Trois fleurs des champs
tiges coupées à ras
à hauteur de doigts
le sang blanc qui jute dans la main
trois fleurs des champs chantent dans la main,
la terre boit ,
la seule aventure , l'écriture ,
point et aux lignes la lecture .
Et ces couronnes de ruisseau
ces couronnes rouges et blanches de rameaux
lentement prennent le cheminement de l'eau
Tiens il pleut
Tiens il pleut
lundi 27 mai 2013
lundi 29 avril 2013
mercredi 24 avril 2013
Les oiseaux énigmatiques
pluie
petite pluie de six heures
bouquet de muguet
palmes vertes
laisser couler
le son du nuage immense gris
le son du silence sur la main
le goût de la soie la taupe la patte glisse sur ma bouche
la suée de lumière dans la fossette d'une feuille à terre
un bain de sauterelle
un tremplin d'herbes coques de graines saute- ruisseau
échafaudage de brindilles têtes de clous girofles
s'éveille sur les heures incertaines
le chevalet est vide
petite pluie de minuit
le coléoptère grésille sur la violette collerette du ciel ,
peut être presque quatre heure , un haut rayonnage d'arbres ,
sommeil ouvert petites fentes , tirelires d'hirondelles,
je suis distraite
je laisse filer une partie de la journée
sans retenir le moindre mot de celle- ci ,
l'autre partie
il y a toujours de ces midis
un sot une sotte pour laisser fuser un trait d'esprit ,
une phrase hésite une touche sur le piano
deux touches , la phrase se répète ,
hésite encore , l'oiseau hésite ,
la phrase , une note , une autre note ,
se répète monotone ,
tâtonne , chantonne , demi ton ,
et l'improvisation l'hirondelle s'envole,
la note incertaine
presque quatre heure peut être
sommeil ouvert
petites fentes ,
tirelire d'hirondelles
improvisation
une sauterelle prend son bain
la vitesse dans la vélocité de la lenteur du chat ,
pulsations au bord de la rupture,
mais je suis déjà morte
j'ai laissé quelque chose derrière moi
peut être une clé une porte, un corps oublié
dans lequel un coeur bat au silencieux
celui qui chante parce qu'il aime,
la fenêtre est ouverte
l'océan s'est retiré au loin
les oiseaux sont partis avec ,
ce n'est plus la terre pas l'océan ,
étrange lisière des bords
calme oeil vert sur les éclats sableux
une allée mouillée de soleil,
il se pourrait chemin faisant de l'eau ,
d' arrivée avec la pluie j'arrive avec le soleil,
nuages changeant, pluie d'été foisonnante
les oiseaux reviennent
devant moi et même temps,
une touche du souffle des oiseaux énigmatiques.
petite pluie de six heures
bouquet de muguet
palmes vertes
laisser couler
le son du nuage immense gris
le son du silence sur la main
le goût de la soie la taupe la patte glisse sur ma bouche
la suée de lumière dans la fossette d'une feuille à terre
un bain de sauterelle
un tremplin d'herbes coques de graines saute- ruisseau
échafaudage de brindilles têtes de clous girofles
s'éveille sur les heures incertaines
le chevalet est vide
petite pluie de minuit
le coléoptère grésille sur la violette collerette du ciel ,
peut être presque quatre heure , un haut rayonnage d'arbres ,
sommeil ouvert petites fentes , tirelires d'hirondelles,
je suis distraite
je laisse filer une partie de la journée
sans retenir le moindre mot de celle- ci ,
l'autre partie
il y a toujours de ces midis
un sot une sotte pour laisser fuser un trait d'esprit ,
une phrase hésite une touche sur le piano
deux touches , la phrase se répète ,
hésite encore , l'oiseau hésite ,
la phrase , une note , une autre note ,
se répète monotone ,
tâtonne , chantonne , demi ton ,
et l'improvisation l'hirondelle s'envole,
la note incertaine
presque quatre heure peut être
sommeil ouvert
petites fentes ,
tirelire d'hirondelles
improvisation
une sauterelle prend son bain
la vitesse dans la vélocité de la lenteur du chat ,
pulsations au bord de la rupture,
mais je suis déjà morte
j'ai laissé quelque chose derrière moi
peut être une clé une porte, un corps oublié
dans lequel un coeur bat au silencieux
celui qui chante parce qu'il aime,
la fenêtre est ouverte
l'océan s'est retiré au loin
les oiseaux sont partis avec ,
ce n'est plus la terre pas l'océan ,
étrange lisière des bords
calme oeil vert sur les éclats sableux
une allée mouillée de soleil,
il se pourrait chemin faisant de l'eau ,
d' arrivée avec la pluie j'arrive avec le soleil,
nuages changeant, pluie d'été foisonnante
les oiseaux reviennent
devant moi et même temps,
une touche du souffle des oiseaux énigmatiques.
