Tiens il pleut
Tiens il pleut
dimanche 8 juillet 2012
dimanche 1 juillet 2012
samedi 30 juin 2012
mardi 26 juin 2012
mercredi 20 juin 2012
Il n'y a plus d'heure la nuit
les heures ne comptent pas
sans le savoir nous avons traversé tout Paris
rue après rue quai après quai
place après place
l'air est humide des corps de fougères sur la Seine
la rue sent l'odeur du col de ta chemise
un goût de toile écrue dans ma bouche
nous disons oui aux fantômes rencontrés
ils nous suivent et nous les suivons
nous faisons connaissance
reconnaître celui et celle qui surgit
sous le halo d'une lampe
un bureau maritime
une place d'écriture
souvent j'étais là sans être là
et mon coeur plongeant dans la vacance
dans la nuque quelque chose d'un crayon
les heures ne comptent pas
sans le savoir nous avons traversé tout Paris
rue après rue quai après quai
place après place
l'air est humide des corps de fougères sur la Seine
la rue sent l'odeur du col de ta chemise
un goût de toile écrue dans ma bouche
nous disons oui aux fantômes rencontrés
ils nous suivent et nous les suivons
nous faisons connaissance
reconnaître celui et celle qui surgit
sous le halo d'une lampe
un bureau maritime
une place d'écriture
souvent j'étais là sans être là
et mon coeur plongeant dans la vacance
dans la nuque quelque chose d'un crayon
lundi 18 juin 2012
Reine -marguerite
Les constellations traversent la mer
chariot au gué de la nuit
bateau dans les feuillages du ciel
gorges de rousserolles fredonnent
l'aube des bois à son écorce bleuit l'effarvatte
l'eau tisse et s'enflamme pieds d'oiseaux de soleil rouge
moineau orphelin lune bleue des toits
sabir enfantin bec à la branche nue , nuitée d'oeil ,
pêche au cerf volant , bouquets d'orphie,
corne d'émeraude ,
les étoiles nous regardent rêver
l'eau brode sur les ventres des rives d'aster
l'eau file
langue jaune marguerite ricoche sur les cailloux du ruisseau
reine blanche des sentes
chariot au gué de la nuit
bateau dans les feuillages du ciel
gorges de rousserolles fredonnent
l'aube des bois à son écorce bleuit l'effarvatte
l'eau tisse et s'enflamme pieds d'oiseaux de soleil rouge
moineau orphelin lune bleue des toits
sabir enfantin bec à la branche nue , nuitée d'oeil ,
pêche au cerf volant , bouquets d'orphie,
corne d'émeraude ,
les étoiles nous regardent rêver
l'eau brode sur les ventres des rives d'aster
l'eau file
langue jaune marguerite ricoche sur les cailloux du ruisseau
reine blanche des sentes
dimanche 17 juin 2012
samedi 16 juin 2012
soir d'été
Nous ne savions pas encore
sous les étoiles chaudes de l'été
nous ne savions pas encore
ces mots de mousse fragiles murmurés
nous ne savions pas encore
sur cet îlot d'éternité
des cœurs immobiles et trébuchants
que tout allait se glacer
jusqu'à l'aube indélébile
que même la mort sur nos lèvres closes
et dans nos corps souriaient des dentelles
nous ne savions pas encore
sous la parole des tilleuls ,
ce frais parfum d'étole petites dents de feuilles
ce doux chant de nos corps
ces nuits où nous marchons parlant le cœur imaginé
nous nous inventons les mots secrets de la rencontre
nous nous buvons des yeux créant nos bouches
nos mains que nous n'osions toucher
sur cet îlot d'éternité les chairs bouleversantes ,
les mots enchantés
sous les étoiles chaudes de l'été
nous ne savions pas encore
ces mots de mousse fragiles murmurés
nous ne savions pas encore
sur cet îlot d'éternité
des cœurs immobiles et trébuchants
que tout allait se glacer
jusqu'à l'aube indélébile
que même la mort sur nos lèvres closes
et dans nos corps souriaient des dentelles
nous ne savions pas encore
sous la parole des tilleuls ,
