Il ne suffit pas de s'adapter une tomate sur le nez pour en être une,
la mort est un peu plus loin, à peine , une bulle,
un retard et une avance sur la pendule
au bout d'une table où il n'y a personne pour rire et pleurer,
le gouffre dont vous parlez dont vous ne savez rien,
la mort est au plus près en chacun de nous
un banquet où personne n'est convoqué.
Parfois le monde est obscène
et je suis loin de lui rendre la pareille.
Musique seul sentiment qui me réconcilie avec le Monde
jusqu'à ces mots barbares dont on dira qu'ils sont des grognements.
Il s'appelait pif jaune pif rouge pif bleu ,
et puis après ! Secouez les épouvantails , c'est un peu court ,
mais toujours assez long pour faire croire à la duperie,
vous pouvez mettre des points.
Dansons mon amour
nous sommes des virgules,
des feux follets sur une page blanche,
Louise est une conversation douce,
la rencontre un flocon de neige absorbé par une cigale,
le coup de feu les oiseaux s'envolent sur l'horizon ,
la nuit chevelure épaisse , liane berce les enfants endeuillés de fleurs,
du plus vif de l'aube au plus lent des crépuscules
dansons
nous sommes des virgules,
vertige étroit entre la vie et la mort
des virgules
des oiseaux blancs
la passe d'un continent à l'autre,
Tiens il pleut
Tiens il pleut
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samedi 15 janvier 2011
lundi 22 novembre 2010
Par la fenêtre , je vois des choses si belles,
les yeux mangent la figure.
Tes yeux de loup gris aux nuages d'or.
Dehors la forêt de glace brisée d'opaline aux étriers
j'ignore pourquoi ni comment
de ces rencontres qui s'abattent
une immensité de ciel dans un grand champ
les yeux qui mangent la figure
les nuages qui pâturent au soleil
ce silence qui monte aux arbres la bouche bleue.
les yeux mangent la figure.
Tes yeux de loup gris aux nuages d'or.
Dehors la forêt de glace brisée d'opaline aux étriers
j'ignore pourquoi ni comment
de ces rencontres qui s'abattent
une immensité de ciel dans un grand champ
les yeux qui mangent la figure
les nuages qui pâturent au soleil
ce silence qui monte aux arbres la bouche bleue.
dimanche 31 octobre 2010
Le seul drame serait d'avoir DE l'ambition,
je n'en ai pas ,
j'en ai eu, quelques temps de doute avec quelques petites proximités ambitieuses.
Les affres de l'amour propre
l'amour " propre "
la mort " propre "
les simulations
du " cela existe "
du " cela n'existe pas "
le nivelé par le bas en quelque sorte d'exécration.
Ils ne plongeront pas les mains dedans
pas les mains dans le temps ,
ce " cela "est bien égal , ni chaud, ni froid,
ce cela est tiède
et tiède est marchand de peur
marchand d'amour
simulation plagiaire
ainsi ils construiront leur maison en marchandant l'amour
quelques vues nettes et propres.
Cela est
je rêve amour
je rêve mon amour
la belle proie conquise
l'inimaginable rêve
l'inimaginable Venise
les phrases parlent à leur guise
elles coulent des rivières de sons et de couleurs
des soleils et des lunes
des aubes et des crépuscules
au désert les masques liquides
chair de dunes d'éclipse en éclipse
pivoine hors des murs,
flammes légères marchant sur le ciel.
Le seul drame est la peur et les peurs
qu'ils vous refilent
refileurs renifleurs,
jeune nous ne pensons jamais mourir,
jeune nous pensons la mort,
nous ne parlons que de la mort des autres ,
nous n'en parlons pas, jamais,
c'est interdit ,
nous pensons aimer,
nous pensons l'amour ,
tout net ils me feront taire,
aimer c'est interdit,
la mort c'est interdit,
et quand l'heure arrive proche
je n'y pense plus
je n'y pense pas,
la mort ne se pense pas,
l'amour ne se pense pas,
ils se dégoupillent l'un l'autre
de l'été à l'hiver
de l'automne au printemps.