mardi 23 avril 2013
L'échine penchée
arbre sous l'hiver.
La montagne plisse ses vapeurs
papier de vair,
le flocon ovale l'asphodèle,
pain noir
arbre crépite au crin de rousse,
les pistils des tulipes gousses sont en duvet
sous les aisselles des combes solitaires,
les planchers de glace
saisissent la veine du ciel fendue d'éclats de clippers,
les éclisses de la crinoline du soir
pique la fleur larme de réglisse à l'oreille.
Dormez vous, dormez
sabots de bois
sabots de feux
aux pieds des grands pins bleus
vous pleurez pleurez
birdy aux brins d'osier
os fêlés tissées d'ajonc,
arbres du regard entre les jonchées de solitude
entre les longères de pierres éboulis
entre les cordes des passerelles
où la brise rompt ses roseaux de pluie.
arbre sous l'hiver.
La montagne plisse ses vapeurs
papier de vair,
le flocon ovale l'asphodèle,
pain noir
arbre crépite au crin de rousse,
les pistils des tulipes gousses sont en duvet
sous les aisselles des combes solitaires,
les planchers de glace
saisissent la veine du ciel fendue d'éclats de clippers,
les éclisses de la crinoline du soir
pique la fleur larme de réglisse à l'oreille.
Dormez vous, dormez
sabots de bois
sabots de feux
aux pieds des grands pins bleus
vous pleurez pleurez
birdy aux brins d'osier
os fêlés tissées d'ajonc,
arbres du regard entre les jonchées de solitude
entre les longères de pierres éboulis
entre les cordes des passerelles
où la brise rompt ses roseaux de pluie.
lundi 15 avril 2013
Fazil Say / Marche Turque / Mozart en raghtime
Fazil Say pianiste virtuose turc , condamné à dix mois de prison avec sursis pour avoir affiché son athéisme, il s'était également moqué de l'appel à la prière du muezzin, citant des vers du grand poète persan du XIe siècle, Omar Khayyam.
Il est parfois dangereux d'avoir tort mais plus dangereux encore d'avoir raison
dimanche 14 avril 2013
samedi 13 avril 2013
Je n'ai pas bu trois verres de vin rouge,
je ne suis pas allée danser ,
j'ai l'air d'un crapaud pâté de vert
j'ai l'air d'un rien,
je m'endors à pas d'heure
et range mon coeur au frigidaire
et malgré le climat , il bouge, mais plus beaucoup,
j'ai mon âge d'enfant et celui du calendrier
Un poisson rouge monte le ton et
je parle le soir à mon ange ,
je suis un scribe inattendu,
attentif et silencieux ,
je suis sur la terre ,
le ciel de l'enfance,
je suis un morceau d'ardoise grise ,
j'efface les majuscules de craie
Toujours assise sur le derrière
inopérante bipède
je regarde la pluie faire la pluie,
je suis comme le chat , tout confus, tout boulus,
je suis à la frontière,
j'ai baissé les armes ,
je suis partie chercher le pain
et je reviens avec la fièvre
Je cours au delà ,
je me rend invisible, impossible,
je suis désarmée ,
j'ai perdu la parole
je n'ai pas de patience pour les rêves,
je suis le déluge
il pleut partout,
je donne le change en feuilles de papier
Je suis dans le fil à conversation, et je laisse tomber ,
j'aime le ventre de l'océan,
je n'utilise plus le mot tranquille
depuis que je suis née hier,
je me perd dans les rues,
je suis la bouteille à l'envers,
je suis une boule de nerfs,
j'ai des douceurs à l'intérieur
Je n'ai pas bu trois verres de vin rouge ,
je n'ai pas de parachute ,
je n'ai plus de saisons ,
j'avais des élans , des candeurs,
j'ai des questions d'enfant,
je n'ai pas la raison,
je n'ai plus ma raison ,
je chante doucement
Je connais des chansons
j'aime la mer déchiquetée de sel de rochers ,
de calme et de changeant,
j'aime la mer , les villes de fleuves ,
les longues rues où le soleil accroche ses souliers,
je n'ai pas la raison
je n'ai rien d'utiliser
je ne suis pas allée danser ,
j'ai l'air d'un crapaud pâté de vert