ce frais parfum d'étole petites dents de feuilles
ce doux chant de nos corps
ces nuits où nous marchons parlant le cœur imaginé
nous nous inventons les mots secrets de la rencontre
nous nous buvons des yeux créant nos bouches
nos mains que nous n'osions toucher
sur cet îlot d'éternité les chairs bouleversantes ,
les mots enchantés
Je suis née un soir d'orage
mais je ne peux pas leur en vouloir
ils pensent tellement depuis si longtemps
le muguet flétri sur le balcon
un coup de vent blanc
la fenêtre fente se fissure se déchire
un grondement encaissé
les éclairs se cabrent sur le flot des bouches d'encre
une rafale de martelets artifice les halliers d'étoiles
sur la ligne noire du grain
les doigts du vent roulent les toupies d'arc-en-ciel
les nuages tournent enflent se percutent et percent,
les premières gouttes rosaces de lac clair
l'orage avait couvé tout l'après- midi
j'ai rentré la chaise
le livre est tombé
Nouche est revenue trempée
le bouquet de pissenlits baisse la tête sur la table rouge
je l'avais peinte et je ne sais plus pourquoi
lundi 4 juin 2012
Instant
Je suis l'eau
et je prends tes yeux je les enlève
du fond de la rivière
sur une pierre
Je suis le burin
et je taille tes peines
à petits coups ciseaux patients
sur le dos de tes mains
Je suis l'herbe
et je mêle ton chant
ondulant à mon galop courbe
à travers la plaine, âmes hanches d' étamines
Je suis le temps
qui frappe ta poitrine
étrange instant des réveils
où le mur tremble
où les objets s'animent de lumière
où le chat sorgue assis sur le toit
de borgnon qu'il est, étire deux paupières, liquides pers
et conciliabule avec la cité au soleil, des géants allongés là,
mains de glaise et de feuilles où chantent les lierres,
mystérieux instant où le point s'ouvre
et délie le soleil et la lune en ficelles nègres
peignes d'ivoire aux gibernes de clavecin
beauté et effroi des réveils où je me ploie sur ces cordes de vie,
la Seine une empoignade de tourbe, le pont a bougé ,
les cygnes nagent tout autour de nos chevilles
l'océan qui baigne ma tête de rouges et de vertes îles amarantes
Et l'automne qui vient
je le touche de ma main
son flanc pluies rousses d'absence
pente ronde regard d'eau tourbillon calme
le lit des yeux verts où boivent et vivent les jours perdus
où la nuit s'étend sur la ligne de grains de lune
colline blanche chauve marbre de corps
deux bras surgissent et gravent ton visage
dimanche 3 juin 2012
mardi 29 mai 2012
Cette journée
Cette étrange
obstination ,
un paysage où chaque note a son importance
chaque note dans le paysage
chaque paysage dans la note,
ils se ravissent l'un l'autre
la qualité du silence ,
voir et entendre
regarder
perdre
le violoncelle me ramène au piano et le piano me ramène au violoncelle
au loin un chien à la barrière aboie,
les frelons frisent les tuiles de la maison
solitaire je me jette à la route
solitaire le long du fossé
je jette les violettes carnassier froissé
sous les chemises de famine
je jette les ombres aux lumières d'essaim
les lumières aux ombres gibecières
je jette les violettes au fossé ,
le ciel un carné d'ailes labiles, ruisselant c'est l'aube
les larmes coulent émue d'une mer étale
des grosses larmes écrasées comme des mouches sur le visage
des traces de doigts d'enfant ,
un sifflement bref une griffe d'hirondelle précipitée de blanc et de noir,
le présent est en fuite , temps hémophile ,
les combles , tabatière bée entre deux chevrons
je contemple avec ravissement les contours du fleuve
l'horizon tranche sa grenade d'explosion muette nouée ,
détachés les premiers rubans aorte moire mûrie au levant éclairent sa mue ondoyante,
anguille bleutée, grand fanal de proue ,