Je partirais,
je pars,
mon amour l'un l'autre dégoupillés, fleurs de grenaille,
flammes légères mon amour, nous rêvons,
eux ils vous parleront de la vôtre
mais c'est de la leur dont ils ont peur
c'est de la leur dont ils parlent,
ne cherchez pas les morts des autres
les morts appartiennent aux morts proches,
cherchez les vôtres
les peurs de la mort
cherchez vos morts, non ceux des autres
ils ne vous diront rien,
ne vous emparez pas de la mort
emportez la , une grenade dégoupillée dans votre coeur.
Seras - tu là Louise
y serais - je aussi
tombées dans les fossés de fleurs
bercées par la pluie,
serons nous mortes ou pas,
peu importe.
Je m'enfuis tout à me dire
rêve mon amour
rêve encore
dans le grand chagrin
la troublante immobilité de la vie
rêve encore
du chant incertain
nos fleurs de pépins dans la grande faille
rêve encore dans le grand fleuve
de boue et de fleurs.
je n'en ai pas ,
j'en ai eu, quelques temps de doute avec quelques petites proximités ambitieuses.
Les affres de l'amour propre
l'amour " propre "
la mort " propre "
les simulations
du " cela existe "
du " cela n'existe pas "
le nivelé par le bas en quelque sorte d'exécration.
Ils ne plongeront pas les mains dedans
pas les mains dans le temps ,
ce " cela "est bien égal , ni chaud, ni froid,
ce cela est tiède
et tiède est marchand de peur
marchand d'amour
simulation plagiaire
ainsi ils construiront leur maison en marchandant l'amour
quelques vues nettes et propres.
Cela est
je rêve amour
je rêve mon amour
la belle proie conquise
l'inimaginable rêve
l'inimaginable Venise
les phrases parlent à leur guise
elles coulent des rivières de sons et de couleurs
des soleils et des lunes
des aubes et des crépuscules
au désert les masques liquides
chair de dunes d'éclipse en éclipse
pivoine hors des murs,
flammes légères marchant sur le ciel.
Le seul drame est la peur et les peurs
qu'ils vous refilent
refileurs renifleurs,
jeune nous ne pensons jamais mourir,
jeune nous pensons la mort,
nous ne parlons que de la mort des autres ,
nous n'en parlons pas, jamais,
c'est interdit ,
nous pensons aimer,
nous pensons l'amour ,
tout net ils me feront taire,
aimer c'est interdit,
la mort c'est interdit,
et quand l'heure arrive proche
je n'y pense plus
je n'y pense pas,
la mort ne se pense pas,
l'amour ne se pense pas,
ils se dégoupillent l'un l'autre
de l'été à l'hiver
de l'automne au printemps.
Je partirais,
je pars,
mon amour l'un l'autre dégoupillés, fleurs de grenaille,
flammes légères mon amour, nous rêvons,
eux ils vous parleront de la vôtre
mais c'est de la leur dont ils ont peur
c'est de la leur dont ils parlent,
ne cherchez pas les morts des autres
les morts appartiennent aux morts proches,
cherchez les vôtres
les peurs de la mort
cherchez vos morts, non ceux des autres
ils ne vous diront rien,
ne vous emparez pas de la mort
emportez la , une grenade dégoupillée dans votre coeur.
Seras - tu là Louise
y serais - je aussi
tombées dans les fossés de fleurs
bercées par la pluie,
serons nous mortes ou pas,
peu importe.
Je m'enfuis tout à me dire
rêve mon amour
rêve encore
dans le grand chagrin
la troublante immobilité de la vie
rêve encore
du chant incertain
nos fleurs de pépins dans la grande faille
rêve encore dans le grand fleuve
de boue et de fleurs.
lundi 6 septembre 2010
Notre vie s'enrichit d'une nuit
d'une nuit d'une nuit
des pieds jusqu'à la tête
en passant
les claquettes sur le port
le quai le pont la soute et dans le vent
nous passons nous dansons
plumés de baisers
nous dansons
aux arbres de septembre,
les joues barbouillées de vent.
