Tiens il pleut
Tiens il pleut
jeudi 18 août 2011
Faut que ça tombe, ça tonde que ça cloue et que ça cogne.
Faut que ça saigne., et si ça saigne , il y a la cure d'éventration , respectons les chirurgiens du mou., les chirurgiens du dur , les orthopédistes, les endocrinos, les gastro entérologues, les ophtalmologistes , les oto rhino laryngo ,les sexologues, les zoologues, les réeducateurs, les adaptateurs, les kinés, les psychiatres, les neurologues, les observatologues, les cardiologues, les diagramologues, les graphologues, les conseillologues ,
y'en a des logues je dois en oublier., les pipilogues, les chatologues, les chatouiollogues , la noblesse ô logue,
les schématologues , les doutologues, les arffirmologues, les mouvementologues, les littératorologues , les titillologues, les turlututus pointus, les géniologues, les ingénieurologues, la liste est longue, la liste est courte , la liste est vide, nuage crevé .
La dresseuse de chiens, ils frappent fort et longtemps, je vais faire court j'ai plus de tête.
Madame L et le grand chien blanc à taches jaune et à tête carré , vous savez il est jamais loin , je vais faire court , j'ai plus de tête.
Et les bûcheronnes c'est pour les bûcherons.
En promenade éphémère et l'art de la fugue, en bord de mer , le plus loin possible.
En cessation d'activité , tous points ici ne donnent aucune réponse , ne montant aucune entreprise , je retourne à l'asile avec mes aliénés , nous serons amusants , drôles, inconséquents et je n'aurais ni manche, ni cognée, ni oeuvre .
Nous mettrons les e à la place des o des a à la place des i des u à la place de ceux qui n'en ont pas, des bus des vus des tus des sus des pus des rus des mus , des a des b des c des d des e des f , des pointues des carrés des rectangles des triangles et nous jouerons à la corde à sauter , la tapette à mouche , la roulette russe, au manège enchanté, aux dames , aux petits chevaux , au jeu de l'oie, au nain jaune,à la bêbête qui monte qui monte et qui descend .
Et surtout surtout sourds aveugles et muets, il nous plaira de n'être pas tristes., et si nous avons la possibilité de loger dans les trous de nos cerveaux quelques fleurs sur les tombes, nous ne le ferons pas, on fera rien , je croyais le monde plus amusant , mais il n'en est rien , partout le monde est triste.
Nous essaierons de ne pas l'être avec la musique.
Je compte mes doigts , cinq à une main , cinq à l'autre , vous en voyez combien , cinq à l'une et cinq à l'autre, bien, je secoue la main , cinq à l'une et cinq à l'autre.
J'ai trouvé quelques cheveux sur la taie , les miens, un ça fait un , deux ça fait deux .
Les fols étés , les folles nuits et les couchers de soleil , pauvre ami. tout ce que l'on ne dit pas est écrit en gros sur le nez au plein milieu de notre figure et je n'ai pas besoin de me justifier , juste un poème rien à gagner , tout à perdre et tout le temps.
Que rien n'empêche de vivre.
y'en a des logues je dois en oublier., les pipilogues, les chatologues, les chatouiollogues , la noblesse ô logue,
les schématologues , les doutologues, les arffirmologues, les mouvementologues, les littératorologues , les titillologues, les turlututus pointus, les géniologues, les ingénieurologues, la liste est longue, la liste est courte , la liste est vide, nuage crevé .
La dresseuse de chiens, ils frappent fort et longtemps, je vais faire court j'ai plus de tête.
Madame L et le grand chien blanc à taches jaune et à tête carré , vous savez il est jamais loin , je vais faire court , j'ai plus de tête.
Et les bûcheronnes c'est pour les bûcherons.
En promenade éphémère et l'art de la fugue, en bord de mer , le plus loin possible.
En cessation d'activité , tous points ici ne donnent aucune réponse , ne montant aucune entreprise , je retourne à l'asile avec mes aliénés , nous serons amusants , drôles, inconséquents et je n'aurais ni manche, ni cognée, ni oeuvre .