éprouver l'aube dans les rues vides de Paris
le parfum des peaux de couleurs la bonté du matin
noctambule matinal
un pigeon débonnaire se dandine sur les pavés de la marée du marché aux fleurs,
son pouls rapide ses yeux de boutons vifs , son odeur de pavé de rue , de fer et d'ardoise humide ,
ses ailes sèches , pennes dures , messagères rosaces dépliées et toit pentu ,
au loin l'océan chante
les vagues vont en avalanches
rouleaux de pervenche à ne plus savoir où est l'océan où est le ciel
puisqu'ils sont là le swing sur la main ,
la Seine baigne les quais dans son haleine pommelée de nuées,
bouche d'amande veines de lichens ,
violine extravagante ,
un visage mille visages
un bouton de rose sur un jardin sans rien
les promeneurs écrivent les lettres d'avant -midi ,
une apparition d'épaules de visage idylle fugace ,
discrète page musarde sur les murs
lumière propice souple soyeuse des fins d'après-midi d'été ,
le soleil est fluide les rais de brise caressent les pierres , des amis ,
le tremblement des jours et des mains froides
dans les claquement des talons du vent ,
les silhouettes des riverains découpées par la nuit montée sur le pont
les statues les arbres aux ciseaux d'argent ,
les dents de l'horloge , petite barbe pointue , obèse clocheton d'anges plâtreux,
un moineau gris picore les miettes sous la table d'une terrasse,
un lacet défait un homme se baisse sous le porche ,
dans les ruelles les restaurants animés , les portes ouvertes ,
les garçons s'affairent le crayon sur l'oreille,
le brouhaha des cuisines les assiettes à la vapeur brûlante
un hochepot mitonne sa peau cloque le fumet marrons et navets s'échappe ,
gouttes de sueur les cheveux coulent dans le cou , des ruisseaux de peaux,
les passants s'arrêtent froncent le nez , l'un d'eux rit sonore les autres parlent fort,
ils entrent dîner joyeusement ,
un couple marche main dans la main , une boucle de ses cheveux glisse dans son cou ,
elle, l'angle de la rue , lui , ils sont partis,
les portes du silence il n'y en a pas le lassement d'une machine à coudre dans une cour derrière une fenêtre
ce tapement sec distinct d'une machine à écrire , front tendu
petits marteaux de tête de coeur et de doigts , d'allant et de retenue ,
de retenue et de retour , ruban d'encre martelé , note tenue ,
il n'y en a pas
alors cette femme qui coud , ou un homme qui s'affaisse au coin de la rue,
son pas grandit ,
le battement d'une absence ,
le bateau , le mât cordé de faisceaux de pierreries brusques éclairs,
c'est la pleine lune de paille elle se lève se penche et sourit à la mer ,
la pulsation d'étoiles dans le jardin d'ébène
la voie lactée verveuse sur les lucarnes d'ardoise
une averse de lucanes pinceaux noirs pincent les réverbères à la lumière pâle ,
têtes entrouvertes d'une nage de nénuphars
chevaux de bois d'aulne où éclosent les petits mars changeants ,
la fraîcheur de la nuit est douce , un baiser d'eau , des yeux d'herbe rousses
dans la brise forte des feux
cet après midi du mois de mai un ciel intense un croissant de lune à peine dessiné,
des feuillets in - octavo des notes brochées les boucles de la Seine , une journée ,
la plume vient monte pose et dépose
au même temps au même endroit
errante fontaine , errants visages
mémoire , éventail grand ouvert , ingénieux mécanisme d'or ,
mettre à jour , mettre à nuit , flou et entier le battement d 'une absence,
et glisser des halliers d' étoiles
un paysage où chaque note a son importance
chaque note dans le paysage
chaque paysage dans la note,
ils se ravissent l'un l'autre
la qualité du silence ,
voir et entendre
regarder
perdre
