Entendre la mer bercer mugir murmurer
baigner les visages aux nuages voyageant hors du temps.
Toujours trop tôt et trop tard
où est parti le printemps,
printemps le sablier aux grains d'or
printemps douce violence,
grande violence ,
charmants petits becs rouge crocus sur la robe de neige,
la fleur pousse sans bruit , les fruits sont éclatants
la feuille craque et se déroule dans le vert
palmes légères
les bouquets de pivoines dans la chambre
le lilas dolent sur la lucarne du grenier
qu'un rire tout à coup vient saisir sur le gisement clair de l'après midi
versent les mauves vifs sur le soir épanoui
des touffeurs de mimosas nocturnes
fiole véronèse buissons de cheveux
des parfums de miel et de sel
des ruissellements de poissons
les tilleuls couvent les tiédeurs boules de chat dans les bourgeons ,
mousse d'orge dans les bocks
Jean ouvre son cartable
nos pieds nus sur le plancher pour enjamber la nuit
les yeux ouverts un bouquet sur la fenêtre de l'enfer
un bouquet sur le visage
comme porter la misère
porter la beauté
du jaune du bleu du rouge du noir
luxuriance de l'aube pâle
comme nos visages
un oiseau un arbre la mer une terre,
j'aurais pu faire plus
humble coeur
des copeaux de papier jetés à l'eau et délébiles
des mines de crayon sur le feu des promenades
des battements de coeur sur les vieillies poitrines
des plages au parfum d'églantine
de l'eau et de la terre sous les pieds ,
ils me disaient au petit matin vide de larmes et vides de paroles
lèves le poing et cries notre douleur de vivre et de mourir,
vos chagrins ont ouvert des fenêtres,
je n'ai rien fait de cela ,j'ai parlé des roses
de ce vertige étroit entre la mort et la vie
la mer
ces largesses de sable
ils sont quelque part perdus comme moi
sur le bord de la bouche une morsure douce d'enfant
le sang des fleurs sur l'aube où l'air bleuté chante à leur tombeau,
une enfant au bord de la mer
un nuage qui passe
un miroir dans un café
une bourrasque
un présent habité
tout ce qui est arrivé
tout ce qui n'est pas arrivé
parce que demain ne dure pas
une ville merveilleuse où j'étais venue
ces belles portes ruines de silence
les volets fermés d'une maison où les enfants s'amusent dans la rue
cette mer qui leur parle à l'oreille
l'aube qui pousse sur la nuit
et son visage dans l'air sur la pierre frôlant l'herbe du soleil
telle fois tel son torsades d'émeraude
chant de pluie de cailloux remontée du fleuve
vol d'orphies
une ville où je suis dans ses parfums vifs
de la chair crue du temps sur les murs
une brise fraîche de la gorge soufflée sablé gris un ventre de verre
les yeux de silice dans le feu des vins mélodieux
filet d'or sur la bouche
la lagune inspire le crépuscule roux coupe de fruits
taffetas noir
expire l'aube doux froissement d'amaryllis sous la brume
roulis nuageux où fuse un rubis
Autant, je me contente de la mer
de sa grâce de sa violence de son indifférence
de sa cruauté de son chant de sa beauté de son calme apparent,
de ses abîmes de ses colères et de ses débordements,
de ses pièges et de ses couleurs
de ses aubes libres où tout se dénoue autour de mon cou
où tout se trouve et se perd ,
jusqu'à ses démences ses rages et ses délires obsédants,
ses tons ses talents et ses perfidies ,
ses huiles, ses écumes et ses heurts,
l'aube qui pousse sur la nuit
son visage sur la terre sur la pierre dans les veines du bois
frôlant l'herbe du soleil
l'odeur de sa chair de sa peau
je la porte dans mes os
d'aussi loin que je ne peux dire,
l'odeur de sa peau dans la mienne
ses écorces d'algues qui n'ont plus de parfum
séchées tannées d'après midi immobiles
un grand esclavage auquel je consens
qu'elle me tue si elle le désire mais en douceur
Cette petite ombre que je suis
me suis sans cesse
elle s'allonge et se rétrécit,
une confiance , une menace,
une complice , la terre tourne
un ballet de clarté
des nocturnes d'étoiles
Anna a posé le livre sur ses genoux,
