S'il fallait choisir entre l'une et l'autre
je choisirais les deux
celle qui monte
celle qui descend
je choisirais l'obsession
moi pour un livre que personne ne lit
l'obsession pas pour un livre bien ,
sur les tombeaux vous pouvez trouver le mot le plus beau
le plus vrai le plus utile le plus construit,
cela s'avèrera faux ,
sur les tombeaux les corps parlent encore ,
et pendant que vous tenez une chandelle à cet instant précis,
les corps chantent , ils écrivent encore ,
tendez l'oreille, dans l'ourlet du coquillage le coeur bat et défaille,
ils soufflent d'autres mots ,d'autres phrases ,
les mêmes pourtant , un autre temps,
de douces et légères conversations,
ce qui est écrit sur la pierre danse avec le roseau,
ne mettez pas de point
laissez les champs libres pour le nouvel été ,
sur les tombeaux les corps parlent encore,
Tout commençait là et finissait là,je marchais heureuse vers la mer,je la distinguais au loin quelquefois ,une fuite de nuages à l'horizon mon pas semblant s'éloigner d'elle, au détour du chemin elle paraissait plus proche, nichée entre deux seins de dune, mon pas était calme je la laissais prendre possession de moi , elle marchait en moi , et j'allais vers elle, grave et légère, je lui parlais je lui parlais dans mon pas en elle, c'est moi, je suis là , je suis venue , je suis revenue.
Et là à l'immensité du monde , d'une patience éternelle, nous nous sommes traversées, nous regardions enfin
.../
Tiens il pleut
Tiens il pleut
samedi 15 janvier 2011
Il ne suffit pas de s'adapter une tomate sur le nez pour en être une,
la mort est un peu plus loin, à peine , une bulle,
un retard et une avance sur la pendule
au bout d'une table où il n'y a personne pour rire et pleurer,
le gouffre dont vous parlez dont vous ne savez rien,
la mort est au plus près en chacun de nous
un banquet où personne n'est convoqué.
Parfois le monde est obscène
et je suis loin de lui rendre la pareille.
Musique seul sentiment qui me réconcilie avec le Monde
jusqu'à ces mots barbares dont on dira qu'ils sont des grognements.
Il s'appelait pif jaune pif rouge pif bleu ,
et puis après ! Secouez les épouvantails , c'est un peu court ,
mais toujours assez long pour faire croire à la duperie,
vous pouvez mettre des points.
Dansons mon amour
nous sommes des virgules,
des feux follets sur une page blanche,
Louise est une conversation douce,
la rencontre un flocon de neige absorbé par une cigale,
le coup de feu les oiseaux s'envolent sur l'horizon ,
la nuit chevelure épaisse , liane berce les enfants endeuillés de fleurs,
du plus vif de l'aube au plus lent des crépuscules
dansons
nous sommes des virgules,
vertige étroit entre la vie et la mort
des virgules
des oiseaux blancs
la passe d'un continent à l'autre,
la mort est un peu plus loin, à peine , une bulle,
un retard et une avance sur la pendule
au bout d'une table où il n'y a personne pour rire et pleurer,
le gouffre dont vous parlez dont vous ne savez rien,
la mort est au plus près en chacun de nous
un banquet où personne n'est convoqué.
Parfois le monde est obscène
et je suis loin de lui rendre la pareille.
Musique seul sentiment qui me réconcilie avec le Monde
jusqu'à ces mots barbares dont on dira qu'ils sont des grognements.
Il s'appelait pif jaune pif rouge pif bleu ,
et puis après ! Secouez les épouvantails , c'est un peu court ,
mais toujours assez long pour faire croire à la duperie,
vous pouvez mettre des points.
Dansons mon amour
nous sommes des virgules,
des feux follets sur une page blanche,
Louise est une conversation douce,
la rencontre un flocon de neige absorbé par une cigale,
le coup de feu les oiseaux s'envolent sur l'horizon ,
la nuit chevelure épaisse , liane berce les enfants endeuillés de fleurs,
du plus vif de l'aube au plus lent des crépuscules
dansons
nous sommes des virgules,
vertige étroit entre la vie et la mort
des virgules
des oiseaux blancs
la passe d'un continent à l'autre,
jeudi 13 janvier 2011
Ma tête sur un plateau.
