12 juin 2011
samedi 11 juin 2011
Piano
Une ombre intrigante derrière moi,
je me retourne elle n'est plus là
le soleil s'amuse l'ombre danse
l'ombre grandit , elle disparaît dans la foule,
aucune complaisance avec moi
je m'écrase
deux bottes jaunes dans un cendrier
je me cherche dans la rue
je suis derrière
mon ombre est derrière
je me retourne elle n'est plus là,
le jour où elle sera devant , je ne serais plus là
ce sera le matin , la fenêtre grande ouverte
la nuit sur la balustrade.
Où ai-je vu la nuit
où ai-je vu le jour
des poissons à tête de chats
deux géantes mains claquent mes oreilles
une cascade de rires s'en échappe,
le chat bavard .
Voyage , les chats sont bavards , dans le silence quelques bavards pensent , quelques vagabonds hagards passent avec le vent ,des pieds de pelote brossent de pompons les toits fragiles et éphémères, des nuits de laine et plumes de paon, des petites filles de lianes soufflent sur les roses du soir , une iris de ma bouche file avec les dragons nocturnes et patients , l'oiseau facétieux s'amuse , mon coeur est rempli de reconnaissance , je souris à l'infortune avec ardeur , je pars chercher le chant au fond de ma gorge avec lenteur , j'accroche mes mains au trapèze du funambule , et bien seule , trouver l'innocence de la vie si jolie, dormir sur un fil , trouver le sommeil et l'innocence de la vie si jolie .Le soir défile sa robe prune, la nuit le déshabille dans les méandres des yeux du poisson chat qui file.
Sur ma joue la tache rouge de l'aube souffle la pluie sur les touches blanches de la mer.
Dans les méandres l'océan monte ses feux follets aux villes étrangères , trouver l'innocence de la vie si jolie, incertaine, dangereuse , puissante , perdre le sommeil sur une chaise, perdre le toit les tuiles les seuils , l'innocence de la vie si belle .
Hurlez chats huant , crachez ces bras, ces baisers, crachez ces vérités, ces mains organisées! Nous mourrons bientôt et nous sommes vivant, la chair des oiseaux pétrie de farine de fleurs , la fragilité du désir poussée en terre, égrène les blés virides sur les doux tapis de neige , assis chaudement des enfants de pèlerine blanche.
Les fleurs s'enracinent.
Cavalière de poussière, cernes bleues de la mémoire, écuyère de fourmi, sofa jungle des yeux de chat, pourpre amère digitale, plus jamais ne rien savoir , respirer les ombres gouaches, cendres d'or des cortèges noirs de nuages, ce rien d'éphémère au plus près de ma joue qui frémit de rire et de peine, robe de rire, foulée de sable, visage roulant d'herbes et de rivières, voix de percaline flottant sur la mer aux ricochets du vent,chantant d'aubes mortelles plein son ventre marinière, lierre de roseaux les chats nagent sur la dune, poissons d'azur les ouïes rouges ourlent les nuages.
Plus jamais ne savoir, ne rien savoir, les fleurs de l'aube se perchent sur les murs de pierre des cités fluides, les oiseaux marchent, l'océan monte sur les murailles des vieux arbres engloutir les palais d'usnées aux crânes des pendus, l'océan monte ses feux-follets.
Dimanche en Sicile , en silence .
C'est dimanche et je dors ,petit sommeil d'or
c'est dimanche je me lève ,
sous ma peau , le chemin de la fièvre,
c'est dimanche à midi ,
et j'ai faim , petit morceau de pain ,
c'est dimanche , et je vais
vers la mer de mai ,
c'est dimanche , elle est liane et pierre ,
je la regarde ,
sculpter ces poissons de marbre ,
c'est dimanche et je rêve ,
sur le sable , et sans bruit , l'après midi,
c'est encore son ventre plein
qui réclame le mien ,
je reviens , le vent dans les mains ,
c'est dimanche et le soir
à l'encre noire du ressac , va boire
la gorgée mystérieuse de la nuit,
c'est dimanche à minuit ,
je m'endors , petit serpent de mort ,
c'est lundi ,
c'est encore la nuit
et l'ange volubile , luit .
La fenêtre grande ouverte ,
qui donc parle ,
l'insondable mystère de la mort , la vie ,
toute chose de la vie
la nuit sur la balustrade
je me retourne elle n'est plus là
le soleil s'amuse l'ombre danse
l'ombre grandit , elle disparaît dans la foule,
aucune complaisance avec moi
je m'écrase
deux bottes jaunes dans un cendrier
je me cherche dans la rue
je suis derrière
mon ombre est derrière
je me retourne elle n'est plus là,
le jour où elle sera devant , je ne serais plus là
ce sera le matin , la fenêtre grande ouverte
la nuit sur la balustrade.