nous ne savons pas si nous conversons, si nous rêvons,
si nous écrivons,
tu vois ce poteau
ce pilier qui tient le mur la chambre la maison le monde,
je fixe un point là tout en bas ,
jusqu'à ce qu'il disparaisse et je m'endors ,
je sais alors que ce point c'est le mien en toute chose
et toute chose est ce point qui n'est pas le mien
que tout ceci est provisoire ,
ces nocturnes chant d'astres radieux
une nuit s'offre
et la mer de lune à soleil
une belle journée au parc , des toupies de feu ,
d'espace voluptueux
tournant tournant volutes amants
Tiens il pleut
Tiens il pleut
dimanche 29 janvier 2012
vendredi 27 janvier 2012
mardi 24 janvier 2012
Locus
cette nuit
je t'ai aperçu dans ton sommeil
et ton sommeil parlait de toi,
ton visage était méconnaissable
pas de pose pas de faux- semblant
tu dormais simplement,
tu ressemblais à ces nouveaux nés,
les traits rabougris,
un vieux pruneau ,
quelque chose d'inconnu rentré en toi ,
inaccessible,
ce matin je ne te dirais rien,
tu serais fâché de mon indiscrétion
mais je n'ai pas sommeil ,
alors je songe
que nous soyons aussi idiots fait du bien,
alors je songe à la fugue
passé la frontière du costume des traductions tout à fait inutiles
l'âme et le corps ensembles dans un sommeil volubile et muet,
le sentiment étrange de cette distance d'où naissait mon trouble
qu'il me semblait t'avoir touché de si près,
passé la frontière
te toucher de si près ,
la vérité était absente
et je t'aimais cette nuit plus que toute autre nuit
je t'ai aperçu dans ton sommeil
et ton sommeil parlait de toi,
ton visage était méconnaissable
pas de pose pas de faux- semblant
tu dormais simplement,
tu ressemblais à ces nouveaux nés,
les traits rabougris,
un vieux pruneau ,
quelque chose d'inconnu rentré en toi ,
inaccessible,
ce matin je ne te dirais rien,
tu serais fâché de mon indiscrétion
mais je n'ai pas sommeil ,
alors je songe
que nous soyons aussi idiots fait du bien,
alors je songe à la fugue
passé la frontière du costume des traductions tout à fait inutiles
l'âme et le corps ensembles dans un sommeil volubile et muet,
le sentiment étrange de cette distance d'où naissait mon trouble
qu'il me semblait t'avoir touché de si près,
passé la frontière
te toucher de si près ,
la vérité était absente
et je t'aimais cette nuit plus que toute autre nuit
samedi 21 janvier 2012
vendredi 20 janvier 2012
mardi 17 janvier 2012
Hérisson
Les arbres les oiseaux la mer
sont les témoins calmes et discrets d'une vie ordinaire,
sans astuces ni trafic ,
la mer,
de lent et long reflux son retrait rejoint le ciel d'un trait ,
le trait s'enfle , une bouche gourmande,
elle remonte sa grande langue jusqu'aux dunes,
des criées de becs des lissées de plumes,
des ventées douces d'herbe , des fraîcheurs vives de sable , des glissements d'heure,
d'ici tous les classements semblent un peu dérisoires,
théories ont peu de sens à ce regard ,
l'hiver prend son temps , un sacre au delà des recherches,
à la dérive du hasard ,
née ici ou là-bas peu importe
le coeur y est pour de bon ,
tout va de soi ,
derrière les volets clos , la pénombre s'arrondit aux flammes
la neige sur le toit , pointes de dentelle
l'air est immobile et silencieux
les oiseaux sont couchés quelque part
intacte innocence glacée où le monde furieux s'écroule sans un bruit
sont les témoins calmes et discrets d'une vie ordinaire,
sans astuces ni trafic ,
la mer,
de lent et long reflux son retrait rejoint le ciel d'un trait ,
le trait s'enfle , une bouche gourmande,
elle remonte sa grande langue jusqu'aux dunes,
des criées de becs des lissées de plumes,
des ventées douces d'herbe , des fraîcheurs vives de sable , des glissements d'heure,
d'ici tous les classements semblent un peu dérisoires,
théories ont peu de sens à ce regard ,
l'hiver prend son temps , un sacre au delà des recherches,
à la dérive du hasard ,
née ici ou là-bas peu importe
le coeur y est pour de bon ,