le violoncelle me ramène au piano et le piano me ramène au violoncelle
au loin un chien à la barrière aboie,
les frelons frisent les tuiles de la maison
solitaire je me jette à la route
solitaire le long du fossé
je jette les violettes carnassier froissé
sous les chemises de famine
je jette les ombres aux lumières d'essaim
les lumières aux ombres gibecières
je jette les violettes au fossé ,
le ciel un carné d'ailes labiles, ruisselant c'est l'aube
les larmes coulent émue d'une mer étale
des grosses larmes écrasées comme des mouches sur le visage
des traces de doigts d'enfant ,
un sifflement bref une griffe d'hirondelle précipitée de blanc et de noir,
le présent est en fuite , temps hémophile ,
les combles , tabatière bée entre deux chevrons
je contemple avec ravissement les contours du fleuve
l'horizon tranche sa grenade d'explosion muette nouée ,
détachés les premiers rubans aorte moire mûrie au levant éclairent sa mue ondoyante,
anguille bleutée, grand fanal de proue ,
éprouver l'aube dans les rues vides de Paris
le parfum des peaux de couleurs la bonté du matin
noctambule matinal
un pigeon débonnaire se dandine sur les pavés de la marée du marché aux fleurs,
son pouls rapide ses yeux de boutons vifs , son odeur de pavé de rue , de fer et d'ardoise humide ,
ses ailes sèches , pennes dures , messagères rosaces dépliées et toit pentu ,
au loin l'océan chante
les vagues vont en avalanches
rouleaux de pervenche à ne plus savoir où est l'océan où est le ciel
puisqu'ils sont là le swing sur la main ,
la Seine baigne les quais dans son haleine pommelée de nuées,
bouche d'amande veines de lichens ,
violine extravagante ,
un visage mille visages
un bouton de rose sur un jardin sans rien
les promeneurs écrivent les lettres d'avant -midi ,
une apparition d'épaules de visage idylle fugace ,
discrète page musarde sur les murs
lumière propice souple soyeuse des fins d'après-midi d'été ,
le soleil est fluide les rais de brise caressent les pierres , des amis ,
le tremblement des jours et des mains froides
dans les claquement des talons du vent ,
les silhouettes des riverains découpées par la nuit montée sur le pont
les statues les arbres aux ciseaux d'argent ,
les dents de l'horloge , petite barbe pointue , obèse clocheton d'anges plâtreux,
un moineau gris picore les miettes sous la table d'une terrasse,
un lacet défait un homme se baisse sous le porche ,
dans les ruelles les restaurants animés , les portes ouvertes ,
les garçons s'affairent le crayon sur l'oreille,
le brouhaha des cuisines les assiettes à la vapeur brûlante
un hochepot mitonne sa peau cloque le fumet marrons et navets s'échappe ,
gouttes de sueur les cheveux coulent dans le cou , des ruisseaux de peaux,
les passants s'arrêtent froncent le nez , l'un d'eux rit sonore les autres parlent fort,
ils entrent dîner joyeusement ,
un couple marche main dans la main , une boucle de ses cheveux glisse dans son cou ,
elle, l'angle de la rue , lui , ils sont partis,
les portes du silence il n'y en a pas le lassement d'une machine à coudre dans une cour derrière une fenêtre
ce tapement sec distinct d'une machine à écrire , front tendu
petits marteaux de tête de coeur et de doigts , d'allant et de retenue ,
de retenue et de retour , ruban d'encre martelé , note tenue ,
il n'y en a pas
alors cette femme qui coud , ou un homme qui s'affaisse au coin de la rue,
son pas grandit ,
le battement d'une absence ,
le bateau , le mât cordé de faisceaux de pierreries brusques éclairs,
c'est la pleine lune de paille elle se lève se penche et sourit à la mer ,
la pulsation d'étoiles dans le jardin d'ébène
la voie lactée verveuse sur les lucarnes d'ardoise
