Je porte une empreinte
énoncer la première parole la première note
revient à énoncer aussi la dernière,
une boucle finie dans l'infini ,
désormais seule ma chambre est close .
Je regarde à la fois vers mes deux extrémités, au temps suspendu et chaque instant du temps s'écoule cependant, de la musique pour les chats , chaque couleur en toute , à l'étrave et à la poupe , un chant d'océan, une goutte.
Tiens il pleut
Tiens il pleut
samedi 7 mai 2011
mercredi 27 avril 2011
samedi 23 avril 2011
jour de marché
Le train,
la nuit remue ,
des jambes et des mains qui se cherchent entre les cages bondées de poules jetées pêle mêle à même le sol,
des sueurs d'ail et d'aigres,
le train pachyderme , grands flancs de ferraille tremblent et s'arrêtent ,
sur la banquette
un vieil homme ouvre la bouche et taquine sa dernière ratiche,
il la fait tourner avec son doigt , prête à tomber,
dehors rase campagne , le train est immobile ,
il se rendort à moitié
tête en arrière, le cou confit hérissé de quelques touffes de gris
et reprend le branle du chicot avec la langue qui agace,
branle dont la conviction est faite ,
le train recule , des à coups de muscles rouages tressaillent ,
l'arrière train ouvre ses mâchoires
l'homme tombe la tête entre ses genoux,
il s'est mis au pas, la tête entre ses genoux , il pleure ,
il est tranquille c'est jour de marché , un poulet d'époque , bercé par l'époque,
il se vendra à prix d'époque , tout petit qu'il dira,
c'est jour de marché.
la nuit remue ,
des jambes et des mains qui se cherchent entre les cages bondées de poules jetées pêle mêle à même le sol,
des sueurs d'ail et d'aigres,
le train pachyderme , grands flancs de ferraille tremblent et s'arrêtent ,
sur la banquette
un vieil homme ouvre la bouche et taquine sa dernière ratiche,
il la fait tourner avec son doigt , prête à tomber,
dehors rase campagne , le train est immobile ,
il se rendort à moitié
tête en arrière, le cou confit hérissé de quelques touffes de gris
et reprend le branle du chicot avec la langue qui agace,
branle dont la conviction est faite ,
le train recule , des à coups de muscles rouages tressaillent ,
l'arrière train ouvre ses mâchoires
l'homme tombe la tête entre ses genoux,
il s'est mis au pas, la tête entre ses genoux , il pleure ,
il est tranquille c'est jour de marché , un poulet d'époque , bercé par l'époque,
il se vendra à prix d'époque , tout petit qu'il dira,
c'est jour de marché.
vendredi 22 avril 2011
dimanche 17 avril 2011
samedi 16 avril 2011
jeudi 14 avril 2011
dimanche 10 avril 2011
La nuit monte ses chaloupes au coeur
ses opales moires dans une veine de liane au ciel,
la pluie anse de pont vert les sons des fougères, des forêts,
des mousses, les premières voix sur les rivières oblongues,
caravane de dunes monte les sables noyés d' étoiles
aux yeux des enfants blonds et pâles,
la pénombre est douce et les oiseaux s'ouvrent rosaces
têtes penchées de leur sommeil sur la rive
glisse la goutte sur leurs plumes sous le vent clair de cristal
le monde chante son premier et dernier voyage,
des sérails de méduses, des roulements sauvages d'écluses,
entre ciel et terre
entre paupières et cernes , grand charroi d'ébène
les carillons ovales ivoire épellent les songes les réveils
des voûtes d'eau vive brassent des lueurs passagères
sur les nuages nomades
une ombre de fleur à la gorge rouge
outre goutte outre temps
l'océan
ses opales moires dans une veine de liane au ciel,
la pluie anse de pont vert les sons des fougères, des forêts,
des mousses, les premières voix sur les rivières oblongues,
caravane de dunes monte les sables noyés d' étoiles
aux yeux des enfants blonds et pâles,
la pénombre est douce et les oiseaux s'ouvrent rosaces
têtes penchées de leur sommeil sur la rive
glisse la goutte sur leurs plumes sous le vent clair de cristal
le monde chante son premier et dernier voyage,
des sérails de méduses, des roulements sauvages d'écluses,
entre ciel et terre
entre paupières et cernes , grand charroi d'ébène
les carillons ovales ivoire épellent les songes les réveils
des voûtes d'eau vive brassent des lueurs passagères
sur les nuages nomades
une ombre de fleur à la gorge rouge
outre goutte outre temps
l'océan