Nous mettrons les e à la place des o des a à la place des i des u à la place de ceux qui n'en ont pas, des bus des vus des tus des sus des pus des rus des mus , des a des b des c des d des e des f , des pointues des carrés des rectangles des triangles et nous jouerons à la corde à sauter , la tapette à mouche , la roulette russe, au manège enchanté, aux dames , aux petits chevaux , au jeu de l'oie, au nain jaune,à la bêbête qui monte qui monte et qui descend .
Et surtout surtout sourds aveugles et muets, il nous plaira de n'être pas tristes., et si nous avons la possibilité de loger dans les trous de nos cerveaux quelques fleurs sur les tombes, nous ne le ferons pas, on fera rien , je croyais le monde plus amusant , mais il n'en est rien , partout le monde est triste.
Nous essaierons de ne pas l'être avec la musique.
Je compte mes doigts , cinq à une main , cinq à l'autre , vous en voyez combien , cinq à l'une et cinq à l'autre, bien, je secoue la main , cinq à l'une et cinq à l'autre.
J'ai trouvé quelques cheveux sur la taie , les miens, un ça fait un , deux ça fait deux .
Les fols étés , les folles nuits et les couchers de soleil , pauvre ami. tout ce que l'on ne dit pas est écrit en gros sur le nez au plein milieu de notre figure et je n'ai pas besoin de me justifier , juste un poème rien à gagner , tout à perdre et tout le temps.
Que rien n'empêche de vivre.
mercredi 17 août 2011
Un petit matin de brume
hallucine les rues citadines,
des petites formes
glissent sous les réverbères en cloche,
des serpents de trains
clignotent leurs guirlandes
avalent constricteurs
les pieds, les semelles
les jambes ,les nylons,
les portes jarretelles
les caleçons,
les épaules
les petites mains,
les chapeaux
les paupières et les bouches froissées de sommeil ,
des nids d'hirondelles des rayures de ciel
des pas silencieux dans la ville,
l'aube est tranquille
calme
les tisons reprennent feu
une porte s'ouvre
quelqu'un est parti tôt
on ne sait où
un enfant se frotte les yeux dans la cuisine
une tasse de café chaud sur la table .
hallucine les rues citadines,
des petites formes
glissent sous les réverbères en cloche,
des serpents de trains
clignotent leurs guirlandes
avalent constricteurs
les pieds, les semelles
les jambes ,les nylons,
les portes jarretelles
les caleçons,
les épaules
les petites mains,
les chapeaux
les paupières et les bouches froissées de sommeil ,
des nids d'hirondelles des rayures de ciel
des pas silencieux dans la ville,
l'aube est tranquille
calme
les tisons reprennent feu
une porte s'ouvre
quelqu'un est parti tôt
on ne sait où
un enfant se frotte les yeux dans la cuisine
une tasse de café chaud sur la table .
mardi 16 août 2011
Un arbre dans la cour
je ne peux nommer les fleurs
qu'en les aimant toutes
ne sois pas triste
un oiseau appelle le silence
et l'été parfume le ciel
l'aube est de soie
la colline maelström d'automne
la mort rouge un tressaillement d'enfant
enfant j'ai tout su dans mon corps
un mot c'est la mort avec un mot
et la langue est venue après
ma langue dans la langue,
que pensez vous des entassements
des empilements des montagnes d'os. ,
une page blanche.
Les mots viennent et ils s'en vont
l'océan d'argent
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
la beauté sans aucune raison de beauté
extrême béance
pieds de neige et de feu
enfants libres
au péril nous ne marchons pas
nous allons trouver l'innocence de l'amour
l'innocence de la vie si jolie
au péril nous n'en avons pas
nous ne savons rien du monde
fine résille de dentelle de neige à nos cheveux
blonde plaine
fenêtre de jais pourpre immobile au bord des yeux
portes cochères de chat d'or
flocons chauds de bouche
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un solen , un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
elle ouvre le mot elle le frappe
mort est là face à face
un souffle de mer
un battement de coeur arrêté
la mer cette urgence et cet entêtement
un âge d'émotion ,
ce sentiment , ne pas savoir ce qu'est demain
ce qu'est hier ,
un bateau et c'est la mer
la mer et c'est maintenant
un arbre dans la cour
les bras autour
la mer et c'est maintenant,
dans la cour , la mer,
ne sois pas triste ,
l'été parfume le ciel
je ne peux nommer les fleurs
qu'en les aimant toutes
ne sois pas triste
un oiseau appelle le silence
et l'été parfume le ciel
l'aube est de soie
la colline maelström d'automne
la mort rouge un tressaillement d'enfant
enfant j'ai tout su dans mon corps
un mot c'est la mort avec un mot
et la langue est venue après
ma langue dans la langue,
que pensez vous des entassements
des empilements des montagnes d'os. ,
une page blanche.