une averse de lucanes pinceaux noirs pincent les réverbères à la lumière pâle ,
têtes entrouvertes d'une nage de nénuphars
chevaux de bois d'aulne où éclosent les petits mars changeants ,
la fraîcheur de la nuit est douce , un baiser d'eau , des yeux d'herbe rousses
dans la brise forte des feux
cet après midi du mois de mai un ciel intense un croissant de lune à peine dessiné,
des feuillets in - octavo des notes brochées les boucles de la Seine , une journée ,
la plume vient monte pose et dépose
au même temps au même endroit
errante fontaine , errants visages
mémoire , éventail grand ouvert , ingénieux mécanisme d'or ,
mettre à jour , mettre à nuit , flou et entier le battement d 'une absence,
et glisser des halliers d' étoiles
jeudi 17 mai 2012
le ciel impavide
placide herbu de plaine odorante,
vignoble de saphir
bourgeons sauvages zinzoline
l'océan est calme paume,
la plage une futaine lisse lavée roulée par les marées , reposée sous l'été blond,
la trace du pied humectée affleure et disparaît
la falaise chauve tendue sourcil éprouvé de lumière
à son pied un chaos de blocs de craie et de silex
gisants sphinx au talus du sommeil , aux chevilles de l'éveil , l'estrande du rêve,
ergs vert frêle tendres boqueteaux de poissons vif-argent
les galets bercés de lignes de baille quiétude ronde où viennent bruire les futaies du soleil ,
un chemin de brume de nue en nue sur l'horizon désert
mystère qui confond la pensée , revêtu de naturelle simplicité ,
un je ne sais quoi de surnaturel
cette coupe douce qui ne bouge
faite pour durer éternellement
placide herbu de plaine odorante,
vignoble de saphir
bourgeons sauvages zinzoline
l'océan est calme paume,
la plage une futaine lisse lavée roulée par les marées , reposée sous l'été blond,
la trace du pied humectée affleure et disparaît
la falaise chauve tendue sourcil éprouvé de lumière
à son pied un chaos de blocs de craie et de silex
gisants sphinx au talus du sommeil , aux chevilles de l'éveil , l'estrande du rêve,
ergs vert frêle tendres boqueteaux de poissons vif-argent
les galets bercés de lignes de baille quiétude ronde où viennent bruire les futaies du soleil ,
un chemin de brume de nue en nue sur l'horizon désert
mystère qui confond la pensée , revêtu de naturelle simplicité ,
un je ne sais quoi de surnaturel
cette coupe douce qui ne bouge
faite pour durer éternellement
mercredi 16 mai 2012
Le plein calme des blés un chant mélèze de rivière
le délié des plaines les rousseurs dénouées
l' habit bluet des barbeaux farouches
les sillons de châtaignes doigts épais
les lits de roses pâlies sur le jardin marqueterie mordorée
nonchaloir de parfums
le froissé des ponceaux aux yeux épépinés sur les bandeaux d'été
des châles renard sur le phyllade du lavoir
peines émoussées des espaliers de sons
tessitures émouvantes
des étendues de fragrances d'âmes et corps
saison des soleils infusés
je vais à la lucarne d'automne
au parc bleu des rouges enfantins
respirer les cadavres encore frais
des parfums éphémères
le délié des plaines les rousseurs dénouées
l' habit bluet des barbeaux farouches
les sillons de châtaignes doigts épais
les lits de roses pâlies sur le jardin marqueterie mordorée
nonchaloir de parfums
le froissé des ponceaux aux yeux épépinés sur les bandeaux d'été
des châles renard sur le phyllade du lavoir
peines émoussées des espaliers de sons
tessitures émouvantes
des étendues de fragrances d'âmes et corps
saison des soleils infusés
je vais à la lucarne d'automne
au parc bleu des rouges enfantins
respirer les cadavres encore frais
des parfums éphémères
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