tout va de soi ,
derrière les volets clos , la pénombre s'arrondit aux flammes
la neige sur le toit , pointes de dentelle
l'air est immobile et silencieux
les oiseaux sont couchés quelque part
intacte innocence glacée où le monde furieux s'écroule sans un bruit
lundi 16 janvier 2012
dimanche 15 janvier 2012
J'aurais bien vu quelques enfants sous cet arbre
j'aurais bien barbouillé de rires avec les cerises
ne les posez pas, ils y sont déjà
là devant
Je ne sais d'où je viens
ne sais pas où je vais,
ce que je sais
sans le savoir vraiment,
du commencement à la toute fin,
asservis, enchaînés ou libres parfois,
écornés de chagrin, boiteux, têtes nues,
écorchés, radieux d'un matin,
grelottants insoumis et brûlants d'automnes en regain
n'est- ce que cela ,
c'est cela
qui nous tient,
du début,
sans raison à la toute fin des grappes de soleil,
n'est ce que l'amour qui vint
que feras tu,
que feras tu chère Violette,
n'est-ce que cela
il est là
qui fit frémir ta tête grain de raisin
et pleurer un radieux vertige,nuées d'un matin
n'est-ce que cela
qui nous mit la foulée légère
et nous fit bouleverser, tremblants,
renverser les champs immenses de la terre,
là devant
l'odeur de la pluie jouant dans la lumière
le ciel pour ombrelle
vin frais de nectar
l'onde dans l'oeil, un trait de sourcil à l'arbre
la mer ,
la nuit la terre est noire,
la mer jamais ne se tait
j'aurais bien barbouillé de rires avec les cerises
ne les posez pas, ils y sont déjà
là devant
ne sais pas où je vais,
ce que je sais
sans le savoir vraiment,
du commencement à la toute fin,
asservis, enchaînés ou libres parfois,
écornés de chagrin, boiteux, têtes nues,
écorchés, radieux d'un matin,
grelottants insoumis et brûlants d'automnes en regain
n'est- ce que cela ,
c'est cela
qui nous tient,
du début,
sans raison à la toute fin des grappes de soleil,
n'est ce que l'amour qui vint
que feras tu,
que feras tu chère Violette,
n'est-ce que cela
il est là
qui fit frémir ta tête grain de raisin
et pleurer un radieux vertige,nuées d'un matin
n'est-ce que cela
qui nous mit la foulée légère
et nous fit bouleverser, tremblants,
renverser les champs immenses de la terre,
là devant
l'odeur de la pluie jouant dans la lumière
le ciel pour ombrelle
vin frais de nectar
l'onde dans l'oeil, un trait de sourcil à l'arbre
la mer ,
la nuit la terre est noire,
la mer jamais ne se tait
samedi 14 janvier 2012
jeudi 12 janvier 2012
Avez-vous une boîte où vous gardez précieusement vos papiers?
non , aucune ,
avez-vous l'intention , des intentions,
non plus,
il y a longtemps que je n'y pense plus ,
mon attention est de toute patience
de tout émerveillement
dans la brume et dans le temps des impatiences
tout a chanté sans voix sans bouche et sans costume,
je suis arrivée là,
avec ces gens qui me connaissent et ne me connaissent pas,
je vois assez et tout est bon , un pays de mer,
pour le peu que j'ai cru un temps m'appartenir
cela fut tu
non , aucune ,
avez-vous l'intention , des intentions,
non plus,
il y a longtemps que je n'y pense plus ,
mon attention est de toute patience
de tout émerveillement
dans la brume et dans le temps des impatiences
tout a chanté sans voix sans bouche et sans costume,
je suis arrivée là,
avec ces gens qui me connaissent et ne me connaissent pas,
je vois assez et tout est bon , un pays de mer,
pour le peu que j'ai cru un temps m'appartenir
cela fut tu
dimanche 8 janvier 2012
lundi 2 janvier 2012
A mon grand regret ,
j'ai la douleur de vous faire part de la captation prochaine du marsupilami et de son relooking king king , assassiné par christian clavier , annonce sérieuse faite au poste tsf france inter , un de ces matins derniers .
D'omnivore il va passer de marsupilami à marsipula ouille, dommage , on commençait à bien s'amuser .
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| en deuil |
dimanche 1 janvier 2012
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