Les mots viennent et ils s'en vont
l'océan d'argent
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
la beauté sans aucune raison de beauté
extrême béance
pieds de neige et de feu
enfants libres
au péril nous ne marchons pas
nous allons trouver l'innocence de l'amour
l'innocence de la vie si jolie
au péril nous n'en avons pas
nous ne savons rien du monde
fine résille de dentelle de neige à nos cheveux
blonde plaine
fenêtre de jais pourpre immobile au bord des yeux
portes cochères de chat d'or
flocons chauds de bouche
un poème dans la gorge ,
je vous mets un couteau un solen , un poème sur la gorge
une enfance à épouvanter une enfance sans enfant
une racine de colère qui fera trembler tout votre corps oublié
elle ouvre le mot elle le frappe
mort est là face à face
un souffle de mer
un battement de coeur arrêté
la mer cette urgence et cet entêtement
un âge d'émotion ,
ce sentiment , ne pas savoir ce qu'est demain
ce qu'est hier ,
un bateau et c'est la mer
la mer et c'est maintenant
un arbre dans la cour
les bras autour
la mer et c'est maintenant,
dans la cour , la mer,
ne sois pas triste ,
l'été parfume le ciel
dimanche 14 août 2011
Lettre d'amour.
Le précieux souci des roses
le fruit
l'art est un acte d'amour
le nourrir dans la jubilation
coupez lui la tête et il refleurira toutes les nuits
le rare mouvement à observer
les yeux ouverts à nous regarder
vivant ,
pour le reste je ne sais pas , je me tais .
le fruit
l'art est un acte d'amour
le nourrir dans la jubilation
coupez lui la tête et il refleurira toutes les nuits
le rare mouvement à observer
les yeux ouverts à nous regarder
vivant ,
pour le reste je ne sais pas , je me tais .
jeudi 11 août 2011
mercredi 10 août 2011
Je me réveille à la nuit
chambre de sommeil aux genoux lisses
effrayée et troublée par un silence
je rêve d'un autre rêve
bien au- dessus de moi bien au -delà du silence
un sens bien au dessus de moi
cela m'emporte
et qui sait pourquoi
une ligne brisée où la lune perce les nuages.,
la mer traverse ma chambre
au pas d'un labour d'ange
une nuit innocente et élégante
je ne sais pas .
Temps dans le temps
labour de neige et d'argent
la neige encercle la ville
entre naître et mourir dense
les lampadaires chapeaux noirs
l'envahissement léger
un brasier sur le fleuve
un flocon vole irradié happé
l'eau dans le feu
l'air bleu
chaume tremblé après midi d'été
la terre rougit
cieux noirs d'orage grésillement des pailles
trous d'eau où se percutent le bleu tirant sur le rouge
et le rouge tirant sur le bleu,
le mot est violet , un éclat de fleur,
genoux violets ,
violon dans l'oreille , un éclair ,
un battement ourdit son complot de coeur .
chambre de sommeil aux genoux lisses
effrayée et troublée par un silence
je rêve d'un autre rêve
bien au- dessus de moi bien au -delà du silence
un sens bien au dessus de moi
cela m'emporte
et qui sait pourquoi
une ligne brisée où la lune perce les nuages.,
la mer traverse ma chambre
au pas d'un labour d'ange
une nuit innocente et élégante
je ne sais pas .
Temps dans le temps
labour de neige et d'argent
la neige encercle la ville
entre naître et mourir dense
les lampadaires chapeaux noirs
l'envahissement léger
un brasier sur le fleuve
un flocon vole irradié happé
l'eau dans le feu
l'air bleu
chaume tremblé après midi d'été
la terre rougit
cieux noirs d'orage grésillement des pailles
trous d'eau où se percutent le bleu tirant sur le rouge
et le rouge tirant sur le bleu,
le mot est violet , un éclat de fleur,
genoux violets ,
violon dans l'oreille , un éclair ,
un battement ourdit son complot de coeur .
mardi 9 août 2011
Torpe.
