Je veux tes bottes me dit l'inconnu ,
je ne les ai plus
un chien les a dévoré ,
je veux tes pieds alors ,
je ne les ai plus
ils sont partis dans le ventre du chien ,
je veux ce chien ,
le chien est mort de peur
terrorisé par un chat immortel ,
donne-moi ce chat ,
ce chat est mort je l'ai tué.
Que fais -tu ici à cette nuit si profonde au bord de l'eau ,
une fourmi noire
sous un caillou noir
à la nuit noire,
j'aime le cheveu au mitan de la spire de l'eau ,
fin un passage libre
le pavillon de l'oreille de la rose,
un château dont personne ne voit plus la moindre tour,
Tiens il pleut
Tiens il pleut
dimanche 5 décembre 2010
samedi 4 décembre 2010
vendredi 3 décembre 2010
Chère Louise,
Un vide où je plonge étrangère
un pressentiment où je connaîtrais sans connaître
c'est étrange éclair qui me bascule
il me semble être à l'envers
et pourtant à l'endroit,
ce lieu d'éclair sans paroles et sans mots
sans ombre et sans lumière
une pleine d'âme et de chair
connaître sans se connaître
ce que je n'attends pas .
ce que d'autres me disent sur l'amour
j'écoute mais n'entends pas
leurs bouches se déforment
je me suis séparée et n'en souffre pas.
Rien absolument rien que cela.
Lorsque nous apercevons une étoile filante
n'a-t - elle pas filé depuis si longtemps
des brisées d'un temps d'ailleurs
une trace qui nous laisse à ce temps mort.
Envahissement à la nuit calme de l'improbable baiser
et pourquoi et sur qui ma tête se penche dévoilant sa nuque ,
une vie avancée .
Un vide où je plonge étrangère
un pressentiment où je connaîtrais sans connaître
c'est étrange éclair qui me bascule
il me semble être à l'envers
et pourtant à l'endroit,
ce lieu d'éclair sans paroles et sans mots
sans ombre et sans lumière
une pleine d'âme et de chair
connaître sans se connaître
ce que je n'attends pas .
ce que d'autres me disent sur l'amour
j'écoute mais n'entends pas
leurs bouches se déforment
je me suis séparée et n'en souffre pas.
Rien absolument rien que cela.
Lorsque nous apercevons une étoile filante
n'a-t - elle pas filé depuis si longtemps
des brisées d'un temps d'ailleurs
une trace qui nous laisse à ce temps mort.
Envahissement à la nuit calme de l'improbable baiser
et pourquoi et sur qui ma tête se penche dévoilant sa nuque ,
une vie avancée .
lundi 29 novembre 2010
samedi 27 novembre 2010
Chère Louise.
Je ne possède pas cette volonté farouche de tout expliquer , de réduire le corps du langage et de l'amour à une étude scientifique , intellectuelle, théorique , politique , tic tic, mâchoire posée sur table encerclée de bistouris, de roulettes, de tubes d'aspiration de la salive.
Je ne possède rien , je suis venue à toi , me suis laissée envahir , il n'est question ni de regrets, ni d'explication d' expédition punitive ,ni de scrupules, ni de frustration, ni d'intelligence ,il est question du corps du langage dont je suis devenue l'esclave.
La poussière n'est rien, juste l'idée que l'on se fait sur un passé et un avenir , dont finalement je n'ai rien à faire, rien à faire de l'époque, rien à faire des dérangements intestinaux, rien à faire de la libération , rien à faire avec les fouets, les chiens , les chats, les os, panneaux publicitaires, et toute autre considération objective, post, pré , horaire de trains, exactitude, fruits dans le panier ou pas, Louise tu débordes de ce cadre trop petit, les fleurs débordent du cadre , le vase le peintre qui l'encercle.
La poésie déborde et encercle , je te chéris Louise et je t'envahis , ce point d'arrivée où le langage trouve son corps.
Aucune réponse n'est exacte , je ne suis pas exacte , tracer le cercle de l'envahissement retirer tous ces mots et les laisser venir, ne tracer rien et la musique arrive, sur ses deux jambes , et quand cela tourne dans ma tête, je danse.
Émerveillement de la première aube , du premier crépuscule , la mort tenue par la main , les portes qui claquent dans le couloir.
Il n'y a pas de décor pour cela, pas de photo , que la mémoire et l'amour , et la mémoire n'a pas de scrupules.
Là cette folie qui mène en prison sans barreaux, ces tendres oisivetés dont aucun dividende ne sonne en cahier.
Lâcher la barre de votre porte-documents, car j'ai mauvais caractère.
Je ne possède rien , je suis venue à toi , me suis laissée envahir , il n'est question ni de regrets, ni d'explication d' expédition punitive ,ni de scrupules, ni de frustration, ni d'intelligence ,il est question du corps du langage dont je suis devenue l'esclave.