Où ai-je vu la nuit
où ai-je vu le jour
des poissons à tête de chats
deux géantes mains claquent mes oreilles
une cascade de rires s'en échappe,
le chat bavard .
Voyage , les chats sont bavards , dans le silence quelques bavards pensent , quelques vagabonds hagards passent avec le vent ,des pieds de pelote brossent de pompons les toits fragiles et éphémères, des nuits de laine et plumes de paon, des petites filles de lianes soufflent sur les roses du soir , une iris de ma bouche file avec les dragons nocturnes et patients , l'oiseau facétieux s'amuse , mon coeur est rempli de reconnaissance , je souris à l'infortune avec ardeur , je pars chercher le chant au fond de ma gorge avec lenteur , j'accroche mes mains au trapèze du funambule , et bien seule , trouver l'innocence de la vie si jolie, dormir sur un fil , trouver le sommeil et l'innocence de la vie si jolie .Le soir défile sa robe prune, la nuit le déshabille dans les méandres des yeux du poisson chat qui file.
Sur ma joue la tache rouge de l'aube souffle la pluie sur les touches blanches de la mer.
Dans les méandres l'océan monte ses feux follets aux villes étrangères , trouver l'innocence de la vie si jolie, incertaine, dangereuse , puissante , perdre le sommeil sur une chaise, perdre le toit les tuiles les seuils , l'innocence de la vie si belle .
Hurlez chats huant , crachez ces bras, ces baisers, crachez ces vérités, ces mains organisées! Nous mourrons bientôt et nous sommes vivant, la chair des oiseaux pétrie de farine de fleurs , la fragilité du désir poussée en terre, égrène les blés virides sur les doux tapis de neige , assis chaudement des enfants de pèlerine blanche.
Les fleurs s'enracinent.
Cavalière de poussière, cernes bleues de la mémoire, écuyère de fourmi, sofa jungle des yeux de chat, pourpre amère digitale, plus jamais ne rien savoir , respirer les ombres gouaches, cendres d'or des cortèges noirs de nuages, ce rien d'éphémère au plus près de ma joue qui frémit de rire et de peine, robe de rire, foulée de sable, visage roulant d'herbes et de rivières, voix de percaline flottant sur la mer aux ricochets du vent,chantant d'aubes mortelles plein son ventre marinière, lierre de roseaux les chats nagent sur la dune, poissons d'azur les ouïes rouges ourlent les nuages.
Plus jamais ne savoir, ne rien savoir, les fleurs de l'aube se perchent sur les murs de pierre des cités fluides, les oiseaux marchent, l'océan monte sur les murailles des vieux arbres engloutir les palais d'usnées aux crânes des pendus, l'océan monte ses feux-follets.
Dimanche en Sicile , en silence .
C'est dimanche et je dors ,petit sommeil d'or
c'est dimanche je me lève ,
sous ma peau , le chemin de la fièvre,
c'est dimanche à midi ,
et j'ai faim , petit morceau de pain ,
c'est dimanche , et je vais
vers la mer de mai ,
c'est dimanche , elle est liane et pierre ,
je la regarde ,
sculpter ces poissons de marbre ,
c'est dimanche et je rêve ,
sur le sable , et sans bruit , l'après midi,
c'est encore son ventre plein
qui réclame le mien ,
je reviens , le vent dans les mains ,
c'est dimanche et le soir
à l'encre noire du ressac , va boire
la gorgée mystérieuse de la nuit,
c'est dimanche à minuit ,
je m'endors , petit serpent de mort ,
c'est lundi ,
c'est encore la nuit
et l'ange volubile , luit .
La fenêtre grande ouverte ,
qui donc parle ,
l'insondable mystère de la mort , la vie ,
toute chose de la vie
la nuit sur la balustrade
lundi 6 juin 2011
Il avait toujours plu
comme si nous ne l'avions pas su
pas vu ,
nous roulons sous l'averse émondant les bouleaux
le chemin de terre écale ses parfums froissés de feuilles ,
le battement monotone des essuies glaces
nous ne nous sommes rien dit d'autre
nous n'avions rien fait d'autre que rouler sous les nuées,
la peur était partie comme elle était venue
sur la pointe des pieds,
derrière le rideau des arbres
le paysage a disparu,
la pluie ne danse plus
elle ruisselle
nous sommes heureux ,
il avait toujours plu
un pan entier de bourrasque
les heures crissent sur les graviers des rivières,
l'odeur du coucher de soleil.