La réalité distrait , et les foules aiment la distraction , et à mon grand regret , ils ne sentent pas les belles ombres qui dansent la vie dans les bras de la mort , ils ne sentent pas l'harmonie qui se joue dans la tragédie.
Les rues s'enfoncent en grand bruit dans une profonde torpe ,un grand bruit , un train où tout le monde monte avec entrain , et chante à tue tête, un voyage autour du monde ,où l'on fait déjà du bruit en avant et rien d'autre.
Je ne suis pas partie , je suis restée à l'ombre, le goût de la promenade sous les arbres, le long de la rivière où nous nous ébattions en riant .
J'essaie de ne pas m'enfoncer dans cette grande tristesse que je déteste , mais détester ne sert qu'à l'appeler plus encore , alors tristesse.
Dans l'urgence , je n'ai pas le temps de pleurer , l'urgence est ainsi faite que j'aborde la mort avec un détachement réel , un geste répété à son instrument , les mains hors de ma tête , un craquement de vertèbres un éclat de lame, les larmes plus tard plus tard, le soleil plus tard , presque une offense, je tourne autour de moi et je ne sais pas , un terrible vertige , je ne sais pas, un fil de rosée sur la nuit, un glissement de sable , une poignée satinée emportée par un rondo de pieds, des ruades d'orage brillant sur le sable et des naseaux noirs de vent ,des hanches qui se cambrent à l'assaut de la mort et ne bougent pas, le soleil au dos comme un enfant .
Je ne sais pas, et parfois le sentiment de ne pas exister , est- ce que je vis ? Je ne sais pas, l'urgence d'écrire n'est pas un métier , elle n'écrit pas pour satisfaire des besoins, c'est autre chose , autre chose en moi , au dessus de moi, une nécessité absolue qui me laisse sans voix lorsque la question est reposée des centaines de fois, chacun dira , j'écris , est-il absolument nécessaire de répondre à la question , l'enfant le saura sans jamais vraiment le dire, il saura peut être le poids et la légèreté de chaque chose , il dira écrivez cela et dans le même temps et un autre plus profond il sera autre chose, il sera cet enfant retenu donné écrivez, j'écris mon âge d'émotion .
La réalité distrait c'est vrai pour ce monde aliéné , des scènes de bruit distractif , quelquefois j'y vais , mais je sais qu'après je rentre chez moi , en grand silence, j'étais seule , de cette , comment pourrais je dire , cette tristesse ? Cette méditation ? Cette nécessité calme , un chemin , un soleil qui passe sur l'ombre, une autre ombre, un autre soleil, chez moi , mon enfance, personne ne lisait, il n'y avait pas de livres, personne n'écrivait , dans l'isolement de mon enfance, ce château de pierres, des fantômes passaient , familiers , inconnus, je me suis fortifiée d'un poème, je me suis dessaisie d'un poème et un autre vient inconnu aux limites extrêmes d'un ciel qui disparaît et nage dans le coeur .
Un silence de parole, une parole de silence, bordé de soleil et d'ombre, quelquefois , je m'endors sans savoir si l'aube reviendra , pas pour moi, comme ça , rien d'autre que la musique qui prend le temps dans ses feuilles, les glisse sur les pierres de la rivière.
Que dire, que me demandez vous , un verre d'eau, pas plus, je ne sais même pas si j'existe , une question sur la chaise qui ne répond pas , une question qui danse chante , deux ou trois phrases un chatoiement de rouge, un doigt de satin sur la nuit, un après midi de pêche , des rondeurs de joue d'enfance, le jardin du soir , une poire, une invention, une poire ouverte dans la poitrine, cette pâleur après la lumière , la vie est un cercle de sang.
Je suis partie de nulle part , je suis partie de moi et toujours dans ce présent si dense , qu'il me semble être perdue, arrivée trop tard , une verrue sur le nez du monde , immobile sur les mers glacées , dôme noir de soleil, des abondances et des déserts , des fenêtres , des chambres , des cités , j'ai remonté le col des fleuves, et je suis là revenue , fourmi sans casque aux douceurs du sang de la nuit.