Si nous tombons
la plume à l'oiseau
le vent au bateau
le bec dans l'eau
nous dansons
nous dansons .
Dans cette ombre
nous sommes la lumière
papillons à nos chevets
la mie sur la chaux
la jaspe précieuse légère et grave de l'herbe,
de l'herbe , le doux souffle des enfants endormis,
le bec dans l'eau
nous ornons le fleuve de fleurs .
Nos palais sont plus petits que l'herbe
et plus vastes que le ciel.
.../
d'une nuit d'une nuit
des pieds jusqu'à la tête
en passant
les claquettes sur le port
le quai le pont la soute et dans le vent
nous passons nous dansons
plumés de baisers
nous dansons
aux arbres de septembre,
les joues barbouillées de vent.
Si nous tombons
la plume à l'oiseau
le vent au bateau
le bec dans l'eau
nous dansons
nous dansons .
Dans cette ombre
nous sommes la lumière
papillons à nos chevets
la mie sur la chaux
la jaspe précieuse légère et grave de l'herbe,
de l'herbe , le doux souffle des enfants endormis,
le bec dans l'eau
nous ornons le fleuve de fleurs .
Nos palais sont plus petits que l'herbe
et plus vastes que le ciel.
.../
mardi 24 août 2010

Mes seules sentinelles inoffensives
inexpugnables
sont le souffle
au bout du souffle ,
nos respirations se retrouvant
là où nous ne savons plus où nous sommes,
où sommes nous ,le sommes du faire s'évacue,
nous y sommes,
sommes nous ailleurs en inconnue solitude réunie,
nous sommes en nos terres,
terre, fluide et dense,
une sève descendante de l'arbre,
un calme agité du phrasé de flehmen ,
douce romaine berçant nos noms sur sa bouche,
retroussant son sourire à la belle face des fronts de la nuit,
le chant d'ongle embrassé à l'encolure dansante,
la sève d'une goutte ,
le goût de l'humain aux frises douces d'ombre abreuvées de délices,
de l'obscur rompu au bout du souffle ,
nos chemins délivrés du bruit et du silence.
Tout ce que mes mains touchent est mien ,
ce temps dont je viens et où je suis ,
ceci n'est pas appartenir
ceci n'est pas assujettir ,
ce songe est mien ,
inexpugnable ,
le bois de la table , inséparables ,
tel le copeau , la brise ,
tel le mot de langue dans la bouche du cocher , arraché ,
qui sur la plaine danse , feux follet brigands ,
grands yeux poissons ,
hiver flambant sous le dôme de givre ,
une boîte de fer blanc
brisée de pierres d'où jaillissent et dorment les fleurs de caprices,
ces fleurs qui me rompent et me meurent.
.../
vendredi 13 août 2010
Per te.
Petites heures perdues
les yeux dans les flammes serpentines
le craquement d'une bûche
au feu des cheminées d'hiver,
les cuivres des arbres éclatent frayant la pénombre
d'étranges vers luisants aux oreilles de l'âme ,
la neige est ce doux portrait de toi
en son bleu de chair exquise
gravité légère sur la fenêtre penchée de ton regard
ma douleur est joie
les yeux baissés tu poses sur mes mains ton sourire brun.
Alvéole de cendres que la nuit ouvre à la braise
sans plus de force qu'un silence, une solitude refluant
à la frontière de l'invisible,
portons les ces mots,
buées sur les anneaux cartilages cricoïdes
ceux de l'eau et de la bouche avide
ceux de la bougie aux dernières heures de cire épuisée,
portons les ces colliers aux gorges des poitrines du monde
bracelets d'hiver aux rubis des couvées profondes
cailloux dévalant les ravines
pieds bleuis aux étriers de la mer impassible
ces mots voleurs des fossés
où les berceaux de fleurs abondent
comme unique est la mort en nous
portons les, seuls et innombrables,
ce mot de l'amour , portons le ,
aux poignets , forçats des boutons de pluie,
des prisons sans barreaux, partagées de solitude douce,
de ces mots d'amour à nous dissoudre dans le feu des nuits couvées brillantes,
portons l'amour dans le vertige de ses failles
portons le fracassé aux vagues mourantes du monde,
portons le doucement près de la cheminée
d'étranges vers luisants aux oreilles des âmes
Ta main posée sur mon ventre
la main du monde.