samedi 9 avril 2011
Cataclysme, lettre pour Palerme
Samedi 9 Avril dans la soirée,
Cher franchesco,
Le ciel brumes rosées frôle l'océan
les plumiers sous les nichées d'arbres
ventres au chaud sous la gangue de fraîcheur
nuitée opale
certains oiseaux appellent le silence
sous les ombrages les trous d'eaux fougères palpitent
roses aux lianes ouvrent l'aube au duvet du soleil
un mal fou d'enfance où les couleurs irrépressibles sourdent
les cailloux dans la gorge chantent le ruisseau
le marais goutte
un oiseaux
un soleil
Je ne suis qu'une goutte provisoire
morte depuis quelques siècles
imprécise
floue
maladroite
vivant au nordet
quelques peines à appréhender les évènements et les cours magistrales
quelques peines à me représenter le monde tel que l'on veut bien me le dire
Franchesco nous parlons la nuit de milles choses,
à peine échangé quelques phrases ,
de l'aube et du crépuscule ,
de la mer du soleil et des roses ,
nous nous endormons dans les bras de l'une et de l'autre
que la poésie réveille
que notre sang la roule
calme des jardins d'océan et de pluie vermeille
au delà de l'heure de minuit
au delà du bien et du mal
la révélation de l'amour est un cataclysme
dans l'infiniment grand et l'infiniment petit ,
tout ce qui se lève en nous, nous nous y attardons où il y a encore des jours et des nuits ,
ne nous occupons que de cela ,
la brise éveille les arbres
la pluie sur l'été traversé
les yeux sauvages et doux , des feux d'eaux ,
un peu tristes , une coupe de vin fort ,
une trêve , une halte brève,
une nichée de roses sur la houle du ciel
Cher franchesco,
Le ciel brumes rosées frôle l'océan
les plumiers sous les nichées d'arbres
ventres au chaud sous la gangue de fraîcheur
nuitée opale
certains oiseaux appellent le silence
sous les ombrages les trous d'eaux fougères palpitent
roses aux lianes ouvrent l'aube au duvet du soleil
un mal fou d'enfance où les couleurs irrépressibles sourdent
les cailloux dans la gorge chantent le ruisseau
le marais goutte
un oiseaux
un soleil
Je ne suis qu'une goutte provisoire
morte depuis quelques siècles
imprécise
floue
maladroite
vivant au nordet
quelques peines à appréhender les évènements et les cours magistrales
quelques peines à me représenter le monde tel que l'on veut bien me le dire
Franchesco nous parlons la nuit de milles choses,
à peine échangé quelques phrases ,
de l'aube et du crépuscule ,
de la mer du soleil et des roses ,
nous nous endormons dans les bras de l'une et de l'autre
que la poésie réveille
que notre sang la roule
calme des jardins d'océan et de pluie vermeille
au delà de l'heure de minuit
au delà du bien et du mal
la révélation de l'amour est un cataclysme
dans l'infiniment grand et l'infiniment petit ,
tout ce qui se lève en nous, nous nous y attardons où il y a encore des jours et des nuits ,
ne nous occupons que de cela ,
la brise éveille les arbres
la pluie sur l'été traversé
les yeux sauvages et doux , des feux d'eaux ,
un peu tristes , une coupe de vin fort ,
une trêve , une halte brève,
une nichée de roses sur la houle du ciel
vendredi 8 avril 2011
mercredi 6 avril 2011
Il y a des jours où les phrases ,
oreilles dans ma tête
oreilles sur mes joues
silence des arbres que le soleil caresse
un néant qui tourne retourne dans ma tête
qui tourne et retourne , un gant de velours et de fer,
des jupes dont le cercle me transperce,
des têtes molles flasques coulent , coagulent sur de grandes places mortes
ces comptes, ces chiffres , ces a^^mes
ces familles d'ânes intellectuels.
Ce ruisseau sans cesse douces pluies
ce rien sans cesse , ce corps sans cesse , ce géant , ce brin d'herbe,
la mouche que j'écrase sur la vitre , moi encore,
une vitrine , un chapeau
des mariages indécents , des merveilles , des foutoirs, des bordels,
les mains parlent et le goût des oiseaux aux déchirures
oreilles dans ma tête
oreilles sur mes joues
silence des arbres que le soleil caresse
un néant qui tourne retourne dans ma tête
qui tourne et retourne , un gant de velours et de fer,
des jupes dont le cercle me transperce,
des têtes molles flasques coulent , coagulent sur de grandes places mortes
ces comptes, ces chiffres , ces a^^mes
ces familles d'ânes intellectuels.