Le chat s'est endormi déroulé sur ma tête , un chapeau de nuit ronronne aux oreilles , les paupières se lèvent ,un tigre à l'ombre sur la colline et un buffle titubant tombé mort sans un bruit , un chapeau là posé de la grâce d'un poignet , cette pâleur après la lumière .
Je n'ai rien fini, tout est à recommencer , dans ce rien qui vit , un glissement de sable .
Les rues s'enfoncent en grand bruit dans une profonde torpe ,un grand bruit , un train où tout le monde monte avec entrain , et chante à tue tête, un voyage autour du monde ,où l'on fait déjà du bruit en avant et rien d'autre.
Je ne suis pas partie , je suis restée à l'ombre, le goût de la promenade sous les arbres, le long de la rivière où nous nous ébattions en riant .
J'essaie de ne pas m'enfoncer dans cette grande tristesse que je déteste , mais détester ne sert qu'à l'appeler plus encore , alors tristesse.
Dans l'urgence , je n'ai pas le temps de pleurer , l'urgence est ainsi faite que j'aborde la mort avec un détachement réel , un geste répété à son instrument , les mains hors de ma tête , un craquement de vertèbres un éclat de lame, les larmes plus tard plus tard, le soleil plus tard , presque une offense, je tourne autour de moi et je ne sais pas , un terrible vertige , je ne sais pas, un fil de rosée sur la nuit, un glissement de sable , une poignée satinée emportée par un rondo de pieds, des ruades d'orage brillant sur le sable et des naseaux noirs de vent ,des hanches qui se cambrent à l'assaut de la mort et ne bougent pas, le soleil au dos comme un enfant .
Je ne sais pas, et parfois le sentiment de ne pas exister , est- ce que je vis ? Je ne sais pas, l'urgence d'écrire n'est pas un métier , elle n'écrit pas pour satisfaire des besoins, c'est autre chose , autre chose en moi , au dessus de moi, une nécessité absolue qui me laisse sans voix lorsque la question est reposée des centaines de fois, chacun dira , j'écris , est-il absolument nécessaire de répondre à la question , l'enfant le saura sans jamais vraiment le dire, il saura peut être le poids et la légèreté de chaque chose , il dira écrivez cela et dans le même temps et un autre plus profond il sera autre chose, il sera cet enfant retenu donné écrivez, j'écris mon âge d'émotion .
La réalité distrait c'est vrai pour ce monde aliéné , des scènes de bruit distractif , quelquefois j'y vais , mais je sais qu'après je rentre chez moi , en grand silence, j'étais seule , de cette , comment pourrais je dire , cette tristesse ? Cette méditation ? Cette nécessité calme , un chemin , un soleil qui passe sur l'ombre, une autre ombre, un autre soleil, chez moi , mon enfance, personne ne lisait, il n'y avait pas de livres, personne n'écrivait , dans l'isolement de mon enfance, ce château de pierres, des fantômes passaient , familiers , inconnus, je me suis fortifiée d'un poème, je me suis dessaisie d'un poème et un autre vient inconnu aux limites extrêmes d'un ciel qui disparaît et nage dans le coeur .
Un silence de parole, une parole de silence, bordé de soleil et d'ombre, quelquefois , je m'endors sans savoir si l'aube reviendra , pas pour moi, comme ça , rien d'autre que la musique qui prend le temps dans ses feuilles, les glisse sur les pierres de la rivière.
Que dire, que me demandez vous , un verre d'eau, pas plus, je ne sais même pas si j'existe , une question sur la chaise qui ne répond pas , une question qui danse chante , deux ou trois phrases un chatoiement de rouge, un doigt de satin sur la nuit, un après midi de pêche , des rondeurs de joue d'enfance, le jardin du soir , une poire, une invention, une poire ouverte dans la poitrine, cette pâleur après la lumière , la vie est un cercle de sang.
Je suis partie de nulle part , je suis partie de moi et toujours dans ce présent si dense , qu'il me semble être perdue, arrivée trop tard , une verrue sur le nez du monde , immobile sur les mers glacées , dôme noir de soleil, des abondances et des déserts , des fenêtres , des chambres , des cités , j'ai remonté le col des fleuves, et je suis là revenue , fourmi sans casque aux douceurs du sang de la nuit.