j'ai l'air d'un rien,
je m'endors à pas d'heure
et range mon coeur au frigidaire
et malgré le climat , il bouge, mais plus beaucoup,
j'ai mon âge d'enfant et celui du calendrier
Un poisson rouge monte le ton et
je parle le soir à mon ange ,
je suis un scribe inattendu,
attentif et silencieux ,
je suis sur la terre ,
le ciel de l'enfance,
je suis un morceau d'ardoise grise ,
j'efface les majuscules de craie
Toujours assise sur le derrière
inopérante bipède
je regarde la pluie faire la pluie,
je suis comme le chat , tout confus, tout boulus,
je suis à la frontière,
j'ai baissé les armes ,
je suis partie chercher le pain
et je reviens avec la fièvre
Je cours au delà ,
je me rend invisible, impossible,
je suis désarmée ,
j'ai perdu la parole
je n'ai pas de patience pour les rêves,
je suis le déluge
il pleut partout,
je donne le change en feuilles de papier
Je suis dans le fil à conversation, et je laisse tomber ,
j'aime le ventre de l'océan,
je n'utilise plus le mot tranquille
depuis que je suis née hier,
je me perd dans les rues,
je suis la bouteille à l'envers,
je suis une boule de nerfs,
j'ai des douceurs à l'intérieur
Je n'ai pas bu trois verres de vin rouge ,
je n'ai pas de parachute ,
je n'ai plus de saisons ,
j'avais des élans , des candeurs,
j'ai des questions d'enfant,
je n'ai pas la raison,
je n'ai plus ma raison ,
je chante doucement
Je connais des chansons
j'aime la mer déchiquetée de sel de rochers ,
de calme et de changeant,
j'aime la mer , les villes de fleuves ,
les longues rues où le soleil accroche ses souliers,
je n'ai pas la raison
je n'ai rien d'utiliser
mercredi 10 avril 2013
Conversation sous les étoiles
un vieux très vieux cahier chuchote la pierre et le sel
des lignes serrées d'encre de seiche
des marches blanches impalpables à son poignet léger
un vieil très vieil homme ne pèse plus sur la mer
il attend le vent le vieux vent
une ancienne boussole dans ses mains décharnées
j'écoute le vent
le dessillement des paupières de la dune
l'alouette grisoller
la feuille filant au ruisseau
le soleil sur la pierre effleurer
la nève bleu gracile la ligne de mer
il ne pèse plus sur la mer
j' entends le vent se confier juillet de pluie de fleurs
le long du grain du bois s'épancher flottantes,
délicates tempes argentées de lune
des lignes serrées d'encre de seiche
des marches blanches impalpables à son poignet léger
un vieil très vieil homme ne pèse plus sur la mer
il attend le vent le vieux vent
une ancienne boussole dans ses mains décharnées
j'écoute le vent
le dessillement des paupières de la dune
l'alouette grisoller
la feuille filant au ruisseau
le soleil sur la pierre effleurer
la nève bleu gracile la ligne de mer
il ne pèse plus sur la mer
j' entends le vent se confier juillet de pluie de fleurs
le long du grain du bois s'épancher flottantes,
délicates tempes argentées de lune
mardi 9 avril 2013
chambre noire
ce rien tout en haut des flots d'étoiles et d' eau ,
je me suis abandonnée à ce quelque chose qui n'a pas encore de nom,
écouter le vent , la neige, la pluie et le soleil dormir derrière nos yeux ,
il suffit que la faille s'ouvre et que la mort sourit ,
il pleut doucement et personne ne répond et personne n'écoute,
il pleut dans mon coeur sur cette ville tendre
cité aux murs rougis de cendres
hormis ce flocon qui passe
seule au milieu et sans mots pour dire
l'offrande de la blondeur sur la nuit d'océan
je me suis abandonnée à ce quelque chose qui n'a pas encore de nom,
écouter le vent , la neige, la pluie et le soleil dormir derrière nos yeux ,
il suffit que la faille s'ouvre et que la mort sourit ,