La poussière n'est rien, juste l'idée que l'on se fait sur un passé et un avenir , dont finalement je n'ai rien à faire, rien à faire de l'époque, rien à faire des dérangements intestinaux, rien à faire de la libération , rien à faire avec les fouets, les chiens , les chats, les os, panneaux publicitaires, et toute autre considération objective, post, pré , horaire de trains, exactitude, fruits dans le panier ou pas, Louise tu débordes de ce cadre trop petit, les fleurs débordent du cadre , le vase le peintre qui l'encercle.
La poésie déborde et encercle , je te chéris Louise et je t'envahis , ce point d'arrivée où le langage trouve son corps.
Aucune réponse n'est exacte , je ne suis pas exacte , tracer le cercle de l'envahissement retirer tous ces mots et les laisser venir, ne tracer rien et la musique arrive, sur ses deux jambes , et quand cela tourne dans ma tête, je danse.
Émerveillement de la première aube , du premier crépuscule , la mort tenue par la main , les portes qui claquent dans le couloir.
Il n'y a pas de décor pour cela, pas de photo , que la mémoire et l'amour , et la mémoire n'a pas de scrupules.
Là cette folie qui mène en prison sans barreaux, ces tendres oisivetés dont aucun dividende ne sonne en cahier.
Lâcher la barre de votre porte-documents, car j'ai mauvais caractère.
vendredi 26 novembre 2010
Bons baisers de Berline en voyage.
Au mois de novembre 2010, un préfet de police , porte-documents en mains , prit une mesure des plus insolites.
Il avait remarqué que de plus en plus les promeneurs s'embrassaient goulûment et longuement sur les trottoirs de sa belle capitale.
Or , deux promeneurs qui s'arrêtent pour s'embrasser occasionnent des " embouteillages " de piétons , et cela ralentit le déplacement de ceux qui sont pressés ou qui n'ont personne à embrasser.
Afin de remédier à cette grave entrave à la liberté de se hâter en ville, le préfet ordonne à ses agents de sévir en utilisant un chronomètre.
Si l'embrassade s'éternisait, ils avaient le devoir de verbaliser les contrevenants.
Il est cocasse d'imaginer la scène; le pandore , son chrono à la main, un oeil sur l'aiguille et l'autre dans l 'oeil de ses futurs victimes , prêt à intervenir pour mettre un terme à ces comportements délictueux.
Ce qui est dommage , c'est que nous ne savons pas de combien de temps les baisers disposaient avant de se faire coller un papillon.
Le 26 du même mois fut décrété , prosaïquement , " Deuxième journée d'industrialisation " .
Feu patate , c'est ainsi le phrasé des casernes aux abois.
L'ombre de plomb du jugement , l'ombre lourde dressée sur tout ce qui vit.
jeudi 25 novembre 2010
Soir de neige.
Bourrasques
un saule qui perd ses plumes de canard
sur le trottoir valsent les nez dans les écharpes
nos mains se tiennent aux feux des âtres
la neige qui se met à pleurer et à rire
sans penser sans mourir ni courir
l'hiver le temps passe
escarpins vernis noirs
costumes de bains des oiseaux
bergamasques
coeurs de grenache
doigts de mélisse dans les laines de mousse du soir
vins doux au tourbillon des masques ,
en nous approchant un peu plus
nous pourrions voir les traces du bonheur dans le trait de couleur,
un passage dans la bourrasque.
.
un saule qui perd ses plumes de canard
sur le trottoir valsent les nez dans les écharpes
nos mains se tiennent aux feux des âtres
la neige qui se met à pleurer et à rire
sans penser sans mourir ni courir
l'hiver le temps passe
escarpins vernis noirs
costumes de bains des oiseaux
bergamasques
coeurs de grenache
doigts de mélisse dans les laines de mousse du soir
vins doux au tourbillon des masques ,
en nous approchant un peu plus
nous pourrions voir les traces du bonheur dans le trait de couleur,
un passage dans la bourrasque.
.
mardi 23 novembre 2010
Aucun cri
un sifflement de plume
une chaussure
un corbeau
un orange de la mer
un point de lune
un point de fenêtre
un point d'angle
une rue chargée de pas soleils noirs
écume de lave
un profond oubli
profonde mémoire
suis-je venue ici
les détails immenses se réverbèrent dans l'oeil du cheval frémissant de douleur.
un sifflement de plume
une chaussure
un corbeau
un orange de la mer
un point de lune
un point de fenêtre
un point d'angle
une rue chargée de pas soleils noirs
écume de lave
un profond oubli
profonde mémoire
suis-je venue ici
les détails immenses se réverbèrent dans l'oeil du cheval frémissant de douleur.
lundi 22 novembre 2010
Par la fenêtre , je vois des choses si belles,
les yeux mangent la figure.
Tes yeux de loup gris aux nuages d'or.
Dehors la forêt de glace brisée d'opaline aux étriers
j'ignore pourquoi ni comment
de ces rencontres qui s'abattent
une immensité de ciel dans un grand champ
les yeux qui mangent la figure
les nuages qui pâturent au soleil
ce silence qui monte aux arbres la bouche bleue.
les yeux mangent la figure.
Tes yeux de loup gris aux nuages d'or.