.../
les yeux dans les flammes serpentines
le craquement d'une bûche
au feu des cheminées d'hiver,
les cuivres des arbres éclatent frayant la pénombre
d'étranges vers luisants aux oreilles de l'âme ,
la neige est ce doux portrait de toi
en son bleu de chair exquise
gravité légère sur la fenêtre penchée de ton regard
ma douleur est joie
les yeux baissés tu poses sur mes mains ton sourire brun.
Alvéole de cendres que la nuit ouvre à la braise
sans plus de force qu'un silence, une solitude refluant
à la frontière de l'invisible,
portons les ces mots,
buées sur les anneaux cartilages cricoïdes
ceux de l'eau et de la bouche avide
ceux de la bougie aux dernières heures de cire épuisée,
portons les ces colliers aux gorges des poitrines du monde
bracelets d'hiver aux rubis des couvées profondes
cailloux dévalant les ravines
pieds bleuis aux étriers de la mer impassible
ces mots voleurs des fossés
où les berceaux de fleurs abondent
comme unique est la mort en nous
portons les, seuls et innombrables,
ce mot de l'amour , portons le ,
aux poignets , forçats des boutons de pluie,
des prisons sans barreaux, partagées de solitude douce,
de ces mots d'amour à nous dissoudre dans le feu des nuits couvées brillantes,
portons l'amour dans le vertige de ses failles
portons le fracassé aux vagues mourantes du monde,
portons le doucement près de la cheminée
d'étranges vers luisants aux oreilles des âmes
Ta main posée sur mon ventre
la main du monde.
.../
dimanche 8 août 2010
la sève renfle,
fleurissent les cheveux des arbres,
fleurissent les cheveux des arbres,
des sels et des sucs.
Brindilles des soleils en eaux
cayeux aux chevilles de la nuit entrelacée
diamants tubercules,chenal de violettes,
nacelle d'écorce noueuse
les élytres de l'onde frottent les chemines marines des cieux,
le pourpre coucher gagne les longues plaines hirsutes
serpent de langue oblongue de jonquilles,
bouche bée ,
ronces d'oiseaux , écritoire de fins berceaux charbonneux,
bissac de lèvres déliées de chant
grenaison de pépiements,
vitrail rosace des ramages,
forlane galbée de cuisses
rondeur de hanches
jupe de torsades d'argile
marne de boléro
pisé de chaume et de pain
danse mon amour à la taille du crépuscule
les doigts aux osselets bleus.
Danse l'amour du monde
dans les arbres des collines en avalanche,
turgides soleils d'eaux .
Jouons avec les arbres du crépuscule
grimons les tourbières
eau lune soleil , charbon des yeux,
gerbes d'onde en nos mains
moquons nous du monde.
Vêtus de nuit
dansons l'innocence et le péril à la déshabiller d'aube fragile.
/...
samedi 31 juillet 2010
Nous avons pris le ferry
les grands paquebots aux toupets de perroquet
sont déjà loin
le ferry cligne des yeux dans la nuit
les dernières ramures des îles blondes
se noient dans la baie brune d'épices fugitifs,
l'océan borde les reins , un calice,
nous fermons les yeux pour oublier les ors
nous fermons les yeux
nous avons pris le ferry,
les ors , suif de lustre bancale,
le ferry cligne des yeux dans la nuit
il nous reste nos mains en cordes de limon d'argile,
éclisses de chardon sur les roches houleuses.
.../
les grands paquebots aux toupets de perroquet
sont déjà loin
le ferry cligne des yeux dans la nuit
les dernières ramures des îles blondes
se noient dans la baie brune d'épices fugitifs,
l'océan borde les reins , un calice,
nous fermons les yeux pour oublier les ors
nous fermons les yeux
nous avons pris le ferry,
les ors , suif de lustre bancale,
le ferry cligne des yeux dans la nuit
il nous reste nos mains en cordes de limon d'argile,
éclisses de chardon sur les roches houleuses.