il pleut doucement et personne ne répond et personne n'écoute,
il pleut dans mon coeur sur cette ville tendre
cité aux murs rougis de cendres
hormis ce flocon qui passe
seule au milieu et sans mots pour dire
l'offrande de la blondeur sur la nuit d'océan
chambre noire
ce rien tout en haut des flots d'étoiles et d' eau ,
je me suis abandonnée à ce quelque chose qui n'a pas encore de nom,
écouter le vent , la neige, la pluie et le soleil dormir derrière nos yeux ,
il suffit que la faille s'ouvre et que la mort sourit ,
il pleut doucement et personne ne répond et personne n'écoute,
il pleut dans mon coeur sur cette ville tendre
cité aux murs rougies de cendres
hormis ce flocon qui passe
seule au milieu et sans mots pour dire
je me suis abandonnée à ce quelque chose qui n'a pas encore de nom,
écouter le vent , la neige, la pluie et le soleil dormir derrière nos yeux ,
il suffit que la faille s'ouvre et que la mort sourit ,
il pleut doucement et personne ne répond et personne n'écoute,
il pleut dans mon coeur sur cette ville tendre
cité aux murs rougies de cendres
hormis ce flocon qui passe
seule au milieu et sans mots pour dire
Silence libre
Le silence comprend tout prend tout et tient la main,
la ligne musicale
bateau sous les étoiles dans sa toile d'eau,
la ligne filigrane
myriadaire frôlement de chair d'écho
les fils d'étoiles et les saisons d' eaux
tout en haut les flots d'étoiles et les pluies crépuscule percale d'ouïes ,
le levant haubanne sur les pointes vertes des îles
les feuillées déroulent leurs calices pointillés d'émail
palmes oiseaux d'aigues et d'opale sillonnés de marines ,
clappe la langue charnue cochenille dans les voiles d'aube
le soleil écoute étinceler la pluie
pincées d'étoiles
hormis le flocon qui passe
le silence est libre
hormis le flocon qui passe
le doux chancellement d'yeuses
la ligne musicale
bateau sous les étoiles dans sa toile d'eau,
la ligne filigrane
myriadaire frôlement de chair d'écho
les fils d'étoiles et les saisons d' eaux
tout en haut les flots d'étoiles et les pluies crépuscule percale d'ouïes ,
le levant haubanne sur les pointes vertes des îles
les feuillées déroulent leurs calices pointillés d'émail
palmes oiseaux d'aigues et d'opale sillonnés de marines ,
clappe la langue charnue cochenille dans les voiles d'aube
le soleil écoute étinceler la pluie
pincées d'étoiles
hormis le flocon qui passe
le silence est libre
hormis le flocon qui passe
le doux chancellement d'yeuses
dimanche 7 avril 2013
Chambre noire
Nous sommes ces hommes et ces femmes devenus poètes
ces poètes devenus hommes et femmes,
il n'y a pas d'ordre dans cela, il faut quitter ,
de la violence et de la douceur ,
chacun y donnerait un sens où il n'y en a pas,
cette puissance qui existe et n'existe pas pourtant ,
un temps de bataille , féroce,
ce temps de blancheur impalpable,
ce temps de noir que nous croyons mauvais ,
la mer ce temps de voiles dressées ,
les chants les espaces où voler où respirer les parfums des fleurs ,
bleu , cieux immenses de bonté , de musique où les cerises pleurent,
pourpre où le sang s'est noyé ,
le mur des morts est là ,
nous sommes ce temps qui n'a pas existé et qui existe , temps de fièvre , de pain , d'os , d'huile de chandelles et de mains, ce temps d'orage et d'écriture ,
sans nombre et dans l'instant ,
ces temps de regards , de retard et d'avance ,
perdus décharnés par les heures de peur où nous sommes tombés ,
temps arrachés et retrouvés,
l'urgence dans l'ombre du noir , ces temps d'angoisse et de gouffre ,
ces temps d'homme et de femmes, ces vacarmes,
sans cicatrices hormis ce flocon qui passe ,
une rose ,
un silence où j'ai trouvé la présence et l'absence,