Le chat s'est endormi déroulé sur ma tête , un chapeau de nuit ronronne aux oreilles , les paupières se lèvent ,un tigre à l'ombre sur la colline et un buffle titubant tombé mort sans un bruit , un chapeau là posé de la grâce d'un poignet , cette pâleur après la lumière .
Je n'ai rien fini, tout est à recommencer , dans ce rien qui vit , un glissement de sable .
Couteau d'argent
La nuit touche à l'invention de la vie
ce temps bousculant en rafales les bruits
ce temps menacé par la vigueur de la mort
ce temps qui bat aux oreilles le sang
la foule se lève et gronde au plein soleil , au brûlant d'une épaule ,
plante les pieds d'une lame , bouillonnement de robe rouge
elle est venue la nuit retourner le temps
un gant de soie et de couteau senois ,
la nuit
n'appartient pas
n'appartient plus
elle est donnée un doigt sur la bouche
ce frémissement sur les eaux calmes et les herbes d'argent,
une féerie
la nuit dans la nuit
la sombre patience des flots
ce temps bousculant en rafales les bruits
ce temps menacé par la vigueur de la mort
ce temps qui bat aux oreilles le sang
la foule se lève et gronde au plein soleil , au brûlant d'une épaule ,
plante les pieds d'une lame , bouillonnement de robe rouge
elle est venue la nuit retourner le temps
un gant de soie et de couteau senois ,
la nuit
n'appartient pas
n'appartient plus
elle est donnée un doigt sur la bouche
ce frémissement sur les eaux calmes et les herbes d'argent,
une féerie
la nuit dans la nuit
la sombre patience des flots
dimanche 7 août 2011
mercredi 3 août 2011
mardi 2 août 2011
Cette cité est un diamant ,
elle ouvre ses bras et ses jambes à la mer ,
sa tête de fines pointes d'or toutes au nord
un centre hors du centre ,
à l'été , à l'hiver, arrivée par la mer,
longuement taillé , de ponts de clochers, d'églises , de palais,
vivement poli, de rives , de villages empoissonnés , d'hommes et de femmes simples,
des souffles de verre, des ventres et des seins, des pieds d'ange,
son coeur chauffé de palpitations dénudées,
des barques de violoncelle,
des rames de poissons sous la brume légère frappées de lumière
serties d'émeraude chair de nage, bondissant sur la brise chair d'aube ,
des rosées de perles
toutes ensembles de nuages et de soleils
ni les uns ni les autres ne se mangent,
ils dînent les eaux frémissantes,
ils s'épousent , un autre soleil , pluie de vin léger,
vairon mélangé douce vaporeuse
un diamant de neige ,
les amarantes fugaces baignent le ciel à l'eau,
un diamant taillé longuement, un flocon de neige,
un temps hors du temps,
cela prend toute la vie , toute la mort,
toutes les larmes , tous les rires,
fugace , un rire et la nuit venue chacun l'entend,
cela prend toute la vie ,
fugaces amarantes ,
les beautés inutiles.
elle ouvre ses bras et ses jambes à la mer ,
sa tête de fines pointes d'or toutes au nord
un centre hors du centre ,
à l'été , à l'hiver, arrivée par la mer,
longuement taillé , de ponts de clochers, d'églises , de palais,
vivement poli, de rives , de villages empoissonnés , d'hommes et de femmes simples,
des souffles de verre, des ventres et des seins, des pieds d'ange,
son coeur chauffé de palpitations dénudées,
des barques de violoncelle,
des rames de poissons sous la brume légère frappées de lumière
serties d'émeraude chair de nage, bondissant sur la brise chair d'aube ,
des rosées de perles
toutes ensembles de nuages et de soleils
ni les uns ni les autres ne se mangent,
ils dînent les eaux frémissantes,
ils s'épousent , un autre soleil , pluie de vin léger,
vairon mélangé douce vaporeuse
un diamant de neige ,
les amarantes fugaces baignent le ciel à l'eau,
un diamant taillé longuement, un flocon de neige,
un temps hors du temps,
cela prend toute la vie , toute la mort,
toutes les larmes , tous les rires,
fugace , un rire et la nuit venue chacun l'entend,
cela prend toute la vie ,
fugaces amarantes ,
les beautés inutiles.
lundi 1 août 2011
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