.../
samedi 24 juillet 2010
Lettre d'entre-temps
Tu écris parce que tu écris
presque tout le reste deviendrait absurde,
ne me tues pas, ne bouges pas,
les lettres les mots, les phrases se lèvent sur le papier
fragiles puissantes, un temps de pluie d'azur imparfait,
ce monde est là
tout le reste serait gâché
presque monstrueux.
Epargnons nous les années taciturnes
les noeuds coulants attachés
les dates
les anniversaires
je te déclare amour
dans la faille de tes pas
dans tes larmes bains d'oiseaux insouciants
dans la fêlure lumineuse de tes chairs
dans la marée des poissons d'argent,
les statues pavoisées d'eau,
dans tes fissures de peine et de joie,
tes couleurs je les déshabille,
tes noirs et tes blancs ne me gênent pas
ils me donnent à vivre,
je ne vois que toi
je n'entends que toi
dans tes abstraits et tes contours
dans ton rire musique fêlée de gouttière
sur ta peau la farine et la croûte de soleil
les dents du moulin de bois
les hématomes de l'onde.
Tu écris parce que tu écris
presque tout le reste deviendrait absurde.
--------------
Qu'aurais -je donc à craindre
tout est donné,
la seule mort possible
serait de ne pas être libre
de nos éclats et de nos ombres
nous avons mangé le chagrin des écritures.
Qu'aurais -je donc à craindre
j'ai tout donné
et rien n'appartient, fugitifs,
nous sommes fugitifs,
tout échappe pour vivre,
le serpent d'or enroulé dans nos ventres
sommeille ,
nous n'avons jamais rien su de cet amour , ce brisé,
nous nous sommes inventés aux réveils des roses à l'aube,
à la nuit des poisons violents
secoué les saisons aux arbres en riant
mordu nos impatiences.
Dimanche à Palerme qui s'éveille aux claquements des portes
aux luxuriances chromées des scooters.
Qu'aurais-je donc à craindre
tout est donné et tout commence.
F
.../
presque tout le reste deviendrait absurde,
ne me tues pas, ne bouges pas,
les lettres les mots, les phrases se lèvent sur le papier
fragiles puissantes, un temps de pluie d'azur imparfait,
ce monde est là
tout le reste serait gâché
presque monstrueux.
Epargnons nous les années taciturnes
les noeuds coulants attachés
les dates
les anniversaires
je te déclare amour
dans la faille de tes pas
dans tes larmes bains d'oiseaux insouciants
dans la fêlure lumineuse de tes chairs
dans la marée des poissons d'argent,
les statues pavoisées d'eau,
dans tes fissures de peine et de joie,
tes couleurs je les déshabille,
tes noirs et tes blancs ne me gênent pas
ils me donnent à vivre,
je ne vois que toi
je n'entends que toi
dans tes abstraits et tes contours
dans ton rire musique fêlée de gouttière
sur ta peau la farine et la croûte de soleil
les dents du moulin de bois
les hématomes de l'onde.
Tu écris parce que tu écris
presque tout le reste deviendrait absurde.
--------------
Qu'aurais -je donc à craindre
tout est donné,
la seule mort possible
serait de ne pas être libre
de nos éclats et de nos ombres
nous avons mangé le chagrin des écritures.
Qu'aurais -je donc à craindre
j'ai tout donné
et rien n'appartient, fugitifs,
nous sommes fugitifs,
tout échappe pour vivre,
le serpent d'or enroulé dans nos ventres
sommeille ,
nous n'avons jamais rien su de cet amour , ce brisé,
nous nous sommes inventés aux réveils des roses à l'aube,
à la nuit des poisons violents
secoué les saisons aux arbres en riant
mordu nos impatiences.
Dimanche à Palerme qui s'éveille aux claquements des portes
aux luxuriances chromées des scooters.
Qu'aurais-je donc à craindre
tout est donné et tout commence.
F
.../
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