arrêtée un temps dans ce temps
le bateau sous les étoiles dans sa toile d'eau,
la musique a levé le monde des flots
jusqu'à s'étendre et nous tenir tout entier
ce rien tout en haut des flots d'étoiles et d' eau ,
je me suis abandonnée à ce quelque chose qui n'a pas encore de nom,
écouter le vent , la neige, la pluie et le soleil dormir derrière nos yeux ,
il suffit que la faille s'ouvre et que la mort sourit ,
il pleut doucement et personne ne répond et personne n'écoute,
il pleut dans mon coeur sur cette ville tendre
hormis ce flocon qui passe
seule au milieu et sans mots pour dire ,
il faut quitter
ces poètes devenus hommes et femmes,
il n'y a pas d'ordre dans cela, il faut quitter ,
de la violence et de la douceur ,
chacun y donnerait un sens où il n'y en a pas,
cette puissance qui existe et n'existe pas pourtant ,
un temps de bataille , féroce,
ce temps de blancheur impalpable,
ce temps de noir que nous croyons mauvais ,
la mer ce temps de voiles dressées ,
les chants les espaces où voler où respirer les parfums des fleurs ,
bleu , cieux immenses de bonté , de musique où les cerises pleurent,
pourpre où le sang s'est noyé ,
le mur des morts est là ,
nous sommes ce temps qui n'a pas existé et qui existe , temps de fièvre , de pain , d'os , d'huile de chandelles et de mains, ce temps d'orage et d'écriture ,
sans nombre et dans l'instant ,
ces temps de regards , de retard et d'avance ,
perdus décharnés par les heures de peur où nous sommes tombés ,
temps arrachés et retrouvés,
l'urgence dans l'ombre du noir , ces temps d'angoisse et de gouffre ,
ces temps d'homme et de femmes, ces vacarmes,
sans cicatrices hormis ce flocon qui passe ,
une rose ,
un silence où j'ai trouvé la présence et l'absence,
arrêtée un temps dans ce temps
le bateau sous les étoiles dans sa toile d'eau,
la musique a levé le monde des flots
jusqu'à s'étendre et nous tenir tout entier
ce rien tout en haut des flots d'étoiles et d' eau ,
je me suis abandonnée à ce quelque chose qui n'a pas encore de nom,
écouter le vent , la neige, la pluie et le soleil dormir derrière nos yeux ,
il suffit que la faille s'ouvre et que la mort sourit ,
il pleut doucement et personne ne répond et personne n'écoute,
il pleut dans mon coeur sur cette ville tendre
hormis ce flocon qui passe
seule au milieu et sans mots pour dire ,
il faut quitter
samedi 6 avril 2013
jeudi 4 avril 2013
jardin d'été
Le jardin sonne
ronde
rondeau
feuilles et roses
calmes et closes
Tige après tige
feuille après feuille
fleur après fleur
vase de parfums
une livrée de joie
En dessous et en dessus de toute chose
le jardin monte vers la lumière
ces choses minuscules
un point d' étoile
les sons infinis d'une nuit
Dans la chambrée voilée de pluie d'été
un ange a renversé les cartes sur la table
les jeux sérieux de l'enfance
les rires mutins s'élancent encore
et le soleil roux sur l'allée bordée d'arbres en corps
déjà entrés dans la pointe de la mort
j'étais dans ces mêmes rires
à cette même table
sous l'allée bordée d'arbres
dans ces mêmes mots
je suis dans ces mêmes mots
dans ce même corps
les rires criblés d'air
la nuit criblée du son des étoiles
les arbres criblés de lumière
le tamis des rousseurs
amour
déjà entrés dans la pointe de la vie
lundi 1 avril 2013
| La fontaine des livres à Rome |
Dans la chambre de verre
la lune éclaire
à l'écart
un musoir
je peux fermer les yeux et voir
les nuages
Nuque inclinée
Pudeur de lumière
Corps de bandeaux
Un jeune cerf boit
Le fleuve pagine l'eau
Je peux ouvrir les yeux et boire
à l'écart
le musoir
la lune éclaire
dans la maison de verre
les nuages
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