Tiens il pleut
Tiens il pleut
mercredi 19 novembre 2014
vendredi 31 octobre 2014
mardi 16 septembre 2014
dimanche 14 septembre 2014
Le chat dort dans le placard
la pluie emberlificote
drache drache drache menue
sur l'oreiller infusent les marquises
pluie merveilleuse catastrophe
dans la lointaine province de Filandres
par le plus doux des contes d'automne
un unijambiste a volé une chaussure
pluie pluie merveilleuse catastrophe
à cloche pied
sur le fil de l'araignée danse
Solitaire le long du fossé
je jette les violettes carnassier froissé
sous les chemises de famine
je jette les ombres aux lumières d'essaim
les lumières aux ombres gibecières
je jette les violettes au fossé.
Un chien à la barrière aboie
les frelons frisent les tuiles des maisons
solitaire je me jette à la route
l'horizon tranche sa grenade d'explosion muette
les larmes coulent émue d'une mer étale de fruit mûr
samedi 6 septembre 2014
samedi 16 août 2014
Pluie lue-divine
les aréoles de myrte
exsudent leur moiteur
sur les flancs des collines,
au loin, les derniers fantômes impriment les nuages,
des pêcheurs fendent le flot
de leurs lourdes rames,
sur la grève des vapeurs blanches d'oiseaux glissent
s'élèvent des tombeaux,
pieds d'ange
qui laissent sur la pierre
une courante sente de fleurs
imaginaire enfant sur une phrase, un cheval errant,
mains dans la main du temps
tu chemines sur ta chimère
à travers la redoutable terre,
pluie bue-divine
un voile de vent secoue l'échine d'océan ,
merveilles et douces impatiences,
sur la grève s'élèvent
des vapeurs claires de chair d'oiseaux ,
un château de pluie
décline les soleils collines dans tes cheveux feuillage persistant
empreintes des parfums
nos pieds dévalent jusqu'à la mer
pour y baigner leurs rires d'air
vendredi 8 août 2014
lundi 21 juillet 2014
Je ne sais pourquoi
l'encre sèche si vite,
ni pourquoi certain soir, si triste,
tant de fois un secret tenu, une joie qui craque
je lève la tête
je soulève les yeux
l'après midi est bleue
le soleil majuscule
brûle les rues ouvertes à ma rêverie d'ombre
mais la feuille est déserte
et quelquefois il pleut
le monde bouge, tremble,
vacille et vit à l'instant qui se tait
samedi 12 juillet 2014
jeudi 12 juin 2014
lundi 26 mai 2014
mardi 13 mai 2014
La nuit a ouvert l'enclos des troupeaux
leur souffle puissant une poitrine noire d'alcôve
museaux humides cornes à la foulée des haleines chaudes de sable
vermillent les pacages des prés à l'abandon ,
buissons d'aube , chèvre pied-vermeil ,
la courbe échine nègre sur le fleuve
encorne les capes de brume et d'or
et gronde la flambée des âmes ,
auprès des arbres
lignages de lunules de l'aube
au diable les couronnes
auprès des arbres le désespoir survient
auprès , nulle colonne de chiffres
auprès des arbres terrasses des hommes
au diable les couronnes qui fanent.
Le noir n'est pas la peur ni la nuit ni l'heure
c'est cette corne qui pointe au jour de la vie,
cette corne qui fait mal , ce cri qui inspire et expire.
Auprès des arbres
non loin de la terre, à l'humus auprès des arbres ,
fragile entêtée , je souris ,
à l'humus enlacées les violettes sous l'ombre douce des forêts
grouillantes d'insectes et de vie et de mort brusque ,
juste place étendue sous les lignages d'oiseaux brisés
à l'humus de la terre surgie .
vendredi 2 mai 2014
lundi 24 mars 2014
dimanche 16 mars 2014
lundi 3 février 2014
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