J'avoue les souvenirs sont idiots
les miens aussi idiots que les autres
par temps de pluie j'aime sentir sur les rues le soleil qui murmure,
une nuit d'amour ne pèse pas sur l'aube
et ces petits brins d'herbe sont d'un seul été .
J'aime ces parfums anciens d'un seul été
ces parfums anciens qui ont le goût ivre du vin nouveau.
Vous savez , entre nous ,
entre nous et la mort il n' y a que nos corps.
les miens aussi idiots que les autres
par temps de pluie j'aime sentir sur les rues le soleil qui murmure,
une nuit d'amour ne pèse pas sur l'aube
et ces petits brins d'herbe sont d'un seul été .
J'aime ces parfums anciens d'un seul été
ces parfums anciens qui ont le goût ivre du vin nouveau.
Vous savez , entre nous ,
entre nous et la mort il n' y a que nos corps.
mercredi 12 janvier 2011
lundi 10 janvier 2011
dimanche 9 janvier 2011
samedi 8 janvier 2011
vendredi 7 janvier 2011
Le chant des pierres
Le ciel était noir
le trou du monde
le trou du cul des étoiles
le ciel était rouge
les limons du monde
la vigne aux pampres bleuissantes
le ciel était rempli de pierres voyageuses
expulsées par une bouche meurtrière
ces catapultes des excroissances de ventre gris
dans la gorge un cri
qui recueille le silence
un cri une stupéfaction
la terre désaxée
les pierres se sont tues à l'orée de mon visage
elles ont glissé de chaque côté sans bruit
la terre s'est désaxée avant que je meure de pleine face
les pierres légères ont disparu
j'ai détourné le fleuve de son axe immuable
les pierres se sont tues à l'orée de mon visage
et le fleuve coule paisiblement sur la lande sauvage
j'ai rêvé ce silence dans le noir
ne rien dire
ne rien taire
ne rien écrire
tout écrire
J'ai rêvé
nul ne peut défigurer le visage , ni le regard.
le trou du monde
le trou du cul des étoiles
le ciel était rouge
les limons du monde
la vigne aux pampres bleuissantes
le ciel était rempli de pierres voyageuses
expulsées par une bouche meurtrière
ces catapultes des excroissances de ventre gris
dans la gorge un cri
qui recueille le silence
un cri une stupéfaction
la terre désaxée
les pierres se sont tues à l'orée de mon visage
elles ont glissé de chaque côté sans bruit
la terre s'est désaxée avant que je meure de pleine face
les pierres légères ont disparu
j'ai détourné le fleuve de son axe immuable
les pierres se sont tues à l'orée de mon visage
et le fleuve coule paisiblement sur la lande sauvage
j'ai rêvé ce silence dans le noir
ne rien dire
ne rien taire
ne rien écrire
tout écrire
J'ai rêvé
nul ne peut défigurer le visage , ni le regard.
jeudi 6 janvier 2011
mardi 4 janvier 2011
Le premier mot du coq
le mot de la crête
le chant
coque rico rico
secoue s'habille
le premier mot du coquelicot
le mot de la crête
le chant
coque licot licot
glisse de calicot
le premier mot de la cochenille
le mot de la crête
le chant
coche nille nille
carmine carmine carmine
le premier mot craque
crac crac crac
des ruses infinies pour le surprendre
dans l'oeil et dans la gorge de l'orge
C'est le matin gratte la terre
c'est le matin dresse ta robe
c'est le matin dodeline smoke sur la feuille
tiens il pleut
la pluie sent bon sur la toile
elle sent le détail de la cochenille
le calicot
le pinceau du coq
la terre et l'argile
les doigts du potier sur le tour de la taille
carmine carmine carmine
une sébile tourne
c'est le matin
la pluie sent le soleil qui chemise
les bords de l'Escaut
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