Ce ruisseau sans cesse douces pluies
ce rien sans cesse , ce corps sans cesse , ce géant , ce brin d'herbe,
la mouche que j'écrase sur la vitre , moi encore,
une vitrine , un chapeau
des mariages indécents , des merveilles , des foutoirs, des bordels,
les mains parlent et le goût des oiseaux aux déchirures
mardi 5 avril 2011
lundi 4 avril 2011
Le saule pleure de chatons mimosas
les jonquilles au pré lèvent la tête à la douce heure qui boit la sieste bleue,
les mousses éponges de verveine blotties sous la ployée de lumière, froncent l'étang ,
ses liqueurs frissonnent d 'alevins , ventrus blancs,
des chants d'herbes appareillent, la carpe à l'oeil de cerceaux d'agate,
des colliers des sautoirs des plongeons , des cordes à sauter ,
petites filles des récréations,
des nattes de jonc,
sur le bord de la rive nous tapons du pied
et les têtards boule d'alphabet nouveaux- nés s'ouvre et se ferme
une fleur d'eau noire pulse et bat à l'impact mat de nos pas
dans la verdeur calme de l'eau,
au loin , la maison perce ses premiers bourgeons sur les murs de rousseur,
son teint de lait , passoire de sons ,
l'épeire a brodé un diadème étiré sur la lucarne du grenier
elle recommencera demain à l'ourlet des rosées du levant,
fine brodeuse sous sa pèlerine de mica
couronne d'arc en ciel
enfants de printemps
les jonquilles au pré lèvent la tête à la douce heure qui boit la sieste bleue,
les mousses éponges de verveine blotties sous la ployée de lumière, froncent l'étang ,
ses liqueurs frissonnent d 'alevins , ventrus blancs,
des chants d'herbes appareillent, la carpe à l'oeil de cerceaux d'agate,
des colliers des sautoirs des plongeons , des cordes à sauter ,
petites filles des récréations,
des nattes de jonc,
sur le bord de la rive nous tapons du pied
et les têtards boule d'alphabet nouveaux- nés s'ouvre et se ferme
une fleur d'eau noire pulse et bat à l'impact mat de nos pas
dans la verdeur calme de l'eau,
au loin , la maison perce ses premiers bourgeons sur les murs de rousseur,
son teint de lait , passoire de sons ,
l'épeire a brodé un diadème étiré sur la lucarne du grenier
elle recommencera demain à l'ourlet des rosées du levant,
fine brodeuse sous sa pèlerine de mica
couronne d'arc en ciel
enfants de printemps
samedi 2 avril 2011
mercredi 30 mars 2011
dimanche 27 mars 2011
Lettre de Palerme
Mercredi 30 Mars , tard dans la soirée ,
J'ai pour mémoire tes deux pôles
ronds des pommes
lourds des poires
Je reverrais les étoiles
un soir où il n'y a pas d'étoiles
Tes yeux nagent dans ma bouche
joues ensoleillées , ma digitale de grenade ,
silence vairon ,
violoncelle déshabillé bu d'alevins gouleyant de treilles
collines calmes tressées aux futaies de tes cheveux
diaphragme vert du printemps
doux charnages morillons
voyelles des feuillées de sons
une aubade soulevée par l'épaule du vent
gorgée claire espaliers de bisets
palmes d'îles améthystes orientales
aux frais ventres envolés
Entre l'infiniment grand et l'infiniment petit
tes deux mappemondes
terrasses de soleil et de pluie
au bord de l'océan
sur un fil j'ai trouvé mon équilibre
F
J'ai pour mémoire tes deux pôles
ronds des pommes
lourds des poires
Je reverrais les étoiles
un soir où il n'y a pas d'étoiles
Tes yeux nagent dans ma bouche
joues ensoleillées , ma digitale de grenade ,
silence vairon ,
violoncelle déshabillé bu d'alevins gouleyant de treilles
collines calmes tressées aux futaies de tes cheveux
diaphragme vert du printemps
doux charnages morillons
voyelles des feuillées de sons
une aubade soulevée par l'épaule du vent
gorgée claire espaliers de bisets
palmes d'îles améthystes orientales
aux frais ventres envolés
Entre l'infiniment grand et l'infiniment petit
tes deux mappemondes
terrasses de soleil et de pluie
au bord de l'océan
sur un fil j'ai trouvé mon équilibre
F
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