F
comme si nous ne l'avions pas su
pas vu ,
nous roulons sous l'averse émondant les bouleaux
le chemin de terre écale ses parfums froissés de feuilles ,
le battement monotone des essuies glaces
nous ne nous sommes rien dit d'autre
nous n'avions rien fait d'autre que rouler sous les nuées,
la peur était partie comme elle était venue
sur la pointe des pieds,
derrière le rideau des arbres
le paysage a disparu,
la pluie ne danse plus
elle ruisselle
nous sommes heureux ,
il avait toujours plu
un pan entier de bourrasque
les heures crissent sur les graviers des rivières,
l'odeur du coucher de soleil.
F
samedi 4 juin 2011
Halligen
Les oiseaux sont des huîtriers
les poissons de jais
le ciel de feu et d'onyx
la terre la mer de boue et de lande
quelquefois en s'y promenant
la mer glisse dans ses rubans de vasières une pierre d'ambre,
nous brûlons des grands mannequins de paille
et le rivage flambe d'été.
Le ciel change à chaque instant
il sent bon à chaque instant,
le bois flottant dans la braise
en partant à l'estran le silence d'un papillon
les poissons de jais
le ciel de feu et d'onyx
la terre la mer de boue et de lande
quelquefois en s'y promenant
la mer glisse dans ses rubans de vasières une pierre d'ambre,
nous brûlons des grands mannequins de paille
et le rivage flambe d'été.
Le ciel change à chaque instant
il sent bon à chaque instant,
le bois flottant dans la braise
en partant à l'estran le silence d'un papillon
oh bien sûr ils ont tracé des routes
des familles des enfants des casquettes
des processions des séminaires
Nous avons mêlé la cendre et la terre
une langue de feu sur la plaine
d'immenses dévers noirs
des crachats de souffre des pluies de pierre
le volcan est là béant
le lac nage paisible
le corps à sa place
beau un astre d'eau
Ce double visage inquiétant et serein
cette chair et cette âme
toute ensemble dans le béant
toute là au levant et au couchant
Bien trop beau pour le coucher sur le papier , il me semblait cependant que de l'avoir couché , il était là et disparaissait au gré des phrases que je lui donnais, je le touchais , je lui donnais ce que j'étais.
des familles des enfants des casquettes
des processions des séminaires
Nous avons mêlé la cendre et la terre
une langue de feu sur la plaine
d'immenses dévers noirs
des crachats de souffre des pluies de pierre
le volcan est là béant
le lac nage paisible
le corps à sa place
beau un astre d'eau
Ce double visage inquiétant et serein
cette chair et cette âme
toute ensemble dans le béant
toute là au levant et au couchant
Bien trop beau pour le coucher sur le papier , il me semblait cependant que de l'avoir couché , il était là et disparaissait au gré des phrases que je lui donnais, je le touchais , je lui donnais ce que j'étais.
vendredi 3 juin 2011
lundi 30 mai 2011
Radhilare.
deux bottes de radis,
les lèvres entrouvertes aux chevilles libres
croquent l'anis des feuilles,
la langue pique,
l'éruption insouciante
parsème tes joues de poudre d'anthocyane,
tes cheveux glissent sur le pied d'albe,
doigts emplumés d'aras fous de rire,
tes cheveux, des fanes où la pourpre sursaute.
Riotant les radis vont par cinq se trémousser
sur les tapis de badiane,
nous les suivons partout
et on les mange avec les doigts.
dimanche 29 mai 2011
Gloire à ma buraliste
Un homme entre et demande le chemin pour aller à la place des fusillés , vous prenez la rue piétonne , vous tournez à droite tout au bout et vous êtes tout de suite arrivé.
je fais une enquête , voyez-vous , oui oui c'est bien.
L'homme sort et prend la direction opposée , tous des cons , je vous dis , tous des cons , ils comprennent rien., Sinon qu'est -ce que je vous sers , madame - 3 paquets de Lucky strike et un concombre espagnol?-
Ma buraliste est sexy .
je fais une enquête , voyez-vous , oui oui c'est bien.
L'homme sort et prend la direction opposée , tous des cons , je vous dis , tous des cons , ils comprennent rien., Sinon qu'est -ce que je vous sers , madame - 3 paquets de Lucky strike et un concombre espagnol?-
Ma buraliste est sexy .
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