Dehors la forêt de glace brisée d'opaline aux étriers
j'ignore pourquoi ni comment
de ces rencontres qui s'abattent
une immensité de ciel dans un grand champ
les yeux qui mangent la figure
les nuages qui pâturent au soleil
ce silence qui monte aux arbres la bouche bleue.
samedi 20 novembre 2010
je suis toujours surprise par la nuit
je ne l'attends pas et elle arrive
surgie comme un adieu
un oripeau de jours à la barre à mine
un oripeau soulevé avec grâce et candeur
un adieu magnifique qui bégaie ses premiers mots d'amour
un coucher qui tombe avec le soleil
un lever vers ces paroles surgies de la nuit.
je ne l'attends pas et elle arrive
surgie comme un adieu
un oripeau de jours à la barre à mine
un oripeau soulevé avec grâce et candeur
un adieu magnifique qui bégaie ses premiers mots d'amour
un coucher qui tombe avec le soleil
un lever vers ces paroles surgies de la nuit.
vendredi 19 novembre 2010
La valse
Et vous
qu'est-ce que vous diriez si de vampire vous étiez traité ?
Je ne traite pas
Je ne dis rien
Je traite le sujet
je me mets en mouvement
je vous invite à valser
j'ouvre la bouche
et vous plante les deux canines dans le cou.
Commence par la mort
finis par un baiser.
Trois petits tours et puis s'en vont.
qu'est-ce que vous diriez si de vampire vous étiez traité ?
Je ne traite pas
Je ne dis rien
Je traite le sujet
je me mets en mouvement
je vous invite à valser
j'ouvre la bouche
et vous plante les deux canines dans le cou.
Commence par la mort
finis par un baiser.
Trois petits tours et puis s'en vont.
mercredi 17 novembre 2010
Corps délicat
ma terre la terre
une ligne d'abstraction
sous la neige
un méplat d'horizon
calme orage de flocons,
plus haut
le passage du visage impassible tourné sur le secret.
Une douce blessure de pluie,
le pilon broie les pierres
les robes respirent dans un silence de mains,
le pilon écrase les grains
le canal sent la marne foncée d'émeraude,
coeur de pierre,
les serpentines nagent au soir d'une barque
une lanterne oscille fumant doucement l'ocre
toque aux quais portes et diagonales noires
Et les villes passent dans le sillage étain du fleuve
pont de turban
fléau de blés sous les arbres
essaims parmi les carrares
calicot nacarat sur les lèvres
faïences de teint pâle
sabots de barque au pavé biset bleu
ovale tourné au souffle
pleur à l'oreille.
ma terre la terre
une ligne d'abstraction
sous la neige
un méplat d'horizon
calme orage de flocons,
plus haut
le passage du visage impassible tourné sur le secret.
Une douce blessure de pluie,
le pilon broie les pierres
les robes respirent dans un silence de mains,
le pilon écrase les grains
le canal sent la marne foncée d'émeraude,
coeur de pierre,
les serpentines nagent au soir d'une barque
une lanterne oscille fumant doucement l'ocre
toque aux quais portes et diagonales noires
Et les villes passent dans le sillage étain du fleuve
pont de turban
fléau de blés sous les arbres
essaims parmi les carrares
calicot nacarat sur les lèvres
faïences de teint pâle
sabots de barque au pavé biset bleu
ovale tourné au souffle
pleur à l'oreille.
mardi 16 novembre 2010
Violoncelle,
Archet, toron de cheveux dénoués de sueurs étoilées
frotte l'érable le buis l'ébène
hélices de bois roux
barque à tête de serpent
trous d'or et d'acajou
fuseau horaire
cello d'araire.
Chair de poire
eau du verger
ventre chaud de lézard
pieds tisons piqués en terre
bosquets d'yeuses où niche le petit cheval
octant aux heures inégales,
horlorangeries l'autre hiver , vin de Nordais .
Des façons barbares
aux écumes des navires
brûlent les champs boréales,
veilloir d'étoupes de briquet
brûlot de bois îles blanches feuilles de pluie
l'autre hiver ,corail astrolabe, fleur de Nordais,
chambre d'ombre où s'épellent les pivoines.
frotte l'érable le buis l'ébène
hélices de bois roux
barque à tête de serpent
trous d'or et d'acajou
fuseau horaire
cello d'araire.
Chair de poire
eau du verger
ventre chaud de lézard
pieds tisons piqués en terre
bosquets d'yeuses où niche le petit cheval
octant aux heures inégales,
horlorangeries l'autre hiver , vin de Nordais .
Des façons barbares
aux écumes des navires
brûlent les champs boréales,
veilloir d'étoupes de briquet
brûlot de bois îles blanches feuilles de pluie
l'autre hiver ,corail astrolabe, fleur de Nordais,
chambre d'ombre où s'épellent les pivoines.
dimanche 14 novembre 2010
La fugue.
Quand le gun est posé sur la table
je prends le manche de la guitare
je libère le percuteur
il fait froid à pierre fendre
et le chien l'os dans la gueule
la maison est à vendre.
Emportez tout n'emportez rien,
et ne fermez la gueule à personne.
Entendre ce qu'on n'entend pas autre chose, autre temps.
whap whap digue lou whap whap
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